Bars insolites à Paris

Bars insolites à Paris
BAM - Barbara Siegel

Plusieurs nouveaux lieux de la capitale confirment la recherche de concepts originaux pour se démarquer dans la jungle des zincs parisiens. De l’adresse sportive (si l’on considère que la pétanque est un sport !) au comptoir clandestin (saurez-vous trouver comment y entrer ?), en passant par l’ancienne maison close, on trouve forcément bar à son coude !

Les bars « sportifs » et ludiques

- Chez Bouboule : 74, rue de Rochechouart, 9e arr. Tél. : 01-53-16-25-87. M. : Barbès-Rochechouart. Tlj 16 h-2 h (minuit le dim).
En hommage à son grand-père bouliste, le jeune patron vient de lancer un bar branché consacré à la pétanque : dans un coin de la salle, sur un terrain de sable accessible gratuitement, on vise le cochonnet en trinquant au pastis. C’est la 2e adresse du genre, à Paris, après les Niçois (7, rue Lacharrière dans le 11e), bar-resto qui abrite une piste en « synthétique » au sous-sol.

- Gossima : 4, rue Victor-Gelez, 11e arr. Tél. : 09-67-29-75-79. M. : Ménilmontant. Tlj 16 h-2 h (sam dès 14 h, dim jusqu’à 20 h et lun minuit).
Cet ancien garage auto est devenu, en 2013, le premier ping-pong bar de Paris. Dans un cadre brut de décoffrage, se jouent des parties endiablées (6 € la demi-heure) au son du DJ. Une salle plus petite et cosy, avec une seule table, se cache même derrière une étagère, à côté du zinc.

- Mama Shelter : 109, rue de Bagnolet, 20e arr. Tél. : 01-43-48-48-48. M. : Porte de Bagnolet. Tlj jusqu’à 1 h 30.
Le baby foot est l’un des signes distinctifs de la chaîne de boutique-hôtels Mama Shelter. Parfois mini (pour deux personnes !), il est ici maxi avec quatre joueurs de chaque côté. Un élément loufoque de plus dans la déco originale et foisonnante du bar-restaurant. Aux beaux jours, on murmure que le toit-terrasse propose même parfois du tennis de table…

Les bars qui dépaysent

- Baton Rouge Pigalle : 62, rue Notre Dame de Lorette, 9e arr. M. : Saint-Georges. Lun-sam 18 h-2 h.
Deux as des cocktails, Joseph Biolatto (du mythique Forvm, à Paris) et Julien Escot (du très primé Papa Doble, à Montpellier), viennent tout juste d’ouvrir ce bar à cocktail inspiré de la Louisiane, avec des touches vaudou et bayou dans le décor. À la carte, de grands classiques de la Nouvelle-Orléans, des créations maison à base de bourbons et ryes américains, mais aussi d’absinthe et de vermouth français.

- Dirty Dick : 10, rue Frochot, 9e arr. M. : Pigalle. Tlj 18 h-2 h.
On viendrait presque avec sa planche de surf dans ce « tiki bar » qui fait honneur à la tradition des comptoirs hawaïens : ambiance paillote en bord de mer, fresque rouge coucher de soleil et cocotiers, totems massifs et chaises en osier. Les cocktails sont fruités et fleuris, soignés et bien équilibrés : on peut même en partager à plusieurs, en buvant à la paille dans un gros coquillage blanc. C’est par où, la plage ?

- Le Festin nu : 10, rue de la Fontaine du But, 18e arr. Tél. : 01-42-58-60-64. M. : Lamarck-Caulaincourt. Mar-dim 18 h-1 h 30.
Il ne paie pas de mine, ce bar musical-snack de Montmartre. Sauf qu’en guise de grignotage, il suggère… des insectes. Une hallucination, comme dans le roman éponyme signé William Burroughs ? Que nenni, la carte mentionne bien des vers de farine ou des grillons. Au moins, ça change des chips et des cacahuètes !

Les bars karaoké branchés

- Isolé : 14, rue Frochot, 9e arr. M. : Pigalle. Mer-sam 22 h-5 h.
Karaoké + hip-hop = « kaïraoké ». La formule ne manque pas d’humour. Dès septembre dernier, les hipsters de Pigalle l’ont adoptée : ils chantent à tue-tête les tubes américains du genre, devant un écran aux vidéos complètement ringardes et décalées. Avant de lâcher le micro pour un cocktail ou pour la piste de danse dans l’autre salle, programmant des DJ sets pointus.

