La Pologne, de Varsovie aux Sudètes

Ville-phénix qui renaît de ses cendres

Ville-phénix qui renaît de ses cendres
Olivier Page

Au début de 1945, les Varsoviens rentrent chez eux et découvrent un incroyable champ de ruines encore fumantes. Les cadavres des membres de leurs familles et de leurs voisins ont été enterrés dans les rues. Les immeubles, les palais, les églises ruinées sont truffés de mines. Des obus et des bombes n’ont pas encore explosé. Un paysage effrayant, un tableau d’apocalypse, une terre ravagée par le désastre. Il faut tout recommencer, tout reconstruire.

Parmi les premiers commerces à rouvrir : un marchand de fleurs. Un beau symbole d’espoir ! La vie reprend ses droits péniblement. Les habitants réfugiés à la campagne se réinstallent avec les moyens du bord, vivant dans des conditions précaires, poussés par l’espoir de la paix retrouvée. Car Varsovie, capitale de la Pologne depuis 1611, reste chère au cœur des Polonais, même si elle n’est plus que ruines. Alors brique par brique, pierre par pierre, avec l’énergie de l’après-guerre et des moyens limités, la ville renaît de ses cendres, sous la houlette du grand frère russe. Mais la tâche est colossale !

Comment reconstruire des édifices anciens comme ces palais princiers du XVIIIe siècle et ces églises baroques, sans savoir à quoi ressemblait leur architecture ? Par chance, à l’aide de photographies et de documents qu’ils avaient cachés pendant la guerre, les Polonais ont ressuscité leur patrimoine détruit. Quant au Château Royal, emblème de la ténacité polonaise, son chantier de reconstruction (une copie méticuleuse de l’ancien) a commencé seulement en 1971 et s’est achevé en 1984. Un travail titanesque, onéreux, qui fait aujourd’hui la fierté de Varsovie.

Texte : Olivier Page

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