Au cœur de Naples

Le chant de la sirène

Le chant de la sirène
Jean-Philippe Damiani

A peine sorti de la gare, Piazza Garibaldi, ou descendu du ferry, au Molo Beverello, Naples fait l’effet d’un tourbillon. Trafic des plus chaotiques, hordes de voitures, de taxis et de vespas, feux rouges parfois inutiles, chantier du métro au milieu de la chaussée, marchands de rue pas toujours légaux, conversations animées des habitants : la rue est une scène bruyante et frénétique.

Observer les Napolitains, écouter la musique de leur langue, suivre des yeux leurs gestes théâtraux et codifiés font partie des plaisirs d’un voyage à Naples. L’exubérance semble, ici, un art de vivre. Les Napolitains sont nés, rappelons-le, sous l’ombre d’un volcan.

La légende raconte que Naples a été fondée par la sirène Parthénope. Désespérée de n’avoir séduit Ulysse, elle se serait laissée mourir sur l’îlot de Mégaris, non loin de Naples, à laquelle elle aurait donné son nom.

Des générations de voyageurs ont, par la suite, succombé au chant de la sirène parthénopéenne. Naples (fondée, en fait, par les Grecs au VIIIe siècle av. J.-C.) a longtemps été une ville à la mode. Après la découverte de Pompéi, au XVIIIe siècle, la cité sous le volcan fut l’une des étapes obligées des voyages en Italie très prisés, un siècle plus tard, par les romantiques. Lamartine, Goethe et Stendhal, pour qui Naples était « la plus belle ville de l’univers », comptent parmi les illustres visiteurs de la cité.

Ils vinrent y chercher ce qu’on n’y trouve nulle part ailleurs. Une ville où trois millénaires d’histoire ont laissé des traces, mais qui est tout sauf un musée. Naples vibre de cette vie éclatante qui manque aux cités du nord. De ce point de vue, elle n’a sans doute guère changé depuis les voyages de Goethe ou de Stendhal.

Texte : Jean-Philippe Damiani

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