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Le Mali en avril c’est chaud, chaud….. 43 degrés à la descente d’avion …
Nous arrivons à Mopti avec le dernier vol point Afrique …j’aime bien point Afrique c’est pas trop cher et l’on est tout de suite dans l’ambiance …départ de paris à 6 h arrêt à Marseille, Atar en Mauritanie et enfin Mopti vers 15h …
Cette année pas trop de programme et pas de véhicule. nous avons plus de temps…
C’est donc en taxi que nous nous rendons à Sangha ( goudron jusqu’à Bandiagara et piste après ) notre ami Dogon Seydou nous hébergera au bord de la falaise, nous dormirons sur la terrasse même si la poussière s’insinue partout il y a un peu de vent. A l’intérieur c’est invivable pour nos organismes 35 ° à 20h.
Sangha :
Nous y resterons une semaine, les touristes sont partis et nous nous intégrons très facilement à la vie du village, c’est la période des travaux collectifs, de la réfection des maisons avant la saison des pluies briques et banco un peu partout..
Ma participation à ces travaux est plutôt symbolique car le physique peine à s’adapter 5 à 6 bouteilles d’eau par jour au début …mais comme le dit un proverbe Dogon
« même l’urine du crapaud participe à la quantité de la rivière » dixit Emmanuel P
Le budget eau est important 500 la bouteille et dans les campements 1000
- Visite à moto du village de Kamba, du barrage de Marcel Griaule
- marché de Sangha qui à lieu tous les 5 jours
- Dans la semaine nous assisterons à une cérémonie avec des masques traditionnels sans doute une procession funéraire et une cérémonie des masques ( kanaga, maisons à étages, échasses…) organisé sur la place du village pour un groupe d’étudiantes de passage. on nous laissera prendre des photos sans problèmes…
- repas le midi à la femme Dogon 2500 à 3000 très bonne ambiance sympa et décontractée
Bamba :
Une fois par an se déroule une pêche sacrée à la mare de Bamba et nous sommes nombreux à vouloir nous y rendre …nous réservons les places en cabine d’un Toyota à 20.000 et les passagers sur le plateau font le trajet pour 3000 cela semble convenir à tout le monde..
Trajet très éprouvant la piste est longue, cabossée, il y a beaucoup de vent et nous nous ensablerons plusieurs fois. Mais chacun participe dans la bonne humeur. En route nous visitons le village peul de Madougou avec ses cases aménagées en étages et un rangement maxi à l’intérieur …arrêt aussi au village de Dinkabou et sa magnifique togouna aux piliérs sculptés. A midi enfin Bamba …les femmes ne peuvent assister à la pêche.. Ce n’est pas négociable aussi Jacqueline restera avec quelques autres femmes à nous attendre sous une togouna. La mare n’est pas très grande il y a un monde fou. Les gens sont regroupés autour torse nu avec une nasse à la main et après un long cérémonial qui m’échappera c’est la ruée dans un nuage de poussière. En quelques instant la mare est prise d’assaut et c’est tout couvert de boue que chacun ramènera un poisson qui portera chance toute l’année …
(Voilà ce que j’en ai compris …quoi qu’il en soit nous avons mangé un bout du poisson qu’on nous a offert sur place et normalement c’est la baraca pour l’année..)Le reste de la journée c’est la fête : course de chevaux, défilé des chasseurs qui font tonnés leurs vieux fusils, marché très animé multi culturel.
Journée superbe très riche en émotion mais épuisante la chaleur est terrible pour nos organismes c’est ici que nous prendrons la décision de laisser tomber notre visite aux éléphants du gourma, Tombouctou et Gao. ce sera pour une autre fois…
Songho :
sur la route de Sévaré un peu après Bandiagara nous quittons le goudron pour une bonne piste qui mène à Songho village bien organisé taxe d’entré 1000 et guide 2000
Village avec beaucoup de tisserands, visite du lieu de circoncision avec ses peintures rupestres.
C’est d’ailleurs la période nous rencontrons sur la route beaucoup de groupe de jeunes circoncis. il est de coutume de donner quelque chose ( argent, nourriture ) pendant cette période ou ils vivent entre eux hors de leur cadre familial
Mopti :
Nous irons à l’hôtel « y a pas de problème » avec sa petite piscine, le doux rêve semble pas mal aussi .Nous traînons sur le port. Mopti est toujours très animé avec son bric à brac de marchandise, son mouvement permanent, son balaie de pinasses, ses femmes qui lavent le linge au bord du fleuve, ses vendeurs de plaques de sel, de calebasses…. le fleuve est pratiquement à sec et les villages Bozo se sont rapprochés
Petite visite au chantier de construction de pinasses
Nous louons une petite moto 10.000 pour nous balader dans la ville et les alentours
Une bonne adresse pour les repas le bishap café avec ses petits plats africains.
