Posté par francine75 le mercredi 16 septembre 2009 à 11:18
Réponse à Lucien,
En faisant appel à ma mémoire (dur après près de 60 ans : j'en ai bientôt 64), à part le fait des siestes allongées sous les pins, sur le dos, les bras le long du corps avec un bandeau sur les yeux, (c'était sans doute pour notre bien, puisque nous avions la tuberculose !), et cette affreuse soeur qui en coupant les ongles de pieds coupait aussi un peu de chair, j'ai surtout souvenir de m'être affreusement ennuyée de mes parents et de la cruauté des autres gamines qui battaient, humiliaient (qu'on ne me parle pas de l'innocence des enfants !) et à chaque fois que je recevais un colis, je distribuais les bonbons et gâteaux à mes tortionnaires de l'époque qui me fichaient la paix pendant une heure ou deux (d'ailleurs, comme nous n'avions pas de montre, comment calculait-on l'heure ???). De toute façon, je n'aimais pas les sucreries, donc, ça ne me privait pas, mais j'ai pleuré là-bas toutes les larmes de mon corps et ça m'a marquée. Mais nous étions bien sûr dans la partie réservée aux filles..... C'était, je pense dans les années 1951.... et j'avais alors 5 ans. Donc, bien avant encore tous ceux qui en parlent après. Il y avait une "tante Anna" très douce et très gentille à l'infirmerie. En revanche, je ne me souviens plus du nom des autres soeurs...... J'y ai quand même passé 11 mois.
Je ne sais pas ce qui se passait du côté "garçons"..... Peut-être était-ce moins dur ???? Mais nous étions nombreux à être dans ces établissements et c'était le prix pour notre guérison (les antibiotiques venaient d'être inventés, ne l'oublions pas !!!) et nous leur devons sans doute et à Fontaine Argent et aux antibiotiques le fait d'être toujours là.....
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