Philippines : trek dans les rizières de Banaue

Manille-Banaue, plus de dix heures de route…

Manille-Banaue, plus de dix heures de route…
Julien Nessi

Manille, la capitale des Philippines, est à l’image des grandes mégalopoles asiatiques, une ville bruyante, surpeuplée, polluée et tentaculaire, où le choc des contrastes est permanent et le rythme infernal. Vingt-quatre heures à Manille suffisent pour vous épuiser, si vous n’êtes pas habitué à la chaleur tropicale et aux bruits incessants de la ville. Dans votre chambre d’hôtel, vous n’aurez plus qu’une idée en tête : fuir le plus vite possible cette ville éprouvante pour mettre le cap sur l’île de Luzon, au nord du pays, où se trouvent les spectaculaires rizières de Banaue, but de votre voyage et objet de vos fantasmes de routard. Pour atteindre les célèbres rizières en terrasses, situées à plus de 350 km de Manille, il vous faudra faire preuve de patience. Comptez dix bonnes heures de route, en minibus ou en autocar, à travers des paysages et des villages de campagne. Dès la sortie de Manille, la végétation reprend ses droits et la terre sa beauté. Sur les bords de la route, plutôt en bon état, palmiers, cocotiers et bananiers forment des silhouettes chaleureuses. Des champs de canne à sucre et d’ananas se succèdent et les premières rizières, avec des zébus, se multiplient à mesure que l’on s’éloigne de la capitale.

À l’entrée des nombreux villages, dont les noms résonnent encore de l’influence hispanique, des groupes d’enfants en uniforme rejoignent le chemin de l’école. Des paysans font sécher des grains de riz, sur de grandes bâches étalées sur le sol. Dans les villages, les maisons sont en tôle ou en palmes. Aux carrefours, des vendeurs ambulants défilent derrière les vitres du minibus en criant le prix d’objets ou d’aliments de toutes sortes qu’ils brandissent à bout de bras. Des tricycles couverts et customisés se frayent un passage dans la circulation tandis que des « Jeepney », sortes de Jeeps américaines allongées, chromées et ornées de décorations multicolores, s’arrêtent pour prendre encore plus de passagers.

Jusqu’à San Jose, dernier grand village avant de pénétrer les premières vallées de la Cordillère centrale, la route est une succession de paysages de campagne et de traversées de villages identiques les uns aux autres. Après San Jose, changement de décor, le relief prend forme et la forêt gagne du terrain. La route devient plus étroite, traverse certains passages délicats, et se transforme en lacets sur les derniers kilomètres. Alors que la nuit tombe, on aperçoit au loin le village de Banaue et les premières rizières en terrasses...

Texte : Julien Nessi

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