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Je reviens de Pula et j'ai été plutôt déçu par cette ville.
Malgré tous les efforts des animateurs (trices) de l'office de Tourisme, tout reste assez rébarbatif et surtout pas facilité pour le visiteur.
Le musée archéologique, pourtant riche, est d'une tristesse consternante: sur des murs blanchis à la chaux s'étalent des schémas explicatifs ou reproductions commentés en croate et en Italien, parfois en anglais. Les vitrines sont remplis d'objets du quotidien issus de fouilles, en quantités, qualité, diversité impressionnante...Mais pas toujours commentés (pas même en croate).
L'amphithéâtre, grandiose, se visite sans aucun guide (pas même papier). Il existe des billets couplés pour visiter tous les monuments de la ville, mais curieusement, personne ne souhaite en parler. Les habitants comme les commerçants de Pula semblent presque être parfois dérangé par les touristes, la ville est d'ailleurs pratiquement morte à partir du samedi midi jusqu'au lundi, car tous les commerces sont fermés (1 sur 2 dans la partie touristique, soit la ville ancienne).
Cerise sur le gâteau: la visite de l'archipel de Brijuni, situé à quelques km des cotes depuis Pula, ancienne résidence de Tito, est un "parc national protégé" sans grand intérêt et surtout hors de prix.
Si la ville elle-même n'est pas accueillante, toute la côte proche est parsemée de complexes hôteliers, orienté vers le séjour "baignade et farniente", sachant que l'Istrie, région dont Pula est capitale, n'a pas de plage de sable. La côte est donc composée de rocher avec accès bétonné pour baignade, les abords de l'eau étant agréablement ombragés par des pins.
Le patrimoine architectural de Pula vaux le détour, mais la ville ne vaux pas, à mon sens, qu'on y reste.
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