- Bam Karaoké Box (photo) : 30, rue Richer, 9e arr. Tél. : 01-48-00-94-65. M. : Cadet. Tlj 17 h-2 h (sam-dim dès 14 h).
Concept très populaire en Asie, la « box » à louer pour pousser la chansonnette a été importée dans un cadre parisien chic. Le bar rétro distille des cocktails tandis que les « boîtes à musiques » (BAM) accueillent jusqu’à 8 ou 15 personnes : elles sont cosy, intimistes et technologiques, avec jeux de lumières, écrans tactiles pour choisir les titres, etc.

Les bars cachés

- La Mezcaleria  : 13, bd du Temple, 3e arr. Tél. : 01-42-71-20-00. M. : Filles-du-Calvaire. Mer-sam 19 h-2 h.
Fin 2014, le nouvel hôtel 1K (ex-Murano) a inauguré son bar « clandestin », dédié au mezcal, alcool d’agave mexicain que l’on peut accompagner de guacamole ou de sauterelles grillées ! Pour y accéder, il faut se laisser conduire à travers la cuisine du restaurant. Heureusement, le chemin vers la sortie est plus direct !

- Moonshiner : 5, rue Sedaine, 11e arr. Tél. : 09-50-73-12-99. M. : Bréguet-Sabin. Tlj 18 h-2 h.
La devanture de la petite pizzeria Da Vito nous transporte à New York, au cœur de Little Italy. Quant à la porte de chambre froide, au fond, elle nous téléporte carrément à l’époque de la Prohibition, dans un de ces bars cachés ou « speakeasy ». Le style Art déco et la musique jazzy nous plongent dans une atmosphère élégante mais cool. Même le grand fumoir est confortable.

- La Candelaria : 52, rue Saintonge, 3e arr. Tél. : 01-42-74-41-28. M. : Filles-du-Calvaire. Tlj 18 h-2 h.
Ce fut l’un des premiers bars cachés de Paris, créé au printemps 2011 dans le Haut Marais, par des pros du cocktail. Pour titiller la curiosité des amateurs, il est dissimulé dans l’arrière-salle d’une mini taqueria. Si, si, il faut bien ouvrir la petite porte au fond pour pénétrer dans cet antre d’inspiration latina : tentures colorées, statuettes de vierge Marie, bougies. Claustrophobes, s’abstenir : le lieu est bas de plafond et souvent bondé…

- Le Perchoir : 14, rue Crespin du Gast, 11e arr. Tél. : 01-48-06-18-48. M. : Ménilmontant. t ouvert tous les jours de 17h à 1h (dès 14h le week-end).
À deux pas d’Oberkampf, rien ne laisse deviner que la porte cochère sombre et banale masque l’un des spots les plus courus de la capitale. Au 6e étage d’un immeuble de bureau quelconque, ce bar-restaurant avec vaste terrasse offre un beau panorama sur les toits de Paris. La formule a tellement plu que l’été dernier, elle s’est exportée tout en haut du BHV, le soir, après la fermeture du grand magasin.

Les bars « sulfureux »

- Orphée Privé : 7, rue Pierre-Fontaine, 9e arr. Tél. : 09-81-29-91-95. M. : Blanche. Mar-sam 21 h-5 h.
On entre dans ce bâtiment haussmannien de Pigalle comme pour rendre visite à des amis. À gauche du couloir, l’entrée discrète suggère le passé libertin de cet ancien sauna. Tout comme les affiches de films désuets érotico-kitsch collées aux murs. Devenu bar de nuit tendance, Orphée Privé évoque aussi l’œuvre de Cocteau, qui vécut dans les étages.

- Carmen : 34, rue Duperré, 9e arr. Tél. : 01-45-26-50-00. M. : Blanche. Tlj minuit-5 h.
Sacrée biographie que celle de Carmen ! Le bar-club à la déco rococo, agrémenté de moulures et colonnes, était autrefois une maison close. Face à l’entrée, la cage dorée est un clin d’œil à cette ancienne activité. Tandis que le nom rappelle que Georges Bizet a composé son célèbre opéra dans l’immeuble, en 1875.

- Raymond Bar : 13, rue Dussoubs, 2e arr. Tél. : 07-82-20-05-37. M. : Étienne-Marcel. Mar-sam 18 h 30-2 h.
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser entendre, ce petit bar-club de Montorgueil n’est pas installé dans l’ex-QG de campagne du Premier ministre centriste. Les volte-face n’étaient pas vraiment politiques dans cette ancienne adresse échangiste, désormais assagie. Au sous-sol, le hammam fait à présent office de fumoir, et ce sont les DJs qui font monter la température, sur le mini dance floor.

Pour en savoir plus

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Texte : Stéphanie Condis

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