La République dominicaine autrement

Sur les traces des indiens Taïnos

Sur les traces des indiens Taïnos
Julien Nessi

« Le parc national de Los Haïtises témoigne de la présence des Indiens Taïnos dans la région. Los Haïtises signifie "pays de montagnes" en langue taïna », explique Natanael Siriz, un jeune guide dominicain originaire de Santiago de Los Caballeros, la deuxième ville du pays. Situé au sud de la péninsule de Samaná, ce parc naturel immense (plus de 200 km2) et préservé, formé de grottes, d’îlots de formation « karstique » (les fameux « Mogotes ») et de mangroves constitue une belle excursion dans les environs de Las Terrenas.

Au départ de Sánchez, un petit port de pêche où des baraques en bois et en tôles côtoient des maisons plus bourgeoises et grillagées, nous filons à bord d’une pirogue à moteur dans la baie de Samaná en direction du parc. « Les Indiens Taïnos se sont réfugiés dans les grottes du parc pour échapper aux conquistadors espagnols », nous rappelle Natanael alors que nous approchons des îlots en calcaire. Ils ressemblent étrangement à ceux de la baie d’Along, en version dominicaine ! Soudain, une nuée d’oiseaux tourbillonne au-dessus de nos têtes. « C’est l’île aux Oiseaux ! Il y a principalement des frégates et des pélicans à observer », nous précise notre jeune guide, tout en montrant du doigt les deux espèces.

Nous pénétrons ensuite en pirogue à l’intérieur de la mangrove pour rejoindre un petit quai flottant en bois, à l’entrée d’une des trois grottes habitées autrefois par les Indiens Taïnos. Sur les murs de la grotte Linea figurent de nombreuses inscriptions en forme de dessins. « Ce sont des pictogrammes et des pétroglyphes laissés par les Indiens Taïnos. Ils forment un témoignage unique de la présence de ce peuple et de cette civilisation décimés par les Espagnols », précise sur un ton solennel Natanael. Ces peintures rupestres ressemblent à des graffitis et à des dessins d’enfants…

On peut notamment y voir, à l’aide d’une lampe de poche, un enfant en colère, une figure dansante, un requin, un chaman ou encore un crocodile... Une fois dehors, nous filons à travers la baie de Samaná en direction de Sánchez, la tête remplie de ces derniers signes des Indiens Taïnos, les premiers habitants de la République dominicaine…

Texte : Julien Nessi

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