Catalogne : randonnées dans la Sierra de Montsant

Autour de Siurana, à la découverte du canyon

Autour de Siurana, à la découverte du canyon
Siurana © Marie Borgers

Boucle facile de 5 km aller-retour. Dénivelé : 400 m. Départ : Siurana.

Perché sur un éperon rocheux, le hameau de Siurana surplombe de 250 m la pinède, le canyon et le lac artificiel de Siurana, couleur émeraude. Les vestiges d’une forteresse maure rappellent que Siurana fut le dernier bastion maure en Catalogne après la Reconquista.

Le must : arriver au village en fin de journée. Au coucher du soleil, sous la lumière rasante, la pierre rosit. Le site, naturellement photogénique, devient alors follement romantique.

Animées par la vie de quartier, les ruelles mènent à une charmante placette et à une terrasse panoramique, lieux de rendez-vous des riverains et des visiteurs. Au bord de la falaise, une église romane domine le canyon.

Un itinéraire en boucle en contrebas du hameau promet une jolie randonnée, entre massif forestier et garrigue. On descend au fond du canyon pour se la couler douce sur les berges de la rivière.

On quitte le village par le Sender dels Gorgs, qui longe un moment la vire avant de descendre au fond du canyon. L’une des étapes les plus photogéniques de la balade est sans doute le passage sous Le Trône : le long de la vire, le marcheur passe sous un rocher aux lignes étonnamment droites, que l’on croirait taillé par la main de l’homme.

Après la vire, la descente permet d’observer les différentes strates géologiques (calcaire, schiste, grès…) depuis le sommet de la montagne jusqu’à la rivière.

Au fond du canyon coule le rafraîchissant Riu de Siurana, un affluent de l’Èbre, bordé de petites plages de galets blancs. Une piste dans les sous-bois remonte ensuite au hameau de Siurana.

À quelques kilomètres de là, sur le massif de la Siuranella, la grotte de Donya Blanca est taillée dans la roche. On y accède au terme d’une quinzaine de minutes de montée par un petit sentier partiellement recouvert de broussaille, sous les pins et chênes-lièges. La falaise rouge s’accorde à merveille avec le vert de la végétation et le bleu du ciel. Arrivé au pied de la falaise, on longe la roche sur une vire.

Une légende dit que la grotte fut habitée par la fille du comte de Prades. La jeune fille s’était amourachée d’un berger ; son père, mécontent de ces sentiments, la fit alors enfermer ici, où elle finit par mourir de chagrin.

Texte : Marie Borgers

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