|
Bonjour à tous.
Comme vous nous avons consulté ce forum avant notre départ à Maurice.
De retour nous voudrions vous faire part de nos impressions et surtout de nos mésaventures, qui semble-il, et malheureusement, sont de plus en plus fréquentes à Maurice.
Tout d'abord un bilan sur l'île elle-même.
Nous avons clairement été déçus par cette île, hélas défigurée par l'homme. Le trafic routier y est important et désordonné à l'image de l'architecture des villes et villages. C'est une île polluée dans tous les sens du terme.
Les grands hôtels ont "blindé" les plages principales. Celles-ci ne sont pas pour autant fantastiques, bien loin de là. La plage de Trou aux biches en est l'illustration. Lagon trouble, nombreux bateaux, ski nautique, habitations les pieds dans l'eau, bruit etc. ... Bref les cocotiers sont rares. Un peu le Saint Tropez du pauvre, qui aurait pu au demeurant être sympha s'il avait su garder son âme.
Les dernières plages publiques sont dès lors prises d'assaut par les Mauriciens et c'est bien légitime. Il leur en reste que trop peu.
En conséquence la concentration est de règle sur celles-ci.
Nous avons cependant apprécié quelques sites comme l'île plate et sont très beau lagon (un peu dangereux et donc non accessible à tous).
Flic en Flac mérite également le détour également pour sa grande plage et son superbe lagon.
Blue bay est en revanche très décevant à part le corail, peu de poissons, habitations près de l'eau, trafic intense de bateaux ...
En ce qui concerne les contacts avec la population le bilan est encore plus décevant tant les extrêmes cohabitent.
Bien évidemment comme partout, mais en pire, on prend le touriste pour un imbécile. Combien de fois s'est-on vu affirmé tout à 100 roupille et une fois le choix fait à la caisse le prix a doublé voir triplé.
Les chauffeurs de taxi nous ont également impressionnés par leur grossièreté. Nous vous déconseillons vivement de vous trouver face à face avec ceux-ci sur une route étroite. Ils ont clairement la priorité et refusent de partager le moindre morceau de route. Ils vont même jusqu'à vous affirmer qu'il sont Mauriciens, donc prioritaires. Le tout agrémenté d'insultes. Bref tout est fait pour décourager et dissuader ceux qui ne font pas marcher leur commerce de louer une voiture.
Enfin les Mauriciens sont très peux respectueux des autres et de leur environnement. Cela est malheureusement le cas et de façon de plus en plus marquée partout ailleurs dans le monde. En particulier en France.
Ainsi maintes et maintes fois nous avons vu les gens jeter des détritus (papiers bouteilles etc.) à droite à gauche. Certains endroits, même en zone montagneuse sont de véritables poubelles.
La pollution va ensuite plus loin. Il suffit de mesurer le niveau de décibels émis par les habitations individuelles pour s'en rendre compte. C'est à celui qui mettra sa sono la plus forte.
Les chiens errants aboyants à tue tête toute la nuit participent également allègrement à ce désastre. Sans parler des travaux un peux partout (marteaux piqueurs etc..).
C'est d'autant plus dommage pour certaines personnes qui vivent directement du tourisme (à un niveau familial). Ils se battent en permanence contre tous ces abus dont les autorités ne veulent pas entendre parler.
Vous l'avez compris, pour nous, Maurice est loin d'être un paradis. Bien évidemment, cela ne reste qu'une appréciation personnelle et chacun est à même de se faire sa propre opinion.
Cela nous amène donc à notre mésaventure qui là est bien concrète.
Nous privilégions depuis des années le tourisme proche des habitants plutôt que celui des grands hôtels où tout est surfait à notre goût et où la réalité est masquée par le marketing.
Nous avions donc loué une charmante villa à Flic en Flac.
Superbe jardin mais cependant confronté à ce qui est écrit plus haut (bruit des travaux, des chiens et de la diffusion non-stop de musique).Bref jolie villa mais mal encadrée.
Les propriétaires étaient extraordinairement charmants, serviables et d'une très grande gentillesse. Merci à eux pour leur aide.
Nous avons été victimes d'un cambriolage une nuit alors que nous dormions.
Les voleurs ont forcé une fenêtre (PVC avec système de verrouillage auto) et sont passés à travers les barreaux de protection ( env. 17x40 cm). Seul un enfant ou un adulte de petite taille pouvait le faire.
On nous à volé nos papiers, cartes d'identité, permis de conduire, cartes vitale, cartes bleues et de l'argent. Egalement dérobé un PC portable et des appareils photos et caméscopes (env.5000€ de matériel). C'est à croire que les voleurs savaient ce qui se trouvait dans la pièce. Peut être repéré lors d'une sortie quelques heure plus tôt ou par la proximité d'un chantier tout proche. Bref nous aurons toujours cette impression de nous être fait observés et roulés mais nous ne mettrons personnes en doute.
Une fois passé ce moment difficile on oublie volontiers car il ne s'agit après tout que de matériel et d'un peu d'amour propre.