Djenné :
C’est en taxi privé que nous nous rendrons à Djenné 25.000.
La ville est un vrai labyrinthe tout en banco, sa mosquée est superbe. Nous irons en charrette visiter le village peul de Senoussa avec un couple d’autrichien baroudeur 15.000
Nuits au campement : ventilée à 15.000, menu à 4000. une très bonne adresse, le personnel est accueillant
guide : Ba hamadou sympa est sérieux 10.000
Teriya bugu :
Ce matin départ à 6h en taxi brousse jusqu’au carrefour de Djenné sur le goudron, 9 dans la Peugeot et un militaire sur la galerie 1250+500 de bagage. Passage du bac ou l’on attend une éventuelle deuxième voiture qui ne viendra pas …le taxi brousse file sur Mopti et nous laisse sur le goudron, les premiers cars sont complets mais « on attend un peu un peu » comme on dit la bas (environ 2h) et le car bitar se pointe il nous déposera à Kémini vers 13 h pour 3000. trajet long, ponctué de nombreux arrêts au poste de police à péage…à chaque arrêt des vendeurs d’eau, de beignets, de carottes etc.…. Montent et commercent avant un nouveau départ. Les contacts avec les passagers sont sympas simples, sa discute ferme…rien avoir avec nos tristes mines dans les transports en commun de chez nous ?
Coup de téléphone à tériya bugu et un 4x4 climatisé ( le luxe ) vient nous chercher pour 22500 quand même pour 30 kms de très bonne piste. Il y a peu de véhicule à Kémini mais peut être on peut trouver à se faire emmener ?
Teriya Bugu c’est un havre de paix près du bani, un vrai jardin antillais l’idéal pour se refaire une santé. Beaucoup d’expatries viennent de Bamako pour s’y reposer le week-end.
Pour nous c’est une parenthèse dans notre voyage, piscine et climatisation 25.000 repas 3000 de quoi repartir presque à neuf après 10 jours.
Nous avons quand même pu nous rendre dans les alentours vers les villages de pêcheurs en louant la petite moto d’un employé pour 5000.le coin n’est pas touristique, il y a ici peu de gens qui parlent français, tout est tranquille.les pirogues passent sur le fleuve, les filets sèchent au soleil, les femmes font la vaisselle dans l’eau, les gamins se baignent. on nous fout une paix royale juste quelques petits signes de la main amicaux…un moment un peu magique qui justifie à lui seul cette étape…
Ségou :
Teriya Bugu il faut en repartir… un guide de segou qui à une voiture part sur Djenné …nous ferons un arrangement…faire un arrangement, c’est se mettre d’accord sur une participation..
Il nous dépose au goudron à kémini on attend un peu un peu et revoilà le bitar qui pour 2000 nous dépose à ségou.
Cette petite ville nous a vraiment beaucoup plu.nous y sommes restés 4 jours à l’hôtel de l’esplanade ou il y avait peu de clients nous avons négocié la clim. à 23.000…le petit resto a ras le Niger est super sympa
C’est Almani dit petit Bozo que nous prendrons comme guide pour aller au village de potiers de Kalabougou la pinasse privative est assez cher 20.000 quel que soit le nombre de personne. Le village se trouve à environ 7 klms, la ballade est superbe, nous sommes dimanche et c’est le jour de cuisson des poteries dans le village …les femmes de forgerons fabriquent individuellement leurs poteries et la cuisson s’organise collectivement sur une grande place. Chacun dispose ses pièces dans un savant assemblage et de la paille et des petits branchages sont disposés dessus puis enflammé, les poteries sont ensuite retirées avec de grands crochets et trempés dans un bain d’écorce rouge qui donne cette coloration si particulière…là aussi c’est bien organisé, il faut remettre 3500 de taxe au chef du village et l’on peut se balader et prendre des photos ( pour les personnes toujours demander.. cela semble évident …)
De tout le voyage nous avons eu très peu de refus aucune photo n’a été négociée financièrement. Il faut dire que nous faisons surtout des paysages….
