Canton, le dragon de la Chine du Sud

Le système de Canton : la rencontre de la Chine et de l’Europe

Le système de Canton : la rencontre de la Chine et de l’Europe
© Olivier Page

En 1514, les Portugais sont les premiers navigateurs européens à découvrir la rivière des Perles et le port de Canton. Venus d’un petit pays, mais à la tête de la flotte la plus audacieuse de l’époque, ils donnent au Guangdong le nom de Cantão.

Le commerce avec les Chinois commence. Les galions jettent l’ancre dans la rivière des Perles où se font les échanges. Arrivent ensuite les marins et les marchands espagnols, hollandais, anglais, et français.

En décembre 1698, l’Amphitrite est le premier bateau français à atteindre Canton après une interminable traversée de 9 mois. Au retour à Lorient, le 3 août 1700, il livre ses trésors : une cargaison de 167 caisses de porcelaines chinoises. Du jamais vu ! La vente de celles-ci rapporte des sommes mirobolantes. Les porcelaines que l’on trouve encore aujourd’hui dans les salons des malouinières du pays de Saint-Malo viennent de Canton et de ce commerce qui n’était pas… équitable.

Inquiet, l’empereur de Chine établit alors le « système de Canton » pour contrôler sévèrement les échanges commerciaux. Les étrangers n’étaient autorisés à ancrer leurs bateaux qu’en dehors de la ville (à Panyu, à Whampoa). Ils devaient traiter avec les marchands et fonctionnaires cantonais que par l’intermédiaire du Co-Hong, organisme de courtiers maritimes représentant leurs intérêts.

En 1757, Canton devint le seul port de Chine à commercer avec les Européens. Tel était le système exclusif et contrôlé de Canton. Grâce à lui, la mode des chinoiseries a conquis l’Europe galante du 18e siècle…

Texte : Olivier Page

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