Alentejo, le Portugal vu des prés

La plus grande province du Portugal, aussi vaste que toute la Belgique. Un gigantesque océan de plaines dont les ondoyantes collines se couvrent de fleurs au printemps composant un paysage semblable à une toile de Nicolas de Staël. L’Alentejo se prête à merveille pour les autotours et pour les découvertes gastronomiques associées au tourisme rural.

En route pour l’Alentejo

En route pour l’Alentejo
Claudio Tombari

L’Alentejo ? Située au-delà du Tage (« Alem do Tejo ») par rapport à Lisbonne, cette vaste région, qui s’étend du sud de la capitale à l’Algarve, est le cœur rural et le grenier à blé du Portugal. Une terre au climat rude, alternant plaines et collines, faiblement peuplée. Pour s’y rendre en voiture depuis la France, les distances sont considérables et les portes d’accès nous paraissent toutes attrayantes.

Depuis Hendaye, on peut aligner quelques villes espagnoles (Burgos, Valladolid, Salamanque), faire une ou deux escales, puis entrer au Portugal par Castelo Branco et rejoindre Portalegre comme première étape du périple portugais. On aurait tort de se limiter aux grandes villes comme Evora, incluse par l’Unesco dans le patrimoine de l’humanité, pour rayonner ensuite. Pour goûter aux merveilles culinaires de la région, les bonnes adresses sont toutes éparpillées et toutes aussi tentantes les unes que les autres.

Quel dilemme ! Il vaut mieux choisir de sillonner la région dans son ensemble, étant donné le nombre de bons coins pour la culture, la nature, la gastronomie et même un superbe littoral pour finir en beauté.

Franchir les frontières

Franchir les frontières
Francisco Almeida Dias/Turismo de Portugal

Ça y est, Hendaye-Irún est derrière nous, on se dépêche de s’y éloigner avalant des kilomètres. Adiós au pays basque toujours vert, le ventre ibérique annonce le règne du soleil et des terres désertiques, plus propices à un trip de vacances road-movie. Enfin, sur la carte, deux villes portugaises équidistantes de la frontalière Badajoz. Si celle-ci n’a aucun charme apparent, la surprise vient comme promis en franchissant les limites : ce sera d’abord une incursion par Campo Maior suivie d’Elvas.

Campo Maior n’est pas Campo Formio et encore moins les Champs-Élysées. Mais quelle différence avec les monoblocs en briques apparentes qui ont ponctué notre route jusque là ! Les champs de blé dominent les environs. Puis, une jolie place centrale autour de laquelle les pneus de notre bolide tambourinent sur les pavés, heureux de se mettre sous le caoutchouc autre chose que du goudron brûlant. Sous l’ombre des orangers et au pied de la statue de la célébrité locale ‒ rien d’autre que le président du club de foot, grand entrepreneur du café et maire dans ses heures libres – deux jeunes cadres pas pressés nous indiquent un resto où l’on mange, dit-on, très bien.

Cap alors sur l’Aperta Azeite, un ancien pressoir à huile, devenu discothèque, avant d’être reconverti en resto avec sa déco laissée en l’état. De l’extérieur, on aperçoit la salle colorée à l’orientale et une carte avec des spécialités 100 % portugaises. Une sympathique serveuse nous explique que cela fonctionne selon le principe d’un chef étranger en résident (toujours les références à la boîte de nuit…) revisitant les saveurs locales. Et c’est bougrement bon, pas cher, original, copieux, bien présenté, fin des adjectifs et début d’un périple gastronomique sous les meilleurs auspices !

