Je suis partie un mois en mars 2008 (soit un an après ce Nico qui a écrit l'article ci-dessus) avec l'association CADO.
Je devais travailler autour de la prévention VIH/SIDA et MST, ce qui s'est effectivement passé; cependant la quantité de travail était plutôt faible. Je me suis donc régulièrement ennuyée au cours de mon séjour.
De plus j'ai constaté que les efforts des personnes de l'association tendent bien plus vers une publicité de leur association à l'égard du bénévole (afin qu'il cherche à son retour des financements pour l'association CADO dans son propre pays) que vers une action humanitaire en partenariat avec le bénévole. Ainsi je n'ai jamais pu échanger avec eux sur le déroulement de leurs prévention SIDA et réfléchir sur des éventuels remaniements de ces dernières (qui auraient été nécessaires selon moi) et, à titre d'exemple, lors des préventions dans les villages, ils ont très peu fait l'effort de me traduire l'ewe (les gens parlent peu le français dans les villages)... je restais donc assise...à contempler la nature..en attendant que le temps passe...
En ce qui concerne "les frais de participation" : En mars 2008 ils étaient de 300 euros par mois et ne comprenaient pas les boissons fraîches et la nourriture quand on est en déplacement en ville ; ils nous servaient rarement de la viande ; les produits occidentaux (pâte à tartiner, vache qui rit...) étaient à notre charge... En bref c'était beaucoup trop élevé, mais ils ont du diminuer le montant depuis, étant donné que tous les bénévoles de mars 2008 (6 personnes dont moi) ont protesté. Que l'on soit clair avec 200 euros par mois on vit comme un roi là-bas!
J'espère que mon témoignage servira à chacun à affiner ses critères de sélection d'association.