Ararat, sur la piste de l’arche de Noé

Auteur : Édouard Cortès

Editeur : Presses de la Renaissance, coll. Esprit de voyage

232 Pages

Ararat, sur la piste de l’arche de Noé

« On cherche donc une structure de bois taillée de main d’homme, à une altitude entre 3 800 et 4 200 m, enfouie dans la glace au fond d’une crevasse. » L’alpiniste Sylvain Tesson, qui accompagne l’auteur dans son expédition, résume très bien la situation non loin du terme de ce livre – qu’il préface, par ailleurs. Tout a commencé lorsque le destin a placé le journaliste voyageur Édouard Cortès en présence d’un petit morceau de bois vieux de plusieurs milliers d’années. Il provient du mont Ararat, lui assure-t-on, là où se serait échouée l’arche de Noé. Tel Tintin, notre héros organise alors très vite et sans hésitation une opération pour savoir si, sur place, on peut trouver des traces de cette arche. A-t-elle jamais existé d’ailleurs ?
Il se rend d’abord à Venise où, dans la basilique Saint-Marc, on peut admirer des mosaïques sur cet épisode biblique qui raconte comment Noé a sauvé du déluge toutes les espèces vivantes. Dans son carnet de voyage, Cortès insère ses notes de lecture et nous expose quelles sont les thèses en vigueur du côté théologique, historique et scientifique. Le mythe d’un déluge envahissant le monde, de même que celui de Noé, quel que soit son nom, se retrouve dans quasiment toutes les cultures, sur tous les continents.
Passé par Istanbul, Cortès longe la rive sud de la mer Noire et grimpe sur le plateau anatolien en direction de l’Ararat. Anciennement arméniens, les environs de la montagne sont à présent kurdes. Le reporter se rend à Üzengili pour voir une « arche » de pierre en forme de bateau. Cette création de la nature est « vendue » comme étant le fossile du vaisseau de Noé. Lequel a même son tombeau à Cizre. Voilà qui n’est pas bien raisonnable…
À Doğubayazit, point de départ des randonneurs qui veulent monter au sommet de l’Ararat – il en vient du monde entier –, Cortès rencontre des chercheurs d’arche et des guides hauts en couleur. Et puis, rejoint par Tesson et le photographe Thomas Goisque, le voici qui grimpe en direction du glacier Parrot où, peut-être, se trouve la fameuse structure de bois. Nos aventuriers de l’arche perdue vont-ils réussir leur projet ? Vous le saurez en lisant ce sympathique ouvrage au style fluide et enlevé. Comme le dit Sylvain Tesson : « En avant… arche ! ».

Texte : Michel Doussot

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