Le seuil entre tradition et modernité

Le seuil entre tradition et modernité
Claudio Tombari

Retour à pied sur le square-jardin qui fait office de promenade et d’entrée dans la vieille ville ombragée. On s’attendait à un Portugal profond, mais les premières impressions nous rapprochent plus de Lisbonne ou de Barcelone. Luz, la serveuse, nous a présenté le chef résident du resto, un Français heureux qui va faire ses armes à Campo Maior. « C’est la proximité de l’Espagne », nous assure-il « qui crée ici et à Elvas une volonté de se moderniser ; jeunes et moins jeunes aiment sortir, s’amuser. » Et d’ajouter : « Ne ratez pas le musée contemporain d’Elvas et bien sûr les pruneaux du pays. »

À dix kilomètres de la frontière espagnole, Elvas était jadis une place forte où demeure le plus bel exemple d’architecture militaire du Portugal. Étonnamment animée, la proximité de Badajoz crée une sorte d’émulation de part et d’autre de la frontière qui se traduit par une vie culturelle stimulante. Ici, on n’est ni dans un joli village blanc et endormi à donjon, créneau et mâchicoulis, ni dans l’Alentejo désertifié. Plutôt dans une ville moyenne et vivante.

Elvas, comme Mourão, Monsaraz ou Marvão, fait partie d’une suite de citadelles fortifiées qui suivent le tracé de la serra et le parcours du fleuve Guadiana. Si la ville ne se libéra de l’occupation maure qu’en 1230, cent ans après Lisbonne, les remparts, eux, furent construits à partir du XVIIe siècle, en étoile, à la Vauban, avec courtines, fossés et trois portes fortifiées. Car ces bastions érigés au cours du Moyen Âge ne défendaient pas seulement ces contrées contre l’envahisseur impie, mais surtout contre le voisin espagnol convoitant les chevaux lusitaniens, réputés pour la guerre.

De nos jours, les tours de guet surplombent les cars de touristes qui approchent. Car on mange moins cher et mieux de ce côté de la frontière. Les petits villages sont bien préservés, le service est attentionné et tout respire ce contentement d’être comme on est, sans démesure, ce profil bas qui sied si bien aux Portugais et que l’Europe entière leur envie.

Mais revenons à la réjouissante modernité de ce petit musée de province. En fait, Monsieur António Cachola, natif d’Elvas et collectionneur de son état, a voulu exposer des œuvres appartenant à des jeunes artistes portugais. Surprise dès l’entrée avec une pièce fonctionnelle, le Wash & Go ; deux rouleaux tournants composés de collants bariolés, comme pour dépoussiérer les visiteurs de tout préjugé. Une fois à l’étage, une deuxième surprise nous attend avec un amas de fer et cordes dans une magnifique salle couverte d’azulejos. Les expos changent selon les saisons, mais la cafét’ du 5e étage, design et avec terrasse pour se prélasser, reste fidèle au poste.

Rase les murailles et marche à l’ombre

Rase les murailles et marche à l’ombre
Claudio Tombari

Le regard au loin et la carte routière nonchalamment posée sur les genoux, on se met à rêver des autres villes frontalières avec l’Espagne : Monsaraz, Mourão, Mértola… Remparts contre l’ennemi certes, mais aujourd’hui ces murailles protègent du soleil de plomb.

À Monsaraz, on gravit les rues pavées pour parcourir la vieille citadelle qui se dresse bien mignonne, avec son église, son musée religieux et ses maisons du XVIe siècle. Le patrimoine est parfaitement mis en valeur ; pas un fil électrique en vue, pas une antenne de télé, éclairages dissimulés à la nuit tombée… on peut la trouver presque trop apprêtée, mais la petite ville-musée mérite le détour. Elle vaut aussi pour les amateurs de calme et des randonnées (à pied ou à cheval) avec les chemins alentour, dont ceux qui descendent de la colline en direction de Telheiro (belle fontaine du début du XVIIIe siècle, dont l’eau est d’une grande pureté).

