Un sultanat dans la jungle

Le sultan de Brunei

Parmi les multiples histoires et rumeurs qui circulent à propos du sultan Bolkiah de Brunei, on trouve au moins une constante. Malgré le solide passé maritime du pays, Sa Majesté a les pieds sur terre comme le prouvent non seulement sa politique sociale, mais également sa passion pour les chevaux de polo et la conduite de voitures sportives. Suivant le chemin tracé par ses ancêtres depuis six siècles, l’actuel sultan a même fait construire son palais sur la terre ferme, face au village lacustre de Kampong Ayer, magnifique témoin de la gloire ancienne de Brunei.
Ce puissant monarque, issu de la plus ancienne lignée royale survivant dans le monde, a su profiter et faire profiter ses sujets de la manne pétrolière. Si la découverte de l’or noir en 1906 arrive à temps pour empêcher que le sultanat soit phagocyté par ses voisins, ce n’est que dans les années 1970 (soit peu après le dernier couronnement en 1968) que la fortune arrive enfin, lorsque le prix du baril est multiplié par neuf.
 
De nos jours, la source principale de revenus se trouve offshore, dans les plates-formes qui s’étirent le long des côtes de Kuala Belait, le district pétrolier situé à l’ouest du pays. Une autre richesse non négligeable, celle-ci plus épicurienne, provient des eaux poissonneuses des rivières et de l’estuaire du fleuve Brunei, ceinturées de mangroves et de forêts primaires. Entre ces deux zones d’exploitation, le touriste peut consacrer une ou deux journées à la visite de la capitale et du village lacustre, s’investir dans une excursion fluviale menant au parc national de Temburong ou bien se prélasser sur l’une des plages de sable blanc face à la mer de Chine méridionale.

Texte : Claudio Tombari

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