Jérusalem / Tel-Aviv : si loin, si proche

Jérusalem, un formidable théâtre humain

Jérusalem, un formidable théâtre humain
Jean-Philippe Damiani

Une ville-musée, Jérusalem ? Il n’y a qu’à voir l’animation parfois chaotique qui règne dans ses rues pour se persuader du contraire. À la gravité intemporelle des sanctuaires religieux font écho les échoppes bariolées des souks, les parfums d’épices et l’agitation permanente d’une foule bigarrée.

En partant du quartier juif de la vieille ville, descendez, par exemple, Jewish Quarter Road, qui devient Suq Kahn Ez-Zeit à l’approche de la porte de Damas. En moins de 15 minutes, les rues tranquilles bordées de synagogues laissent la place au souk arabe. Impression de changer de monde, en quelques centaines de mètres à peine…

Peu étendu, le Vieux Jérusalem est divisé en quartiers musulman, chrétien, arménien et juif. Les frontières y sont invisibles, mais on les devine en observant les passants : juifs harédim vêtus de noir, pèlerins, femmes voilées ou hommes en djellabah.

Hors des remparts, la ville nouvelle, où vit l’immense majorité des Hyérosolymitains, n’a cessé de s’étendre depuis 1860. Le centre de Jérusalem-Ouest se situe autour de la place Sion, d’où partent Jaffa Road et Ben Yehuda Street, une rue piétonne bordée de commerces. Dans un style plus chic, au pied des remparts, le quartier de Mamilla, tout en pierre blonde, aligne magasins de luxe, bars et restos.

A quelques rues de là, changement d’ambiance à Mea Shearim, le quartier des harédim, ces juifs qui observent strictement la religion et que l’on reconnaît à leur large chapeau noir et à leurs papillotes.

Plus loin sur Jaffa Road, l’effervescent marché de Mahané Yehudah (photo) est bien sympathique, avec ses étals de fruits colorés, ses épices et ses falafels. Un éclatant théâtre humain, dont l’atmosphère rappelle celle de la porte de Damas, qui ouvre sur Jérusalem-Est.

Le soir, les restos et bars de Nahalat Shiv’a, derrière la place Sion, se chargent de l’animation nocturne. C’est ici qu’il faut venir pour faire des rencontres : la majorité des Israéliens parle l’anglais – et certains le français.

Texte : Jean-Philippe Damiani

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