L'Éthiopie, sur la route historique d'Abyssinie

Les étapes de la route historique d'Abyssinie

Les étapes de la route historique d'Abyssinie
Panorama depuis Lalibela © luisapuccini - Fotolia

L’itinéraire reliant Addis-Abeba à Lalibela, Axoum, Gondar et Baher Dar est la première destination touristique d’Éthiopie. Cette « route historique », qui s’étend sur plus de 3 000km dans le nord du pays, est une véritable plongée dans l’histoire de l’Ethiopie, au gré de ses capitales.

Ce parcours conduit aux églises de Lalibela, aux châteaux de Gondar et aux stèles d’Axoum. Mais aussi vers des routes caillouteuses à flanc de montagnes, des plaines inhabitées à perte de vue et des paysages de roche et de verdure. Le tout toujours perché à au moins 1500m d’altitude. De quoi donner le vertige !

Axoum, ville des orthodoxes

Tout au nord, non loin de la frontière érythréenne, Axoum est la ville sainte des chrétiens orthodoxes (près de 45% de la population éthiopienne), la capitale légendaire du royaume de la reine de Saba. Son église Sainte-Marie de Sion abriterait l’Arche d’Alliance. C’est à Axoum que s’écrit le lien entre la tradition éthiopienne et le récit biblique : la reine de Saba en serait partie pour rencontrer Salomon à Jérusalem, d'où elle est revenue enceinte d’un fils qui deviendra le premier roi Salomonide, un certain Ménélik Ier.

Axoum est ainsi le berceau de l’Éthiopie, le lieu de naissance de son église et de la dynastie qui régnera sur elle jusqu’à la chute d’Hailé Sélassié, en 1974. Ses chemins bordés de stèles, sortes d’obélisques axoumites dont la plus haute atteint 35 m, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Lalibela, la Jérusalem africaine

Lalibela confronte le voyageur  à un autre moment de l’histoire religieuse. Au 12e siècle, le pèlerinage vers Jérusalem est de plus en plus difficile pour les chrétiens d’Éthiopie. Leur roi, Gäbrä Mäsqäl Lalibela, entreprend alors un chantier immense pour construire la Jérusalem africaine. Les 11 églises de Lalibela en sont le résultat.

Ces monuments rupestres sont creusés à même la roche et leur construction est encore un mystère aujourd’hui. Les habitants racontent que pour y arriver, le roi, devenu saint, reçut l’aide d’anges envoyés par Dieu...

Gondar et Baher Dar

Troisième et dernière capitale avant Addis-Abeba, Gondar, quant à elle, nous projette au 17e siècle éthiopien, à l’époque du roi Fasiladas. Grand bâtisseur, il donna à la ville un superbe palais, que ses héritiers agrémentèrent de leurs propres contributions. Salle de musique, thermes, librairie et écuries royales, Fasil Ghebi devint au fil des siècles un ensemble de constructions qui impressionne par son gigantisme et l’ingéniosité de ses installations. 

Au sud de Gondar, de l’autre côté du lac Tana, Baher Dar ferme la boucle de la route historique. Dynamique et tropicale, cette ville est bien plus qu’une base de départ pour explorer le plus grand lac du pays. Les touristes y affluent pour découvrir les communautés monastiques qui peuplent le lac depuis le 14e siècle. Sans oublier les chutes du Nil Bleu, que beaucoup décrivent comme parmi les plus belles du continent.

Texte : Evélia Mayenga

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