La saga du Porto
Anne-Marie Minvielle

Le port de Porto, sur la côte atlantique nord du Portugal, a donné son nom au vin… de porto. Le porto, vin de nos grands-mères, vin doux pour les petits gâteaux ? Ces clichés français ne tiennent pas longtemps à la dégustation d’un « bon » vin de porto. D’autres idées préconçues sont également à effacer, car le porto blanc n’est pas meilleur que le porto rouge, le porto se boit en apéritif comme en digestif, voire avec du foie gras, du gibier, du fromage ou du chocolat.

Mais très vite, une question vous brûle les lèvres et les visages se referment à son énoncé : où sont donc passés les vignobles ? C’est alors que vous vous apprêtez à suivre la véritable histoire d’une bouteille de porto. Un parcours qui vous fera remonter les eaux brunes du Douro, d’ouest en est, à plus de 100 km de Porto jusqu’à la frontière espagnole où le Douro devient Duero, avec un total à sa source de 850 km. Vous irez là où le sol schisteux bénéficie d’un climat de plus en plus chaud, pour un vignoble de plus en plus favorable. C’est la haute vallée du Douro et ses propriétaires récoltants sur le terroir A.O.C., dont une partie seulement est exploitée.

Il y a trois manières de remonter le fleuve : en voiture, en train et en bateau. La première laisse libre de ses mouvements, mais la route est sinueuse, encombrée en saison. La voie ferrée suit le fleuve et traverse de beaux panoramas avant de s’arrêter à Pinhão. Le bateau autorise quant à lui des correspondances en train. Mais attention, le soleil est traître et les reflets de l’eau dans cette vallée abritée peuvent taper sur le crâne autant que le porto… Il faut choisir suivant son emploi du temps et la météo.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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