Quelques kilomètres encore et un autre piton éclot au milieu des champs. C’est à Mourão, plus moderne que Monsaraz, où l’on s’est arrêté pour le dîner chez Joaquim, le propriétaire de l’Adega Velha. Avec ses voisins, tous amateurs de fados, ils se retrouvent chaque soir autour du comptoir pour pousser la chansonnette. Les plats vont de pair avec le décor, tout de salles voûtées, de la taverne : cozido de grão (porc, pommes de terre, pois chiches) ou feijão com chouriço (haricots noirs et chorizo)… heureusement que ce soir là il soufflait un petit vent frais sur les plaines…

De Mértola, on garde dans nos mémoires un repas plus léger et une montée vers le château tout aussi instructive que digestive. On dit que c’est le bourg le plus maure du Portugal et on ne le démentira pas, surtout à l’intérieur de l’église avec ses traces du passé maure. Là-haut, le murmure du Guadiana nous rappelle la fraîcheur que l’on retrouvera enfin dans le café de la place centrale, le haut mur chaulé défiant les rayons de midi.

Départ de campagne

Départ de campagne
Claudio Tombari

Beja et Serpa, c’est l’Alentejo agricole dans toute sa splendeur. Beja est au Bas Alentejo ce qu’Evora et Portalegre sont au Nord : une capitale de province. Elle a un joli centre piétonnier, des petits bijoux architecturaux d’art baroque, un musée pour les amateurs d’art religieux, de taille et de dorures, une pousada installée dans un couvent du XIIIe siècle pour ceux qui ont la chance de dormir chic et une pâtisserie où déguster des douceurs conventuelles à vous inciter à prononcer vos vœux.

Serpa, superbe village blanc, est un autre condensé de joie de vivre : ruelles pavées qui serpentent le centre-ville, belles maisons anciennes parfaitement entretenues, bougainvillées mauves recouvrant les murets, gazouillis des hirondelles, bref la carte postale à chaque angle de rue !

Goûtez un peu à ces petites œuvres de l’art pâtissier tout en finesse, croquez dans ce petit fromage de chèvre de Serpa, faites fondre dans votre bouche une queijada au bon fromage frais et tout à coup une autre dimension des sens s’ouvrira à vous ! Ajoutez les qualificatifs que vous voudrez ; « divin » si vous êtes croyants, « un projet d’avenir » si vous faites de la politique, « authentique » si vous penchez du côté écolo. Mais allez-y sans faute.

Un tiercé gagnant : Portalegre, Marvão et Castelo de Vide.

Un tiercé gagnant : Portalegre, Marvão et Castelo de Vide.
Claudio Tombari

On sort des plaines agricoles pour monter sur la Serra de São Mamede, la fraîcheur se fait sentir. Vignobles, forêts de chênes, de châtaigniers, d’eucalyptus, d’amandiers… autant d’appels à la randonnée dans les sentiers balisés de la moyenne montagne. On est toujours proche des massifs à la frontière espagnole, mais le côté verdoyant nous a fait oublier les paysages agricoles si propres à la région.

Côté villes, Portalegre tient bien son rôle de préfecture de province. Le vieux centre a été dépoussiéré. C’est un plaisir de monter vers la cathédrale, depuis la fontaine du Rossio sur fond de façade baroque du Palais Póvoas, en arpentant les voies commerçantes Luís de Camões et do Comércio, bordées de façades à azulejos et de boutiques d’un autre âge. Moins homogène architecturalement que ses autres voisines tout aussi fortifiées et médiévales, elle possède néanmoins une certaine personnalité, notamment par les façades baroques et par ses musées et sa cathédrale qui en font une étape vraiment intéressante.

Si vous avez raté Monsaraz, il serait impardonnable de passer à côté de Marvão, l’autre nid d’aigle de l’Alentejo. Ça monte, ça descend, le paysage qui domine les plaines est de toute beauté ; les environs (Portagem, Santo António das Areias) valent le coup pour les étapes gastronomiques. Pour dormir, Castelo de Vide offre le plus large choix et bon nombre de pâtisseries-boulangeries servent des repas pas chers. Le quartier juif de Castelo est encore une rareté dans cette région où maures et chrétiens se sont disputés le territoire.

