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« Antoine et Lolita », cela ne fait-il pas rêver ? Rendez-vous pris, donc, pour être hébergés sur l’Ile de Pâques par « Antoine et Lolita », au nom qui fait rêver. Accueil à l’aéroport : des colliers de fleurs pour les adultes pas pour les enfants « Vous savez, c’est très difficile à trouver » (!).
D’autres clients nous rejoignent ; entassés à deux familles dans le 4x4 d’Antoine, soit huit personnes dont cinq adultes, nous arrivons dans la pension encaissée au fond des champs.
Le jardin vient d’être traité, il y aura donc des blattes qui entreront dans la maison (!).
La belle explication, en fait, le logement, le débarras pourrait-on dire, est infesté de cafards, nous nous battrons avec eux jusqu’à notre départ entre autres larves et insectes divers. « Attention aux sacs qu’ils ne salissent pas par terre » (!). « Attention à la casserole à nouilles, ne pas la rayer » (!). Le troisième jour, la casserole disparaît : l’œil est inquisiteur, du matin jusqu’au soir, dans ce qui est censé être notre gîte… c’en est trop ! Nous partons ! Nous fuyons ! Nous payons ! Pas si simple : l’Antoine, qui n’a d’impérial que le prénom, nous traite de malpolis, la Lolita, qui n’a de Lolita que le surnom, ferme le portail devant la voiture prête à partir et nous hurle ce qu’elle pense : nous avons négocié les prix du séjour, alors : « mendiants », « clochards », « malades » et enfin le fin du fin : « français » !
Le portail se rouvre enfin, nous pouvons partir et trouver en moins d’une heure une belle petite pension avec vue sur la mer, chez un sculpteur sur bois, pour les deux derniers jours qui nous restent. Adieu, « Antoine et Lolita » au nom qui fait rêver…
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