La Franche-Comté, au fil de l'eau

Des sources d’énergie

Des sources d’énergie
Marie Borgers

Présente dans les cascades, lacs et rivières, l’eau a permis l’implantation d’activités artisanales. Tanneries, draperies, papeteries ont fleuri sur les rives. Et la tradition artisanale perdure : potiers, sculpteurs…

Le potentiel énergétique de l’eau a joué un rôle déterminant dans l’industrialisation de la Franche-Comté. Son énergie motrice a été exploitée le long des rives du Doubs, de la Loue et de leurs affluents, qui se sont hérissées de moulins et d’usines. L’eau a alimenté forges, scieries, cristalleries… Outre son énergie motrice, les propriétés de l’eau ont donné naissance à un tissu industriel : verreries, salines…

Signe tangible de l’exploitation de la force hydraulique, la taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne fabriquait faux et taillants. C’est l’eau de la montagne, acheminée par un aqueduc, qui enclenchait le mouvement des roues. Mais la fierté de la taillanderie demeure sa mécanique des soufflets, destinés à refroidir les forges. Unique en Europe, elle lui vaut son classement aux Monuments historiques.

Autre exemple d’industrialisation née de l’eau, Salins-les-Bains et ses eaux salées. L’"or blanc" était indispensable à la conservation des aliments, en particulier des fromages et des salaisons. Jusqu’en 1962, cette "Petite Cité comtoise de caractère" a travaillé à l’exploitation du sel dans ses salines (photo), désormais classées à l’Unesco. Ses galeries souterraines du XIIIe siècle sont un lieu historique de l’industrie comtoise.

En surface, le musée du Sel présente la dernière poêle à sel de France et d’émouvants témoignages audio de sauniers. Aujourd’hui, le sel est principalement utilisé pour le thermalisme. Une visite passionnante, que l’on peut coupler avec celle de la saline royale d’Arc-et-Senans.

Texte : Marie Borgers

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