À pied à Jérusalem

Auteur : Sébastien de Fooz

Editeur : Éditions Racine

262 Pages

À pied à Jérusalem

Par un matin de printemps, Sébastien de Fooz a pris la route, direction Jérusalem, son bâton à la main. À pied à Jérusalem est le récit de son périple entre Gand et la ville sainte. Le catholique a tout quitté à l’appel de l’aventure : emploi, famille, amis. Le marcheur avait déjà foulé les chemins de Saint-Jacques et ceux menant à Rome, mais rien ne l’avait préparé à l’intensité des échanges qui marqueraient sa traversée du Vieux Continent et du Proche-Orient. Six mois durant, Sébastien de Fooz a parcouru une douzaine de pays, extrayant un peu de leur essence au fil de rencontres fortuites, d’esprits curieux, de visages souriants et de mains bienveillantes.
Lorsque la fatigue est au coin de la route et lorsque Jérusalem semble se dérober à l’horizon, les portes des salons de thé, épiceries et gargotes s’ouvrent en chœur. De presbytère en monastère, de boulangerie en orphelinat, d’hôtel de passe en maison familiale, partout le pèlerin est le bienvenu. L’existence modeste de ces quelques Hongrois, Serbes, Bulgares ou Syriens n’entame en rien leur curiosité de l’autre, ni leur altruisme. Ici ou là, les ombres d’un débat de société, d’une guerre ou d’une dictature planent sur les tables des hôtes. Ces âmes tiennent la lanterne du pèlerin en marche, réchauffant un cœur que l’épuisement laissait en proie au doute. Ils le délivrent des préjugés par la providence de leurs invitations, l’intimité de leurs confidences.
Mais la route est aussi jalonnée d’obstacles : orages, passages à niveau, éclaboussures de camions, traversées de montagnes, postes de frontière et interrogatoires en règle sont le lot du voyageur. Qu’importe, le périple n’en est pas moins riche en petits et grands bonheurs : le passage du Danube, les retrouvailles éphémères avec les proches, le partage d’un bout de chemin, la visite de Saint-Paul de Tarse, l’entrée dans Damas ou l’apparition des premières oliveraies.
Sébastien de Fooz a marché dans la lumière de la foi, une Bible pour compagne et des prières pour leitmotiv, la recherche de ses limites et la redécouverte de soi comme moteur. Il porte jusqu’à Jérusalem les prières intimes et collectives des hommes, en missionnaire aveugle à leur religion. Après la déconstruction et la reconstruction, c’est un homme nouveau qui dépose une pierre de Dachau et les espoirs de l’humanité au creux du Mur des Lamentations. Pour la postérité, sinon pour l’éternité.

Texte : Marie Borgers

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