Vietnam, portraits sur la route Mandarine

Lydia Chu Van Loir, la solidarité familiale trans-culturelle

Lydia Chu Van Loir, la solidarité familiale trans-culturelle
Olivier Page

Lydia travaillait à Paris dans le commerce international quand son père, Tien van Chu, est décédé. Celui-ci s’était engagé à 21 ans dans l’armée française, avait fait la Seconde Guerre mondiale et participé à la libération de la France. Démobilisé, il était resté en France, et y avait fondé une famille.

Après sa mort, Lydia part à la recherche de sa mémoire. Elle n’a qu’une information, le nom de son village natal, Lang Hoai, dans la province de Cao Bang, à 5 kilomètres de la frontière chinoise. Une bourgade de montagne peuplée de Nung, une des 54 minorités ethniques du Vietnam. Au fil de ses recherches, elle entre dans une maison. Un homme lui dit : « Je suis le mari de ta cousine ». Lydia découvre stupéfaite une photo épinglée sur un mur où elle figure auprès de son époux et de ses enfants !

Pas de doute, elle a bien retrouvé la famille perdue de son père. Ces retrouvailles émouvantes ont changé sa vie. Elle fraternise avec sa tribu, et fonde en 2007 l'association franco-vietnamienne Dam Chu pour le développement du village. L’école maternelle et le collège reçoivent des équipements neufs. L’eau courante arrive enfin au cabinet médical. Des routes sont ouvertes pour permettre aux habitants de gagner facilement le marché local sans s’embourber. La mémoire et l’empathie ont donné à Lydia le fil vital avec lequel elle retisse sa propre histoire dispersée.

Texte : Olivier Page

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