Nord-Ouest de l’Argentine, sur la route des Andes

Tilcara, le village de l’éternel printemps

Tilcara, le village de l’éternel printemps
Olivier Page et Bertrand Deschamps

A 22 km au nord de Purmamarca, juste après la région de la Paleta del Pintor (la « Palette du Peintre »), où les montagnes aux flancs rocailleux portent les formes et les couleurs du temps, nous sommes déjà à 2 465 m d’altitude. Une petite route conduit au village de Tilcara, « l’étoile filante » en quechua.

Autrefois, avant l’arrivée des conquérants espagnols, la région était peuplée d’ethnies rattachées à la grande famille inca. Si l’empereur Atahualpa revenait sur terre, il pourrait comprendre ce que ce garagiste me dit en langue quechua, alors que je répare mon pneu crevé : « Ce n’est pas parce que l’on a un clou dans le caoutchouc qu’il faut passer à Tilcara comme une flèche !» Bien au contraire, cette petite bourgade en plein essor mérite une halte, notamment pour sa pucará, forteresse de l’époque inca construite au sommet de la colline.

Voilà le plus dynamique village de la Quebrada, stimulé par l’afflux de jeunes routards argentins et de touristes étrangers. Ils viennent nombreux en janvier, à l’occasion du festival Enero tilcareño, mais aussi pendant le carnaval, la Semaine sainte, le festival célébrant la Pachamama (la Mère de la Terre, la grande déesse de la création inca) en août, etc. Juillet, août et septembre sont des mois agréables pour séjourner : la température est la même à Tilcara toute l’année. Une région bénie par la Pachamama.

Texte : Olivier Page

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