Oui, il vaut mieux éviter. En général, les touristes ne sont pas fouillés sérieusement à l'entrée, (ce n'est pas les livres que les douaniers recherchent) mais si ces bouquins sur la bête noire du régime (car symbole de la légitimité populaire) sont trouvés dans ta chambre d'hôtel ou surtout en possession de Birmans à qui tu pourrais les montrer, ces derniers auraient de gros ennuis et peut-être toi aussi. La Birmanie actuelle est un état de non-droit. Il ne faut pas parler de sujets politiques là-bas mais il y a mille manières efficaces et discrètes de montrer ce qu'on pense et de manifester sa solidarité avec nos hôtes. Le silence est d'or. Savoir aussi que l'Asie n'est pas le pays du discours ("logos"). On peut communiquer très bien autrement que par le verbe ou que par l'écrit.