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salut les vazahas, car ne pas oublier que nous en sommes tous, ceux qui se revendiquent routards authentiques comme ceux qui ne se revendiquent rien du tout.
aux premiers, qui dénigrent forcément le vilain vazaha qui exploite la population locale, alors que eux sont allés à la rencontre de la population locale forcément sympathique et accueillante et avec qui ils ont partagé des moments forcément uniques, je dirais : lisez "de l'art d'ennuyer en racontant ses voyages", de mathias debureaux aux éditions cavatines, vous vous reconnaîtrez... un petit extrait : ''précisez que vous voyagez comme les locaux. vous prenez le bus comme les locaux. vous achetez des billets de quatrième classe comme les locaux. vous mangez comme les locaux et vous faites popo comme les locaux (...) montrez-vous plus berbère que les berbères et évoquez ce petit village marocain aux coutumes bien vivaces devenu votre port d'attache. exposez la facilité avec laquelle vous avez été adopté, puis traité à l'égal des natifs du pays par le chef du village, les pêcheurs et le guérisseur. refusez catégoriquement de divulguer le nom du village de vos nouveaux parents afin de le préserver du tourisme de masse"... bla bla bla
le truc qui choque à nosy be, ce n'est certainement pas les initiatives de certains vazahas comme marylène et jean marc de créer un petit coin de paradis dans le respect de l'endroit (à l'inverse des tour operators italiens d'andilana par exemple...), ce qui choque c'est le tiers de l'avion de mecs seuls qui vont là bas pratiquer la pêche au gros... et à la morue, pervertissant totalement la relation entre voyageurs et habitants de l'île.
à nosy komba on échappe à cette saleté, et quant aux floralies, il faut quand même être sacrément gonflé pour qualifier cette destination d'hôtel à vazaha cher, ou à l'inverse de se plaindre du fait qu'il n'y ait pas l'eau chaude!..
la vérité c'est que l'ensemble environnement/coucher/gîte/accueil/activités/coût est, pour parler vazaha occidental, d'un très très bon rapport :
- le lieu est à la fois naturel et raisonnablement aménagé
- les bungalows, construits dans la tradition, tous différents et vraiment craquants
- la nourriture, malgache revisitée, pleine d'imagination et toujours faite avec passion (jean marc est un fou taré de cuisine, ça se voit dans la manière dont il connaît les produits, dans sa tentative, malheureusement vaine, d'avoir incité des gens à faire un jardin, dans sa pêche au poisson qu'il vous sert 3 heures plus tard, etc etc...)
- les activités : snorkeling sur petite île déserte, balade dans la forêt, no comment!
- l'accueil impeccable, présent mais pas envahissant, et pour peu que vous ne soyiez pas du genre autruche à ne vouloir conserver que le souvenir carte postale du pays, il y a matière à disserter de longues heures sur l'état du pays et de ses dirigeants, à polémiquer sur la colonisation et sur la manière dont la France s'est désengagé de ce pays, à disséquer les comportements vazahas, avec les hôtes du lieu qui se sont pas mal renseignés et surtout, surtout, qui le vivent au quotidien depuis 3 ans et pas comme certains donneurs de leçons en patogases...
christian
ps : on y a passé 1 semaine début avril et franchement, franchement!
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