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Ibn Arabi

Posté par Niccolo le 17 décembre 2008 à 02:06 dans Culture Syrie
Bonjour, existe t-il à Damas le mausolée d'Ibn Arabi, ce grand mystique du XIIIème siècle? Ou autre chose lui étant dédié? Merci. Niccolo
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ibn arabi

Posté par le persan le 14 septembre 2009 à 15:01
j'ai trouvé cela sur internet

" il est possible de visiter les tombes dans la capitale syrienne, sans doute Muhyî l-Dîn Ibn ‘Arabî est-il celui dont le nom vient le plus spo
ntanément à l’esprit (2). Ne serait-ce que parce que, au flanc du Mont Qasyûn, tout un quartier de l’ancien faubourg de Sâlihiyya porte son nom, « Muhyî l-Dîn », et qu’il s’ins
crit donc en grand sur l’enseigne ou le pare-brise de tous les minibus et taxis collectifs qui y montent depuis le centre-ville…

Natif de Murcie, en Andalousie (560/1165), Ibn ‘Arabî passa une partie de sa vie dans l’Anatolie seljuke et mourut à Damas en 638/1240. En 922/1516-923/1517, lors de sa conquête de la Syrie et de l’Égypte mamlûkes, le sultan ottoman Selim II fit construire autour de sa tombe l’imposant complexe funéraire qu’on voit aujourd’hui: le mausolée à coupole verte et la vaste mosquée en pierre multicolore avec portail monumental, cour à fontaine centrale, salle hypostyle et minaret octogonal à deux balcons décorés de stalactites. La faveur impériale ainsi témoignée au « Shaykh al-Akbar » contribua assurément au développement d’un culte. Il suffit de passer quelques moments au tombeau d’Ibn ‘Arabî pour mesurer la force d’attraction qu’il exerce encore. Les petites gens du quartier s’y rendent au cours de leurs emplettes quotidiennes. On y vient aussi du centre de Damas et de
toute la Syrie. On y rencontre des Musulmans de tous les continents et même des Occidentaux non musulmans. Une telle notoriété embarrasserait-elle l’intéressé? En 1271 de
l’Hégire (1854-1855), un pacha turc fit graver l’inscription suivante en beaux caractères dorés sur une plaque de marbre, en haut de l’escalier descendant vers le mausolée
: « Le Shaykh le plus grand a dit – sanctifié soit son être secret ! : “Tout temps s’honore de quelqu’un d’unique du fait de qui il est sublime. Je serai, moi, pour ce qui
reste du temps, ce quelqu’un d’unique” (Qâla l-shaykh al-akbar quddisa sirru-hu : Fa-li-kulli ‘asr wâhidun yasmû bi-hi, wa-anâ li-bâqî l-‘asri dhâka l-wâhidu) »."
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Dans le faubourrg de Salihiyya à Damas

Posté par sigma22 le 4 octobre 2009 à 15:21
Le tombeau du mystique Ibn al-‘Arabî (Murcie, 1165 – Damas, 1240) est situé dans la capitale syrienne, dans un quartier de l’ancien faubourg de Sâlihiyya qui porte son nom (« Muhî al-Dîn »). Il a été restauré en 1516-1517 et adjoint d’une mosquée et d’une cantine populaire, érigés sur ordre du sultan ottoman Sélim Ier (1512-1520) qui, ayant conquis auparavant la Syrie, était de retour de sa campagne victorieuse contre les Mamluks d’Égypte. Le 5 février 1518, la prière du vendredi y fut célébrée pour la première fois en présence du sultan.

Le complexe constitue la première empreinte architecturale de la domination ottomane sur la Syrie, et la seule pendant deux décennies. La construction suivante verra le jour à Alep en 1531-1534, il s’agit du complexe de Husrev Pacha.

