Le Licancabur, au-dessous du volcan

L’« accessible » : les environs de San Pedro

L’« accessible » : les environs de San Pedro
Bénédicte Bazaille

Côté Chili, le voyageur a plus de choix : les visites peuvent se faire par agences, nombreuses et fiables, ou en individuel, les routes se révélant tout à fait fréquentables, même sans 4x4 rutilant… Les sites sont bien indiqués, et les quelques pistes encore non asphaltées tout à fait carrossables.

Là encore, c’est un peu le pays des merveilles. Le Salar de Atacama, presque tout blanc, vaut quand même le détour pour sa richesse ornithologique, et notamment sa réserve de flamants. L’occasion de les observer de près et d’apprendre un peu plus sur ces oiseaux, dont, à cette altitude, la vie n’est pas toujours rose.

Tout près de San Pedro de Atacama, la Valle de la Luna et ses environs (vallée de la mort et des dinosaures) vaut qu’on s’y arrête. Les circuits des agences partent tous à 15 h, car le coucher de soleil est compris dans le forfait, mais on regrette vite les arrêts photo chronométrés. Mieux vaut la parcourir à son rythme… ou à cheval ! Pour peu que votre monture soit d’humeur conciliante, la chevauchée dans la vallée de la mort restera inoubliable...

Plus difficile en revanche de se rendre seul aux geysers du Tatio, même si la route est correcte et qu’il y a quand même peu de chances de se perdre en suivant la file des phares des minibus. Il faut déjà se motiver pour un réveil à 4 h du mat ! Après, il faut faire trois heures de bus dans la nuit noire et par des températures glaciales. Mais à l’arrivée, quel spectacle ! L’air froid (il fait - 10 °C au petit matin) crée de gigantesques fumerolles au contact de l’eau des geysers, et le site est couvert d’un épais brouillard aux relents de soufre. Idéal pour ignorer les (nombreux) touristes, en faisant toutefois attention où l’on met les pieds, car l’eau des geysers est brûlante ! Au lever du jour, pour les courageux, bain chaud revigorant dans l’une des piscines naturelles du site.

Enfin, en comptant une journée de route aller-retour, on peut même pousser jusqu’aux lacs Miñiques et Miscanti, deux superbes joyaux au pied d’une chaîne de volcans. Les lève-tôt pourront voir leur couleur varier en fonction de l’ensoleillement. Il est même possible de dormir au refuge, sur place. Paix royale assurée. De toute façon, quelle que soit l’heure de la journée, vu le nombre de visiteurs, on a toutes les chances de profiter seul d’une vision à 360 °C à couper le souffle.

Texte : Bénédicte Bazaille

Mise en ligne :

Chili Les articles à lire

Voyage Chili

Bons Plans Voyage

Services voyage