Mais voilà où les choses se compliquent:
La police, qu'il a fallut aller chercher tellement elle tardait à arriver, à tout d'abord, en la personne de deux jeunes policiers locaux, traité de provocateurs: "vous vous rendez compte, il ne faut pas laisser les fenêtres ouvertes ... vous incitez au vol etc. " . Nous étions clairement désignés coupables.
Vient ensuite la police du tourisme en la présence d'un fringant jeune homme en civile qui lui conclut bien à l'effraction et constate que la fenêtre à été forcée et qu'il y a des empreintes un peu partout. Nous faisons ensemble une déclaration (il la rédige, nous signons) et il nous assure en partant de nous re-contacter rapidement. Nous attendons toujours.
Viennent ensuite quelques individus de la police criminelle (style très colombo: en plus frimeurs et … bien moins efficaces). Relevés d'empreintes (pour quoi faire on se le demande toujours). Puis rien.
Nous contactons alors l'ambassade pour les démarches administratives. On nous demande d'y passer avec le double de notre déclaration signée par la police.
Le double, on ne nous à rien donné!
Direction le poste de police local où nous réclamons le double de notre déposition qui pourra éventuellement nous servir pour notre assurance. Là, refus catégorique "à Maurice vous n'êtes pas en France, ici il y a une procédure à suivre". On veut bien.
Devant notre désarroi et notre protestation, le jeune policier du tourisme est appelé. Nous lui expliquons que l'ambassade nous demande un justificatif. Il nous indique qu'il faut faire une demande par écrit au commissariat de Rose Hill et que la procédure prend au minimum une semaine (une fois la lettre reçue). Dans une semaine! Mais nous ne serons plus là … devant notre insistance, il nous "lâche" une mini attestation mentionnant le n° de dossier et les documents volés. Mais pas question de mentionner le matériel !
Avec ce document nous allons à l'Ambassade où nous sommes reçus par une charmante personne qui nous indique que l'on ne peut pas nous refuser cette attestation. Visiblement c'est monnaie courante, le gouvernement Mauricien veut à tout prix dissimuler les vols et délits sur les touristes. On nous incite à faire une lettre à l'ambassadeur de France. Ce que nous ferrons certainement dans les prochains jours.
Nous voilà donc décidés à affronter le commissariat de Rose Hill. Accueil plutôt étonné et gêné du personnel. Nous rencontrons avec beaucoup de mal la secrétaire du commissaire qui nous dit que nous devons faire une lettre adressée à Monsieur le commissaire. Ce que nous faisons. La secrétaire, fort gentille en l'occurrence, nous demande pourquoi nous pouvons bien avoir besoin d'un tel document ! Un peu excédé nous répondons que l'on venait de tout nous voler et que nous ne voulions pas avoir l'impression de rentrer en France tout nus. Nous lui expliquons que du matériel professionnel nous a été dérobé et que nous devions justifier du vol notre employeur. Nous lui disons également que notre assurance sera heureuse d'avoir ce document. Cette femme de bonne composition nous promet le document pour le surlendemain en mentionnant tout de même que c'est complètement contraire à la procédure et que c'est à l'assurance de faire la demande depuis la France. Elle prend un gros risque !
Nous avons ensuite passé notre temps à essayer d'obtenir le dit document sans y arriver et nous sommes rentrés effectivement nus, sans la moindre trace de notre mésaventure ci ce n'est que la déclaration à l'ambassade de France pour les démarches de renouvellement de nos papiers.
Comble. Avant de partir, nous sommes retournés au poste de police local pour demander des nouvelles de l'enquête et leur dire que nous n'avions pas réussi à obtenir le moindre document.
L'officier de police fort désagréable nous dit que c'est normal car comme déjà dit quelques jours plus tôt, c'est la procédure. En ajoutant alors "car les étrangers sont venus par le passé spécialement à Maurice et au détriment des Mauriciens, pour faire de fausse déclarations de vol à leurs assurances" !! Si si, il à osé.
Merci. En dix jours à Maurice, on nous a d'abord tout volé, on nous à ensuite volé une deuxième fois en faisant en sorte que rien ne puisse nous être remboursé et afin d'effacer toute trace du vol et au final c'est nous les voleurs !
Dans ces conditions nous ne voyons pas vraiment comment le gouvernement Mauricien compte attirer les touristes en masse tel qu'il le souhaite. En leur mettant des bâtons dans les roues au moindre problème ou peut être en les cloisonnant dans des hôtels de luxe avec barbelés autour pour éviter tout contact non "dirigé" avec la population.
Des amis sont rentrés de Maurice depuis peu. Leur fils s'est fait racketter et battre à mort par un groupe de jeunes Mauriciens. Il a été hospitalisé et s'est finalement remis de ses blessures. Mais à bien faillit y rester !
Alors gouvernement Mauricien qui fait la sourde oreille ou filtrage par les polices locales pour cause de statistiques ? Qui sait.
Mais de constat, le climat se détériore à grand pas pour les touristes à Maurice.
Si vous entrez à Maurice avec du matériel de valeur, nous vous conseillons vivement de le déclarer en entrant et de demander un justificatif aux autorités mauriciennes.
N'y entrez pas armés tout de même…
|