Selon la tradition, le sultan conquérant aurait été visité en rêve par cette figure emblématique du soufisme originaire d’Andalousie qui, après un pèlerinage à la Mecque en 1194, passa le reste de son existence d’abord en Anatolie seljuqide puis dès 1230 à Damas, où il reçut la protection des Ayyubides. Ce personnage, à la production littéraire abondante[1] et dont l’enseignement a été propagé par ses disciples jusqu’en Inde, aurait prédit à Sélim Ier sa conquête de la Syrie et de l’Égypte.

La mosquée est l’élément le plus vaste du complexe. L’on y accède par un large portail où se conjuguent tradition architecturale syrienne et formes ottomanes. L’appareil en pierres bicolores disposées en rangées alternées est caractéristique des bâtiments syriens d’époques ayyubide[2] puis mamluke[3]. L’auvent est une forme que l’on retrouve dans l’architecture ottomane, sur les mausolées particulièrement[4].

Le minaret au profil marqué par deux corniches à muqarnas soutenant des balcons et au fût octogonal évoquant ses équivalents mamluks, est situé juste derrière l’entrée. La cour, avec sa fontaine centrale hexagonale et son portique délimité par des arcatures brisées à claveaux alternés rappelle fortement, par la pureté des volumes et la sérénité qui s’en dégage, les cours des madrasa syriennes ayyubides[5]. Derrière le côté ouest du portique se trouve la salle de prière, accessible par trois entrées, dont la centrale est mise en valeur par une arcature plus haute. La salle de prière hypostyle, se référant à la tradition des mosquées syriennes[6] et non à l’architecture des mosquées ottomanes, est organisée en trois travées parallèles au mur de qibla, délimitées par des arcatures soutenues par des colonnes. Le mihrâb s’inscrit lui aussi dans la tradition syrienne, avec son cadre et sa niche décorés d’agencements décoratifs de pierres bicolores disposées en alternance. Les colonnes à sobres chapiteaux soutenant la retombée de l’arc légèrement brisé achèvent de faire de cette niche de prière un reflet des mihrâb d’époque ayyubide[7].

Le tombeau d’Ibn al-‘Arabî n’est pas le seul sanctuaire à avoir bénéficié du patronage architectural des sultans ottomans. Lors de la conquête de Constantinople en 1453 le sultan Mehmet II fit élever sur le lieu présumé de la tombe de Abu Ayyûb al-‘Ansarî, porte-drapeau du Prophète lors de l’invasion arabe de Constantinople en 666, un complexe rassemblant une mosquée, un imaret, un mausolée et un couvent. Le sultan Bayazid II (1481-1512) commanda à Konya l’agrandissement de la tombe de Djalal al-Dîn Rumî (1207-1273), autre figure du soufisme islamique, fondateur de l’ordre des Mawlawiyya et poète renommé. Puis, sous le règne de Soliman le Magnifique (1520-1566), il fut adjoint à sa tombe une mosquée, et un hall rituel (semahane). Le tout fut par contre, à la différence du style adopté au tombeau d’ibn al-‘Arabî, réalisé dans le plus pur style classique ottoman.

BIBLIOGRAPHIE DU MONUMENT
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ibn arabi

Posté par le persan le 4 octobre 2009 à 18:16
Bonjour
Je me suis recueuilli dans la mosquée ou se trouve son tombeau
Malheureusement je n'ai pu admiré le tombeau que de loin vu qu'il etait en restauration.
Les gens du coin ne savaient pas exactement quand se finiraient les travaux, certain me dire 10 jours d'autre 2 jours... .

Pour y aller, demander a un chauffeur de taxi de vous y conduire en demandant la tombe(magham ou maghrab) du cheich muhi ad-din ibn arabi(j'ai payé du centre ville de damas 100 LS la premiere fois,50 la deuxieme fois en demandant de faire marcher le compteur(Machi el a'dad), ce qu'il faut faire avec tous les taxis).

(gh=r francais ;r= r roulé
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