L’autre rareté du coin est l’ensemble archéologique Das Meadas sur la route entre Castelo de Vide et Portalegre. Le Menir da Meada est le plus grand monolithe granitique découvert à ce jour dans toute l’Europe. Haut de 7 mètres et d’un diamètre de 1,25 mètre, l’imposant cylindre isolé et à forme résolument phallique constituerait un témoignage du culte à la fertilité. L’une des interprétations possibles de l’érection (sans mauvais jeu de mots !) de colossaux mégalithes dont le Menir da Meada, résulterait du passage des sociétés primitives du stade de chasseurs-cueilleurs aux débuts de la culture maîtrisée des sols. La mère terre revêt alors une importante capitale dans la subsistance de ces populations et on l’honore en dressant un monument fécondateur à ses dimensions. À moins qu’il ait été pondu par la lune… qui sait ?

Estremoz vs Evora

Estremoz vs Evora
Claudio Tombari

Ni un conseil, ni une affirmation catégorique, simplement un choix : je préfère Estremoz à Evora. Certes, Evora n’est pas Venise ni une destination de tourisme de masse. Mais le sens de l’accueil et de l’hospitalité est tellement courant dans l’Alentejo que l’on est un peu surpris de constater que les mœurs ici sont un peu plus âpres. Ceci dit, le classement comme patrimoine de l’humanité a bien arrangé les choses. Evora arbore un lifting bien réussi : se promener au centre-ville presque entièrement piéton est un vrai bonheur. La ville a subi un nettoyage de ses façades de pierre blonde et de ses murs blanchis à la chaux couleur sucre.

Derrière les remparts remarquablement restaurés, les empreintes des différents envahisseurs-bâtisseurs sont visibles : temple de Diane pour les Romains, église São Francisco de style gothico-mudéjar ciselée par des mains maures, l’ancienne université jésuite, les colonnes torsadées et massives puis les fenêtres finissant en nœuds épais œuvre des rois manuélins… Dans une totale harmonie architecturale, elle offre un panorama des civilisations qui sont passées par là. Et, aux Lisboètes qui s’y installent de plus en plus nombreux, elle offre le charme et le calme d’une ville provinciale tout en proposant les services. Résumons : du patrimoine, du joli, du propret… de quoi contenter la population, conforter les autorités locales dans leur choix politiques et ne pas décevoir les touristes.

Estremoz offre moins de certitudes et plus de surprises. Pour commencer, une ville basse et une ville haute… en général cela s’avère un bon auspice, signe de diverses phases d’occupation du sol, de disparités architecturales et sociales. Ensuite, Estremoz est réputée pour son marbre qui rivalise d’éclat avec celui de Carrare et orne les autels des églises, la façade Renaissance du Palais Ducal de Vila Viçosa et même les pavés du quartier médiéval d’Estremoz.

Aux pieds du cimetière d’Estremoz, un énorme gisement est toujours en exploitation. L’extraction se fait à plus de trente mètres de profondeur. Vue plongeante sur la carrière où les ouvriers ont l’air de playmobils et les bulldozers de voitures de collection. L’effet de distorsion et d’irréel se prolonge dans l’horizon planté de tombes et de caveaux suspendus au bord du précipice et au milieu des grues. Paysages de frissons ! Du reste, un château, un musée municipal, un autre rural, un autre d’art sacré… et aux environs, la visite à ne pas manquer de la jolie ville de Vila Viçosa.

L’Atlantique à l’horizon

L’Atlantique à l’horizon
Claudio Tombari

Cap à l’ouest, vers le parc naturel du sud-ouest alentejain et la côte vicentine. Un autre Alentejo, pas si loin des prés, des oliviers et des chênes-lièges mais avec une façade maritime enviable, car vaste et surtout peu construite. Sur cette zone protégée (classée parc naturel depuis 1995), qui s’étire sur un total de 75 000 hectares de la partie ouest de l’Algarve et longe toute la bande atlantique de l’Alentejo, se dessinent de belles plages tranquilles et des spots de surf. Des anses qui se découpent tout au long du littoral, protégées par des falaises aux tons d’ocre, de jaune et de marron sublimées par le bleu intense de l’océan.

