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Les familles pauvres et nombreuses françaises ont longtemps "placé" leurs jeunes filles dans des familles où elles étaient peu rétribuées, certes, mais logées, habillées et nourries, ce qui était (à l'époque) une garantie de confort en contrepartie trop souvent d'une vie peu amène ! Quand elles étaient peu considérées parfois, d'autres, s'intégraient dans la famille jusqu'à la mort, partie prenante de tout évènement, qu'il soit heureux ou malheureux. Faire l'amalgame avec les "nourrices" est une ignorance ! Ces dernières, recherchées pour leurs qualités (physiques et maternelles), garanties de bonne vie et mœurs, généralement fort bien rétribuées, avaient un statut social qu'aucune "petite bonne" ne pouvait revendiquer. Elles avaient généralement leur propre bébé qui devenait ainsi le "frère de lait" de l'enfant nourri, ce qui au fil des ans créait des amitiés solides entre familles. Tout le reste est du pur roman ! et quand bien même quelque anecdote pourrait contredire ces faits, elle ne justifierait pas l'esclavage subsistant, mais au contraire servir de leçon ... pour que cela soit condamnable ... et ne perdure pas ! Car le Maroc n'est pas plus concerné que toute autre destination.
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