Seule sur le Transsibérien

Auteur : Géraldine Dunbar

Editeur : Transboréal

292 Pages

Seule sur le Transsibérien

Géraldine Dunbar est une authentique passionnée de la Russie, de ses paysages, de sa culture, de ses gens et de sa langue, à laquelle elle a consacré une bonne partie de ses études. Elle y a d’ailleurs vécu de 1996 à 1999, avant de rentrer travailler en France. Et, un beau jour de 2004, elle a décidé de larguer les amarres pour tenter la grande aventure et vivre un rêve de gosse : traverser ce fascinant pays-continent en Transsibérien, soit 9 288 km de train.
Plus proche d’un carnet de voyage que d’un récit, Seule sur le Transsibérien retrace l’odyssée de cette routarde slavophile qui a embarqué à Moscou pour atteindre, après plusieurs mois de voyage, l’extrême-orientale Vladivostok. Géraldine Dunbar a pris son temps et a voyagé à la « russe », en ne négligeant pas les inconfortables banquettes des wagons de 3e classe.
À l’ordinaire, un tel parcours prend une semaine. Notre voyageuse a préféré faire de nombreuses haltes sur la route du Pacifique. C’est ainsi qu’elle a pu prendre le pouls d’un pays en pleine mutation où cohabitent traditions ancestrales, vestiges du communisme et sirènes clinquantes de la société de consommation. La Russie, décrite avec pertinence par Dunbar, apparaît comme un pays fortement contrasté. Au fil des kilomètres, le dense chaos urbain de la région moscovite s’efface au profit de la ruralité rugueuse des environs du lac Baïkal et de la splendeur de l’immensité sibérienne.
Plus qu’une collection de paysages, un pays se découvre par ses habitants. Tout au long de son voyage, Géraldine Dunbar a rencontré des Russes dont elle nous livre des portraits tour à tour drôles, émouvants ou cocasses. Sa plume, qui respire l’empathie, invite à la sympathie. En dépit de certaines répétitions et d’un sentiment de lenteur inhérents au genre « carnet de voyage », Seule sur le Transsibérien se lit avec le plaisir de la découverte mêlé à une pointe d’émotion : celle de parcourir une authentique déclaration d’amour au peuple russe. Enfin, à ceux qui seraient tentés par l’aventure, Géraldine Dunbar offre, en fin d’ouvrage, un bref guide pratique du Transsibérien et une anthologie de textes sur le train dans la littérature russe. Bons baisers de Vladivostok !

Texte : Jean-Philippe Damiani

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