Fidele à notre habitude nous avons reloué une petite moto a un jeune guide.. Arrangement on l’utilise dans la journée il la récupère chaque soir 5000 par jour.
-marché le lundi très grand et très animé
-visite de l’atelier de bogolan de Souleymane Coulibaly dans un super espace en banco, une dizaine d’artistes confectionnent des modèles de luxe qui partiront à l’exportation
-Visite de l’ancien Ségou vieux village à 10 kms droit d’entré 2500
-Nous avons pris la pinasse publique pour le village en face sur l’autre rive, un super souvenir 150 au milieu des poules, des mangues, des motos…et à la grande surprise des maliens qui se gondolent en voyant des toubabs se caser difficilement au milieu de ce bric à brac. Petit tour sur l’autre rive puis retour…attention il faut avoir du temps pour cette petite excursion les pinasses partent que lorsque le piroguier décide que sa pinasse est pleine et la bas même archi complet il y a toujours une petite place pour une moto, une chèvre etc.….
-Petit tour dans le quartier mission catholique pour voir la confection de la bière de mil fabriquée par les femmes
-dans ce même quartier la messe est très animée chants chorales et djembé
-passage cher le couturier pour se faire confectionner des vêtements avec le tissu acheté au marché.
-et puis flâner le long du Niger a l’heure ou le soleil se couche et voir toute cette vie qui s’organise le long du fleuve
-un petit tour au casino pour perdre quelques pièces dans les bandits manchots
pour les repas nous avons apprécié le soleil de midi près du goudron resto frais et animé ou l’on peut commander des petits plats typique tiep, tiga dégué, capitaine en brochette banane Plantin et riz au gras etc.
Succulent et pas trop cher.
à noter on retire facilement de l’argent à Ségou avec la carte bleue visa il y a même depuis peu un distributeur de billet qui fonctionne
Bamako :
Le frère du patron de l’esplanade a Ségou rentre sur Bamako il nous emmène avec lui, trajet rapide le goudron défile nous arrivons assez tôt à l’auberge Djamila quartier baladabougou près du lycée tiény Konaté chambre propre climatisée à 15.000 dans une maison style coloniale avec un petit jardin sympa et une grande tente libyenne avec ventilateur pour se reposer. Ambiance routard on peut dormir sur le toit pour pas cher. Nous avons beaucoup aimé cette adresse un peu en dehors de la cohue de la ville…
- visite du musée national très intérressante
- monter sur la colline proche de l’hôpital pour la vue sur la ville
- un petit tour au marché des artisans pour les derniers cadeaux
Mais la ville c’est pas trop notre truc aussi nous négocions avec bréhima chauffeur de taxi un ami de Sédou une virée dans le pays Mandingue pour 15000 jour plus l’essence.
Repas dans les petites gargotes du quartier et au Da guido super pizzas dans le quartier hippodrome
Siby :
En route pour Siby la route n’est pas encore finie et c’est de la piste qui nous attends sur la route de la Guinée …il y a plus d’arbres, le paysage est plus vert. De nouveau nous retrouvons des falaises. Arret au campement puis départ en soirée pour l’arche de Kamadjan petite marche tranquille 2h avec les explications d’un petit guide local 2500..
La nuit fut agitée, il fait une chaleur terrible impossible de dormir dans les cases nous nous installons dehors avec la musique disco à fond jusqu’a trois heures c’est la fête au village ce soir.
C’est donc crevé que nous repartirons le lendemain après avoir visité la petite fabrique de beurre de karité tenu par une coopérative de femmes.nous empruntons une petite piste sympa qui rejoins Bankoumana beaucoup de manguiers c’est vert et bien entretenu nous arrivons en soirée sur Bamako visite dans la famille d’abdoullaye un ami malien venu en France dans le cadre d’un échange…nous serons reçus à bras ouvert, il nous faut rester manger et nous échappons de justesse à une sortie en boite de nuit…car demain c’est le retour en France….
L’avion …paris …déjà …avec plein de souvenirs et d’images dans la tête et dans le cœur……
Un voyage tranquille, que l’on peut faire seul en prenant son temps…
La patience, l’humour et le sourire reste les meilleurs passe partout …nous avons pu à maintes reprises vérifier l ‘ hospitalier des Maliens.
Aussi merci à tous ceux qui nous ont accueillis, guidés, aidés dans la préparation et la réalisation de ce voyage.
Jacqueline et Christian
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