Des Laurentides à l’Outaouais, en passant par l’Abitibi-Témiscamingue, ces trois régions québécoises à la biodiversité précieuse et merveilleuse forment un magnifique kaléidoscope de montagnes, de forêts, de cascades, de lacs et de rivières. Des paysages splendides et intacts qui se prêtent à la randonnée ainsi qu’à l’observation de la faune et de la flore boréale. Mais le Québec ne se résume pas à sa nature exceptionnelle : au fil du voyage, on découvre la richesse et la diversité des identités et des histoires locales, notamment mises en valeur par des sites patrimoniaux comme la Cité de l’Or ou encore par le passionnant Musée canadien de l’histoire.
Le parc national du Mont-Tremblant, diablement beau
Au sud-ouest du parc national du Mont-Tremblant, le premier fondé au Québec en 1895, les abords de la rivière du Diable offrent une variété d’expériences au cœur d’une nature somptueuse, entre lacs et cours d’eau, forêts et reliefs sillonnés de sentiers. Cet environnement préservé s’explore à vélo, en kayak ou en canoë. Une voie plus escarpée et panoramique peut être empruntée grâce à la Via Ferrata accrochée à la paroi de la Vache Noire, à l’entrée du parc du Mont-Tremblant, ce parcours aérien s’élève à plus de 200 mètres d’altitude et enchaîne poutres, ponts et passerelles au-dessus de la rivière du Diable. Tout aussi impressionnantes, la Chute-du-Diable et les Chutes-Croches (secteur de la Diable) se contemplent depuis les belvédères, au détour d’un chemin. Et pour se jeter à l’eau en toute sécurité, direction la plage surveillée de la Crémaillère. De plus, le secteur de la Diable est propice à l’observation des astres, puisqu’il fait partie d’un territoire classé parc international de ciel étoilé, épargné par la pollution lumineuse.
Sentier des cimes Laurentides, la nature à grande échelle
Qui n’a jamais rêvé de surplomber de splendides paysages tel un oiseau ? Avec le Sentier des cimes Laurentides, l’envol se fait progressivement, au fil d’une passerelle en bois qui s’élève doucement au-dessus de la forêt pour mener à une tour culminant à 40 m. Tout au long du parcours, qui s’étend sur 2,7 km aller-retour, et tout en haut de la tour, on admire les panoramas sur la canopée, les environs sauvages et les sommets alentour, comme le mont Blanc et le mont Tremblant. Les visiteurs s’instruisent en s’amusant grâce aux panneaux consacrés à la faune et à la flore laurentiennes. Et ceux qui n’ont pas le vertige apprécient l’immense filet tendu au cœur de la tour, qui leur donne la sensation d’être un oiseau posé sur une branche.
Parc régional Montagne du Diable : cascades, forêt et lacs
Qui n’a jamais rêvé de surplomber de splendides paysages tel un oiseau ? Avec le Sentier des cimes Laurentides, l’envol se fait progressivement, au fil d’une passerelle en bois qui s’élève doucement au-dessus de la forêt pour mener à une tour culminant à 40 m. Tout au long du parcours, qui s’étend sur 2,7 km aller-retour, et tout en haut de la tour, on admire les panoramas sur la canopée, les environs sauvages et les sommets alentour, comme le mont Blanc et le mont Tremblant. Les visiteurs s’instruisent en s’amusant grâce aux panneaux consacrés à la faune et à la flore laurentiennes. Et ceux qui n’ont pas le vertige apprécient l’immense filet tendu au cœur de la tour, qui leur donne la sensation d’être un oiseau posé sur une branche.
Cité de l'Or : plongée dans une riche histoire
Sous terre comme en surface, l’ancienne mine Lamaque de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue, offre une passionnante plongée dans le passé. Le filon d’or découvert en 1923 fut exploité à partir de 1935, l’activité prenant ensuite une ampleur industrielle avant de s’achever en 1985. Aujourd’hui, ce site reconnu comme lieu historique national témoigne des nombreux métiers exercés sur place. Les visiteurs, équipés de casques et de lampes, peuvent descendre explorer des galeries situées à 91 m de profondeur, ou découvrir le laboratoire où l’on analysait la teneur en or des échantillons extraits du gisement afin d’orienter les recherches. On revit également le quotidien des mineurs dans le village historique voisin de Bourlamaque, qui remonte aux années 1930.
