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"Ce tourisme de luxe ne profite même pas à l'économie locale et la vie devient de plus en plus difficile pour la population. Créer un syndicat ? La corruption laisse peu de chance à des tentatives de négociations et la pauvreté généralisée confère tous les pouvoirs à l'argent. Constat bien pessimiste !"
Plus de 90% du personnel dans les hotels sont des natifs ou résidents de Nosy Be. Les hotels s'approvisionnent très largement auprès de fournisseurs locaux. L'entretien des hotels est très largement effectué par des entreprises locales.
Les touristes dépensent localement dans les restaurants, boutiques...
Que la vie devienne de plus en plus difficile pour la population, ca c'est vrai. L'inflation est importante, et l'ile a doublé sa population en une dizaine d'année, alors qu'en parallèle, le plus gros employeur de l'île (3000 employés), l'usine à sucre de Dzamandzar a cessé ses activités fin 2005, et qu'aujourd'hui, le second plus gros employeur (les pêcheries de Nosy Be) subit durement la crise et débauche.
Créer un syndicat? Pourquoi pas. Certains secteurs d'activités à Madagascar sont syndiqués (dans la confection en particulier, et l'administration bien sûr). Dans l'hotellerie, c'est moins fréquent. Je ne vois pas ce que la corruption vient faire la-dedans. La plupart des hoteliers sont des vaches à lait pour l'administration locale, et je les vois mal pouvoir empêcher la présence d'un syndicat ouvrier.
Une présence syndicale pourrait améliorer le sort des employés, peut être pas sur le salaire, mais sur le fait d'être déclaré, de bénéficier de cotisations retraite et cnaps, de congés payés, de fiches de paie... Cela serait une belle avancée. Mais cela ne résoudrait en rien le principe de la libre circulation sur la bordure littorale, qui est un problème somme toute assez localisé à des points bien précis.
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