Tours et détours en Sardaigne

Un brin d’archéologie

Un brin d’archéologie
Anne-Marie Minvielle

La Sardaigne est réputée pour ses sites nuragiques : il en existe plus de 7 000 reconnus sur l’île. Petit conseil : si vous les recherchez avec votre documentation restreinte, attendez-vous à des détours. Les sites portent souvent le nom de la commune ou leur propre surnom et la signalisation est plutôt indigente. Vous vous rabattrez bien vite sur les sites indiqués… par une billetterie d’entrée (de 3 à 5 €) !

Remontons dans le temps. Les vestiges du Néolithique (5 000 av. J.-C.) sont la marque des premières civilisations sardes. Les domus de janas, baptisées « demeures des fées » par la croyance populaire, sont de petites cavités funéraires creusées à même la roche et riches en objets de fouilles. De même les très particuliers tombeaux de géants, situés dans des paysages naturels de toute beauté. Les Anciens croyaient y voir quelque site funéraire pour un chef gigantesque. Il s’agit en fait d’allées couvertes fermées par une mince dalle verticale de près de deux mètres de haut, percée à la base pour les offrandes. Donnant sur un tertre en forme d’exèdre, encerclé de pierres, elles servaient de cimetière et de lieu sacré à toute la tribu.

Avec la civilisation nuragique (1800-500 av. J.-C.), dont on connaît peu de choses, des villages et des tours de défense (les fameux nuraghi en pierre et à ouverture sommitale) furent édifiés. Ensuite, les marchands Phéniciens, les Carthaginois, Romains, Arabes, Pisans, Génois, Espagnols, la Maison de Savoie et l’armée napoléonienne prendront tour à tour possession de l’île, y laissant leurs empreintes, notamment les tours de guet du littoral face aux autres envahisseurs et aux pirates. La Sardaigne se révèle un gigantesque musée archéologique à ciel ouvert.

Texte : Anne-Marie Minvielle

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