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Comment ne pas bondir en lisant de tels propos. Stop ! Mais où va t-on ?
A l'heure où les gens se débattent pour que Mayotte obtienne un statut département, où des financeurs injectent des fonds pour le développement, où des campagnes de sensibilisation sont mises en place, où des professionnels tentent le tout pour le tout pour développer un tourisme sensibilisé à l'environnement ... d'autres dépeignent une île en plein chaos qu'ils ont survolé à peine en deux semaines. On se croirait arrivés sur la planète Mars.
Voitures fermées. Ne pas laisser femmes et enfants seuls.Trajets épuisants.Peu d'hôtels correspondant au "luxe" attendu.Jongler entre les obstacles sur les routes.Insécurité dans l'île.Pénuries permanentes. Ne pas s'aventurer hors des sentiers battus ...
Ouf ! C'est pas possible, on ne doit pas être sur la même île !!!
C'est vrai que de tels propos n'incitent pas les gens à venir à Mayotte et donc que le tourisme ne risque pas de se développer comme il devrait se faire.
Je suis sincèrement navré, Brigitte, que vous ayiez vécu ce séjour de cette façon. Vous êtes passée à côté de tout. Nous accueillons des gens toute l'année et qu'ils soient seuls, en couple ou en famille, aucun d'entre eux n'a vécu ce que vous avez décrit comme étant Mayotte.
Déjà côté location de véhicules vous n'êtes pas informée convenablement. Les loueurs sont nombreux. Certains commencent leurs tarif à 16€/jour kilométrage illimité.
Les gites et chambres d'hôtes ne sont pas tous répertoriés par l'office du tourisme. Les hôtels ne sont pas au nombre de trois comme vous le prétendez, mais infiniment plus nombreux. Dapani, Trevani, Mamoudzou, Dzaoudzi, Sakouli, Tsoundzou, Longoni, pardon pour tous les autres que je ne cite pas.
Ne pas s'aventurer hors des sentiers battus !!! Prenez un GR et vous croiserez bon nombre de personnes qui font la même ballade que vous. Grimpez le Choungui, traversez la bambouseraie de Soulou, allez vers Saziley, Petit Moya, la route des ylangs entre Vahibé et Combani, les cascades de Ouangani, chaque fois les rencontres avec des locaux sont prétextes à se poser cinq minutes et discuter avec eux.
Voitures obligatoirement fermées à chaque arrêt. Mais c'est de la parano ma parole. Si vous ne laissez rien d'important à vue à l'intérieur, pourquoi voulez vous qu'on vous éclate votre pare brise. De plus si votre véhicule a sa portière ouverte, pourquoi viendrait on la forcer et pour y prendre quoi puisque vous ne laissez rien à l'intérieur.
Quant aux pénuries elles ne sont pas permanentes. N'oublions pas que nous sommes sur une île et que nous sommes tributaires des arrivages de containers au port de Longoni. S'il arrive que nous manquions d'essence cela est dû à un mauvais fonctionnement de la société Total ou de l'approvisionnement des stations depuis petite terre par les barges. S'il arrive que l'on soit privé de certains produits, ça ne dure jamais longtemps. Et puis avoir un bidon d'essence de secours est une pratique courante que l'on soit à Mayotte ou en France métropolitaine.
Il y a des stations à Dzoumogné, Longoni, Kawéni, Jumbo score, Tsoundzou, Chirongui et en petite terre. Une autre est prévue dans le centre de l'île. Pour un petit territoire comme Mayotte, ça va quand même non ? Sans parler de tous les revendeurs d'essence dans les villages, mais encore faut il oser parler aux villageois et leur demander où peut on se procurer du carburant !
Je suis persuadé que les nouveaux arrivants et tous ceux qui ont choisi Mayotte pour destination vacances, doivent avoir également l'autre son de cloche qui est le mien.
Une jeune stagiare actuellement en poste à Mayotte, arrivée il y a un mois à peine, semble surprise que ce qu'elle découvre sur le terrain ne corresponde pas du tout à ce que d'éminents médecins d'un centre de vaccinations de sa région en métropole lui avaient prédit. "On ne boit pas l'eau du robinet, on ne doit pas manger les fruits et se méfier des légumes, que le traitement anti palu était obligatoire, qu'il fallait se vacciner avant de partir, qu'il y avait des maladies terribles, qu'il fallait dormir sous une moustiquaire imprégnée" etc etc etc ...
Au final cette stagiaire peu fortunée au départ s'est vu obligée de raquer prés de 500€ de produits pharmaceutiques. Merci les éminents spécialistes qui ne sont spécialistes de rien du tout. Et sûrement pas du territoire de Mayotte. Faut vraiment arrêter les conneries.
Bakoko Jacky
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