Refuge Pageau, à la rencontre de la faune boréale
En 1986, l’ancien trappeur Michel Pageau et sa femme Louise ont créé un centre destiné aux animaux sauvages orphelins, blessés ou malades. Leur objectif : prendre soin d’eux puis les relâcher dans la nature ou, lorsque la remise en liberté est impossible, les garder à l’abri. Le Refuge Pageau, organisme à but non lucratif, s’est depuis largement développé et a été repris par la famille et les proches du couple fondateur, aujourd’hui disparu. La mission demeure la même : accueillir le public pour le sensibiliser et l’éduquer à la faune boréale, tout en racontant l’histoire du lien extraordinaire entre les humains et les animaux. D’ailleurs, Michel était surnommé « l’homme qui parlait aux loups ». Parmi plusieurs centaines de pensionnaires figurent aussi des lynx, coyotes, renards arctiques, ours, marmottes, castors, orignaux et cerfs.
Parc national d’Aiguebelle, aux origines volcaniques
En Abitibi-Témiscamingue, le superbe parc national d’Aiguebelle présente des paysages façonnés par un passé très lointain, marqué par l’activité volcanique et le passage des glaciers. D’un côté, on y observe des failles traversées par des ponts suspendus, des coussins volcaniques et des marmites de géants. De l’autre, des collines morainiques formées par les débris rocheux érodés et transportés par le glissement des masses glaciaires. Et partout, la forêt boréale, idéale pour randonner à pied, ainsi que les lacs et rivières, parfaits pour naviguer en canoë, en kayak ou en rabaska, avec l’espoir d’apercevoir des hérons, des balbuzards, de nombreuses colonies de castors et, peut-être, quelques orignaux…
Lieu historique national d’Obadjiwan–Fort Témiscamingue, au cœur de la traite de fourrure
Le lieu historique national d’Obadjiwan–Fort Témiscamingue, cogéré avec la Première Nation de Timiskaming, transporte le visiteur très loin dans le temps. Le site évoque d’abord la présence, il y a 6 000 ans, des Anicinabeg — ou Algonquins —, peuple nomade qui fréquentait l’endroit au printemps et en été. Les fouilles archéologiques ont mis au jour leurs traces et les vestiges d’un passé plus récent : celui du commerce des fourrures et de la fondation, il y a trois siècles, d’un poste de traite dans cette région au croisement des échanges entre Européens et peuples Anishinabeg. Un fort fut implanté par les Français au bord du vaste lac Témiscamingue, puis disputé par les Anglais, chacun cherchant à contrôler la traite des fourrures. Reconstitutions et installations immersives invitent aujourd’hui à un fascinant périple à travers les siècles.
Parc Oméga, immersion parmi les animaux
Avec ses 890 hectares qui accueillent plus de 700 animaux, le Parc Oméga permet de découvrir la faune canadienne de manière vivante, ludique et instructive. On commence par parcourir en voiture un itinéraire de 12 km pour partir à la rencontre des ours, loutres, wapitis, bisons, orignaux, caribous, mouflons, coyotes ou encore renards argentés. On peut aussi se promener à pied parmi les cerfs de Virginie en liberté ou emprunter le sentier de la Terre des pionniers pour observer les chiens de prairie et les castors, voire les carcajous et les loups gris… à bonne distance, bien sûr. Et pour vivre le grand frisson, des chalets équipés de larges baies vitrées sont proposés à la location, offrant un séjour inoubliable au plus près de la meute de loups.
Parc de la Gatineau, poumon vert de l’Outaouais
Si proche du milieu urbain, le parc de la Gatineau, le deuxième parc le plus visité du Canada, offre pourtant une nature resplendissante qui s’étend sur 361 km2. Ses collines couvertes de forêts, que l’on explore à pied ou à vélo, recèlent de véritables pépites, comme les lacs Philippe, Pink et Meech, dotés de plages et d’activités nautiques. Ne manquez pas le belvédère Champlain, qui offre le point de vue le plus connu et le plus populaire du parc de la Gatineau, avec un panorama spectaculaire sur la vallée de l’Outaouais. Faites également halte au Domaine Mackenzie-King, ancienne résidence d’été du Premier ministre canadien éponyme, qui exerça trois mandats entre 1921 et 1948. L’occasion d’en apprendre davantage sur l’histoire du pays tout en se promenant dans des jardins à l’anglaise et à la française.
Musée canadien de l'histoire, retour aux sources
À Gatineau, sur la berge de la rivière des Outaouais, un bâtiment moderne tout en courbes attire le regard. Signé par l’architecte autochtone Douglas Cardinal, il abrite le Musée canadien de l’histoire, dont les collections invitent à un voyage de quelque 15 000 ans. Rien de moins ! La Grande Galerie impressionne par la forêt de mâts totémiques qu’elle renferme, la plus grande collection mondiale de ce type conservée en intérieur. Elle met en valeur les cultures autochtones, dont la salle des Premiers Peuples révèle toute la richesse et la diversité. Ailleurs, plusieurs espaces déroulent la chronologie du pays à travers des récits de destins humains et des objets anciens, évoquant la Nouvelle-France et la traite des fourrures, la domination britannique, puis le XXe siècle et les enjeux contemporains. Un site exceptionnel.
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