Et, au milieu de ces paysages préservés de dunes et de garrigues, on trouve une bonne infrastructure de campings, auberges de jeunesse et pensions. La ville d’Odeceixe marque la limite entre Algarve et Alentejo ; on trouve ensuite la station balnéaire de Zambujeira do Mar à 18 kilomètres seulement d’Odeceixe et à 31 kilomètres de Vila Nova de Milfontes, l’autre grande étape balnéaire du coin. Il faut alors emprunter la route qui traverse les plaines agricoles, plus courte que la nationale et bien plus agréable.

Zambujeira accueille chaque année un festival de musique électronique, le Sudoeste ; autrement, c’est un village paisible avec une belle plage en contrebas où le temps s’arrête lors des sublimes couchers de soleil. Vila Nova de Milfontes se trouve à l’embouchure de la rivière Mira. Ses plages, prisées des lisboètes, proposent une belle rencontre avec l’Atlantique. Pas grand-chose à y voir, mais une halte vaut le coup pour l’ambiance détendue, la bonne gastronomie et les plages.

Fiche pratique

Fiche pratique
Claudio Tombari

Pour préparer votre voyage, consultez notre fiche Portugal.


Office du tourisme du Portugal

Comment y aller ?

Outre la voiture, nombreux vols quotidiens vers Lisbonne depuis la France. La low cost EasyJet propose des allers-retours à partir de 91 € au départ de Paris CDG et de Lyon.
À Lisbonne, il vaut mieux louer une voiture. On peut également se déplacer en train ou, mieux, en autocar.
Où dormir ?

- Herdade da Barbosa : à 6 kilomètres d’Estremoz, entre les villages de Sotileira et São Bento do Cortiço. Tél. : 268-32-45-10. Chambres doubles avec bains 65 €, petit déj compris, pour un séjour de 2 nuits mininum ; sinon, compter 80 € pour une seule nuit. Table d’hôtes sur demande 15 €. Résa conseillée. Une magnifique propriété de 300 hectares dans laquelle on trouve même un étang pour la pêche.

- Quinta da Espada : sur la route d’Arraiolos, à 4 kilomètres du centre-ville d’Evora. Tél. : 266-73-45-49. E-mail : isabelcabral@quintadaespada.com. Roulez lentement pour ne pas manquer la pancarte bleue après l’estaleiro. Suivez ensuite, sur votre droite, le chemin qui mène jusqu’à cette ancienne ferme traversée par l’aqueduc d’Évora, construit en 1531. Chambres doubles avec meubles typiques 65-85 €, petit déj compris. Appartements pour 4 personnes, avec 2 chambres chacun, totalement équipés, mais sans petit déj à 170 €/jour (minimum 3 nuits).

- Solar das Avencas : parque Miguel Bombarda, 11 à Portalegre. Tél. : 245-20-10-28. Prendre la rue qui monte à gauche de l’office de tourisme et longer à droite. Chambres doubles avec bains environ 70 €, incluant le petit déj composé de produits régionaux. Derrière la façade baroque se cache une étonnante maison noble du XVIIIe siècle, proposant cinq chambres d’hôtes tout simplement historiques.

- Casa do Adro : rua Diário de Notícias, 10 à Vila Nova de Milfontes. Tél. : 283-99-71-02. info@casadoadro.com.pt. Toute l’année. Doubles 65-85 € avec petit déj selon saison. Près du fort, voici l’adresse de charme de Vila Nova. Plein de détails raffinés, de la déco au petit déj servi sur la terrasse. Sept chambres au total dans cette maison du XVIIe siècle dotée de tout le confort moderne. Accueil gentil de la senhora Idália.

Où manger ?

- Casa Alentejo : Alto da Boa Vista, à Varche, à 3 kilomètres d’Elvas ; la bifurcation est sur la gauche en allant vers Lisbonne. Tél. : 268-62-03-59. Portable 936-29-47-28. Tous les jours sauf jeudi (sauf jours fériés) et début juillet. Menus 7,50-10 €, sinon, prévoir environ 15 € pour un repas. Salle intérieure sur deux niveaux, gaie et rustique. Terrasse couverte et coin bar pour les habitués. Différents menus pour une à quatre personnes, vraiment copieux, avec entrée, soupe, plat, dessert, jarre de vin et café. Plusieurs plats avec le porc noir en vedette, grillé ou en sauce. Pour les allergiques : morue et fruits de mer.

