Posté par PASCAL le dimanche 13 avril 2008 à 20:20 dans Autre
Après un voyage d’un mois au Sénégal, je voudrais apporter quelques remarques pour toutes personnes tentées par cette destination. M’étant rendu dans ce pays avec un projet d’installation, je l’ai parcouru du Sud à partir du Siné Saloum ( Fimla, N‘Dangane, Joal Fadiouth ), en remontant jusqu’à Saint Louis en terminant par Dakar.
Parmi les régions traversées, j’ai malheureusement trouvé un pays , rencontrant un énorme problème d’hygiène. Ce problème désastreux vaut pour sa population comme pour les touristes, cette insalubrité se trouve sur la côte comme à l’intérieur du pays, laissant une impression de misère puante. Les touristes, piège à fric ( eux ) repartiront, hélas Rien n’est fait pour la population. La colonisation à juste changée de visage en 2008. Les O.N.G. pullulent comme la misère a savoir, toujours plus de sacs plastique, toujours plus d’O.N.G.
Le fleuve Sénégal, énorme tout à l’égout à ciel ouvert, draine une quantité de déchets plastiques, organiques et autres impressionnants. L’ouverture pratiquée dans la Langue de Barbarie en 2003 face à St. Louis pour éliminer le trop plein des eaux d’hivernage dans l’océan, est une ineptie calamiteuse. A ce jour, il en résulte deux effets induits pour la région de Gandiol en aval de l‘agglomération de St. Louis :
- la modification de l’ancien estuaire du fleuve
- la montée du taux de sel
Aujourd’hui cette zone subit une modification écologique importante. L’estuaire du fleuve qui se trouvait à une vingtaine de kilomètres est complètement ensablé et obstrué. L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal ( O.M.V.S. ) apporte dans un document datant de 2007, le chiffre d’une progression constante du volume de sable de 550 mts. par an. La Langue de Barbarie se trouve maintenant accolée au rivage et cela modifie la géographie du site. Le courant n’existant plus hormis celui des marées, le sel vient ajouté un élément supplémentaire de saturation au niveau des sols et des nappes phréatiques. Celui-ci provoque l’ appauvrissement des cultures maraîchères , voit leur disparition. Les puits creusés par la population deviennent saumâtres et rende leur eaux inutilisables .
Les hôtels fort chers et minables, toutes catégories confondues, sont une insulte aux touristes, et ne bénéficie en rien à la population. L’hôtel Océanique de Dakar, conseillé par votre guide, propose poignée et serrure de porte fenêtre inutilisables, poignée de porte de salle de bain impossible à fermer et support de serviettes qui vous reste dans les mains. Accueil froid pour un pays chaud, le tout en augmentation par rapport au Routard de 2008. A St. Louis le syndicat d’initiative peu aimable, excepté le directeur, propose les excursions à plus du double des tarifs proposés par votre guide, piroguiers etc... Cela à titre indicatif.
En conclusion ces quelques remarques ne pourront rien changer au problème sénégalais, mais peuvent informer les touristes en mal d’ Afrique de l’Ouest qu’est la destination du Sénégal. Adepte du guide du Routard depuis longtemps, mon intention est de sensibiliser le regard de vos lecteurs sur ce pays.
Cordialement
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