Une terre volcanique
Timanfaya - Marie Borgers

Modelée par l’activité sismique, Lanzarote frappe le regard de visions d’apocalypse : océans de lave pétrifiée, nés de raz-de-marée et de coulées de lave. Cette morphologie est dûe aux éruptions des années 1730-1736 et à celle de 1824.

À jamais recouverte de cendres, la vallée de la Geria, une plaine volcanique, conserve une coloration d’ébène. Sur le site de Los Hervideros, les flots déchaînés s’engouffrent au sein des grottes volcaniques dans des gerbes d’écume rugissantes.

Un peu avant El Golfo, la Laguna Verde est apparue à l’issue d’une éruption. Sa teinte vert émeraude se marie avec les couleurs rougeoyantes de la falaise, le noir de la plage de sable et le bleu de l’océan.

Mais c’est dans le parc national de Timanfaya et les Montañas del Fuego que les reliefs sont les plus accidentés – et les plus stupéfiants. C’est ici que s’est jouée la genèse de Lanzarote. Les paysages ont quelque chose de lunaire : cirques de volcans, champs de lave aux plissements solidifiés, cratères, cônes et scories pétrifiés, aux nuances de rouges, d’ocre et de noirs.

La vie ici ne reprend qu’à peine ses droits, quand émerge des éboulis une fleur, quand la lave pétrifiée se couvre timidement de lichens. Sous la terre, à quelques kilomètres de profondeur, une activité volcanique subsiste encore.

Signe du souci de préserver un environnement d’exception, ce territoire surréaliste ne se traverse qu’en navette, ce qui laisse tout le loisir d’admirer cet écosystème fragile.

Texte : Marie Borgers

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