- Taberna do Adro : Largo João Dias de Deus, 1, à Vila Fernando, à 14 kilomètres d’Elvas en direction de Borba par la N4. Croisement avant Terrugem. Traverser la campagne et, une fois au joli village de Vila Fernando, suivre le panneau Barbacena. Tourner à gauche deux rues plus loin. Le resto se trouve à droite de l’église. Tél. : 268-66-11-94. Tous les jours sauf mercredi. Compter environ 13 € pour un repas. Deux salles taille maisons de poupée, soignées et mignonnes à souhait, couvertes de vieilles assiettes et de vaisselle familiale. Dans ce petit bijou rustique chic, quatre tables et des tabourets où l’on se pose pour déguster les merveilleuses tapas (charcuterie, tortilla, fromages…) en attendant que la proprio vienne vous proposer ses trois ou quatre plats du jour, au choix de poule, porc ou morue.

- Adega Velha : rua Dr Joaquim Vasconcelos Gusmão, 13 à Mourão. Tél. : 266-58-64-43. Tous les jours sauf le lundi. Compter environ 15 € pour un repas très copieux. Se présenter tôt, les cuisines ferment vers 14 h pour le déjeuner et 20 h pour le dîner. Une institution du village, service sans chichis, mais cela donne le ton de cette taverne (tasca) populaire.

- Tasca do Celso : rua dos Aviadores à Vila Nova de Milfontes. Tél. : 283-99-67-53. Tous les jours sauf le lundi. Repas 20 €. De l’office de tourisme, aller vers la plage puis, au rond-point, prendre la première rue à gauche. Petite taverne très discrète, éclairée par une lumière le soir et surtout joliment décorée. Une carte sage et originale à la fois, avec des spécialités de l’Alentejo comme les migas et les classiques cataplanas, caldeiradas, pieuvres en sauce, calmars et autres seiches. Ici, le mollusque est roi et le poisson emperador ! Service pro et dynamique.

Spécial pâtisseries locales

- Pastelaria Maltesinhas : rua dos Açoutados, 12 à Beja. Ouvert de 9 h à 19 h 30, fermé dimanche et jours fériés. À ne pas manquer, pour déguster les meilleurs gâteaux de la ville, à toute heure. L’endroit est sobre, sans doute pour mieux concentrer vos cinq sens dans les délicieuses douceurs conventuelles. L’Alentejo est riche de ces salons de thé spécialisés dans la reconstitution des recettes élaborées autrefois par les nonnes.

- Pastelaria Conventual Pão de Rala : rua do Cicioso, 47 à Evora. Tél. : 226-70-77-78. Tous les jours sauf dimanche, de 8 h à 19 h. Une merveilleuse adresse, tenue par dame Ercilia, qui a pris la relève des nonnes d’autrefois pour produire, chaque jour, les meilleures douceurs d’Évora. Une boutique d’angle excentrée vers laquelle jeunes et vieux se dirigent, la mine gourmande. Six tables seulement. On choisit son dessert dans la vitrine, on paie ensuite.

Bon à savoir

- À Portalegre, vers la fin mars, se tient la foire aux pâtisseries des couvents (doçaria conventual). Se renseigner à l'office de tourisme car chaque année l’endroit change. La pâtisserie devient alors plus que jamais affaire de religion. Il s’agit en fait d’un concours de tout ce qui se fait de mieux dans le pays en matière de pêchés mignons : toucinho do céu (lard du ciel), papos de anjo (estomac d’ange), barriga de freira (ventre de nonne), fidalgo (typique d’Évora), leite serafim, manjar branco, rebuçados de ovos

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Texte : Claudio Tombari

Mise en ligne :

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