La République dominicaine autrement

Samaná, un petit coin de France ?

Samaná, un petit coin de France ?
Julien Nessi

Îlot de verdure entre mer des Caraïbes et océan Atlantique qui ambitionne de devenir la destination écotouristique de la République dominicaine, la presqu’île de Samaná, bien différente de la Cordillère, possède de nombreux atouts. Des plages sauvages bordées de cocotiers, une végétation luxuriante (orchidées, hibiscus flamboyants, caféiers, manguiers…), une chaîne de montagnes à l’intérieur des terres et des villages où se mêlent avec harmonie touristes étrangers et Dominicains.

Ce bout de terre tropical situé à plus de 8 000 kilomètres de Paris a plu à de nombreux Français… Gérard Prystasz, l’actuel propriétaire de l’hôtel Atlantis, assure la fonction honorifique de Consul honoraire de Las Terrenas. Accoudé au bar de son hôtel, situé au bord de Playa Bonita, il est intarissable sur la présence française à Samaná. « De 2000 à 2200 Français sont installés à Las Terrenas, dans la péninsule de Samaná. Ils sont dans le tourisme, l’hôtellerie, les services et le BTP », confie l’ancien chef personnel de François Mitterrand à l’Élysée. Autrefois village de pêcheurs coupé du reste du pays, Las Terrenas est aujourd’hui une petite station balnéaire appréciée des Français. Une école française scolarise même de nombreux enfants de la communauté.

Tout en sirotant un cocktail à base de rhum, Gérard Prystasz donne ses impressions sur l’évolution de la péninsule. « Il y a 11 ans, il n’y avait pas d’électricité, pas de téléphones portables. Aujourd’hui, les Dominicains ont presque tous un portable et l’électricité fonctionne jusqu’ici. Les habitants de la péninsule de Samaná ont pris 200 ans en 25 ans ! », s’enthousiasme Gérard, avant de préciser aussitôt : « Samaná connaît actuellement un boom touristique et immobilier. C’est l’un des plus grands chantiers de la République dominicaine en construction ». Pas étonnant quand on découvre la beauté sauvage des plages de la péninsule, mais aussi l’intérieur des terres.

Playa Bonita, c’est un peu la carte postale rêvée, avec ses cocotiers qui plongent dans l’eau bleu turquoise et son sable fin. Des kilomètres de rêve, loin des foules et des complexes hôteliers à l’américaine. Peut-être plus pour très longtemps à entendre les Français expatriés sur place : « ça commence à bétonner sec aux alentours. Des investisseurs immobiliers, soutenus par le gouvernement local, s’intéressent de plus en plus au bord de mer vierge et aux collines surplombant les plages », confie un restaurateur français installé depuis plusieurs années dans la péninsule.

Pour l’instant, Samaná offre un compromis idéal pour les vacanciers en quête de plages paradisiaques mais aussi d’excursions nature. Au départ de Las Terrenas, de nombreuses activités sont possibles, comme la route du café en quad, la découverte de la cascade El Limón ou encore – le must – l’observation des baleines à bosse en mer…

Texte : Julien Nessi

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