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Depuis 3 jours, je me bats contre le décalage horaire de retour d'un mois de tourisme itinérant aux USA (vallée du Mississippi et Côte Ouest). Mon message est long car truffé de commentaires - que j'espère - utiles (voiture, informatique, transport en avion) et détaillé afin d'argumenter à l'encontre de la compagnie American Airlines.
Les USA forment une immense contrée qui se visite facilement en automobile. Tout est conçu à l'échelle de la voiture : le drive-in appelé là-bas drive-thru se pratique aussi bien pour le café que pour le retrait d'espèces à la banque !
Seulement, parfois, l'avion fait gagner un temps précieux. Ainsi, ma compagne et moi avions acheté un vol intérieur reliant les deux boucles de notre périple entre Los Angeles et Chicago. Ce vol était assuré par United Airlines à l'aller avec une correspondance à Las Vegas. Tout s'est bien passé à la manière de notre vol transatlantique assuré par Swiss, excellente compagnie au passage.
Au retour, nous avons utilisé les services d'American Airlines et quels piteux services !
Comme toujours (depuis un léger soucis de surbooking sur Aeromexico), nous avons réservé nos sièges sur le vol dès l'achat de nos billets. Le jour du départ, nous avons remis la voiture au loueur de LA, Advantage (bon prestataire, très arrangeant. La voiture neuve était livrée avec le plein et rendue vide, plutôt agréable dans une ville où l'essence est "plus chère" qu'ailleurs : 2.85$ à 3.40$ le gallon, soit 3.8 litres). La navette du loueur a traversé la zone aéroportuaire pour nous déposer au terminal d’American Airlines deux heures avant le décollage prévu vers 13h. Là, chargés de bagages, nous avons lu que le vol était annulé : "canceled".
Chez American Airlines, la prise en charge des passagers du vol supprimé, ainsi que l’accueil de tous les autres passagers de la compagnie, se faisait à deux guichets seulement. Au bout de 40 minutes de queue, l'hôtesse nous a expliqué que nous n'irions pas à Chicago le soir même alors que nous avions réservé une chambre d'hôtel dans l'Illinois. Les autres vols directs étaient déjà complets. Elle nous a proposé deux solutions en nous demandant de choisir rapidement car il y avait d'autres passagers à servir !
Solution A : le "stand-by"
Nous aurions enregisté nos bagages et attendu en salle que la compagnie veuille bien nous trouver des places sur un vol dont la destination finale aurait été Chicago ! L'attente peut durer la journée entière, voire la vie entière si vous ne réservez pas une place ferme sur un vol du lendemain. Cela n'est pas automatique ! Un ami s'est trouvé dans la même situation : il est bien arrivé en retard à New York mais après un vol marathon à deux escales.
Solution B : Hilton et vol confirmé pour le lendemain
Nous avons choisi cette solution qui semblait la meilleure des deux. La compagnie n'offrant aucun remboursement pour la nuit d'hôtel de Chicago, nous avons exigé d'avoir un téléphone pour négocier un arrangement avec l'hôtelier par nous-mêmes. Nous avons été installés à l'hôtel Hilton dans une chambre près du local des ascenseurs et de la buanderie au 15ème étage, avec une vue indirecte sur la ville. La literie était délicieuse après nos nuits de camping mais l'ambiance sonore désagréable. C'est de bonne guerre, la compagnie négocie un stock de chambres avec la chaîne qui ne donne pas les meilleures aux égarés du ciel.
Les billets d'avion du lendemain étaient accompagnés de tickets repas (vouchers) pour le déjeuner (10$ par personne), le dîner (10$) et le petit-déjeuner du lendemain (5$). Le problème est que ces tickets ne sont valables qu'au Hilton dont les prix sont très élevés. Nous avons dû ajouter de l'argent pour acheter une simple salade en barquette plastique au bistrot-snack du hall de l'hôtel. Le soir, nous avons préféré dîner à l'extérieur, au fast food Carl's Jr afin d’utiliser les vouchers du soir pour acheter des viennoiseries pour le lendemain matin. Attention, le ticket dîner doit être utilisé le soir. Il est non cumulable avec le ticket déjeuner ou petit-déjeuner.
Autre problème : le Hilton est une cage dorée. Il est au milieu de nulle part. Je suis parvenu à trouver la poste pour affranchir le courriers après mes pages d'écriture faites dans la chambre. L'Internet, au second étage, coûte 29$ l'heure alors qu'en moyenne, le tarif est de l'ordre de 5$ !
Précision utile : les USA sont à l'heure du free wifi. Il est difficile de trouver un ordinateur, sauf en Public Library. Si vous comptez tenir un blog de voyage, n'hésitez pas à emporter votre portable et son adaptateur électrique.
Cette journée de repos forcé à l'hôtel nous a privés d'une balade en Harley le long du lac Michigan, en direction de Milwaukee, berceau de la marque.
Le lendemain, au moment d'enregistrer les bagages, nous nous sommes aperçus qu'American Airlines restreint le poids autorisé ! Au lieu des 64 kilos pour 2 à 4 bagages en soute par passager, cette compagnie exige que chacun des 2 seuls bagages autorisés pèse moins de 50 lb (livres, c'est-à-dire 25 kilos), donc un total de 50 kilos maximum, sinon il faut payer :
- de 51lb à 70lb = 25$
- de 71 à 100 lb = 50$
Assurés de pouvoir faire des achats lourds par les autres compagnies, nous avions fait nos cadeaux en Californie. Quelle déception ! Nous sommes parvenus à obtenir un geste commercial pour ma valise lourde de 66lb.
Dans l'avion, le service est payant. D'où notre idée de déjeuner à l'américaine avant le décollage. On vous sert un café ou un verre de jus d'orange mais le reste se monnaye comme la bouteille d'eau (33 cl) à 2$.
Certains pourraient avancer l'idée que l'avion est bon marché aux USA. Cette idée reçue est à corriger. Les Américains utilisent plus fréquemment l'avion que nous en raison de la taille du pays mais ce mode de transport reste cher (250 euros par personne en réservation par Internet un mois à l'avance sur une ligne fréquentée). Les prix fluctuent sans cesse pour le même vol. Faites le test par vous-même. Les compagnies jouent sur de nombreuses variables comme le prix du carburant.
A Chicago, l'un de nos sacs de voyage, acheté chez Target (excellente chaîne de supermarchés, tout sauf nourriture fraîche) avait perdu un pied...
En conclusion, je vous conseille de réserver à l'avance tous vos moyens de transport que ce soit la voiture ou l'avion. Parfois, vous bénéficierez d'offres conjointes comme avion+voiture. Et surtout évitez American Airlines !
Je souhaite saluer le travail des instances européennes qui nous préserve de ces écarts lamentables.
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