La Pologne, de Varsovie aux Sudètes

Varsovie dort à l’Est et rêve à l’Ouest

Varsovie dort à l’Est et rêve à l’Ouest
Olivier Page

Des tours de verre et d’acier, symboles du capitalisme et de la croissance économique, qui jaillissent de terre autour du Palais de la culture et de la science, emblème grandiloquent du réalisme socialiste et du collectivisme défunts. De grands panneaux publicitaires multicolores, à l’américaine, qui s’affichent sur les façades des immeubles. Plus loin, le siège du parti communiste polonais qui abrite la Bourse de Varsovie et des sociétés financières. Ces trois images résument bien la métamorphose inouïe de Varsovie dont le taux de croissance annuel atteint près de 7 %.

Le vent d’Est et le vent d’Ouest, souffles longtemps antagonistes, se rencontrent pour le meilleur et pour le pire. Beaucoup de Polonais pensent aujourd’hui que tout va trop vite et que le pays risque de perdre son âme. Mais plus nombreux encore sont ceux qui voient dans l’adhésion à l’Europe une chance unique pour leur pays.

« Jamais la Pologne depuis le XVIe siècle, âge d’or de son histoire, n’a eu une telle opportunité, une telle chance de progrès et d’évolution dans une Europe retrouvée. Il faut remonter à longtemps pour trouver un tel élan, un tel optimisme même s’il n’est pas partagé par tous. Et qui aurait pu imaginer un tel changement dans une capitale communiste repliée sur elle-même, qui vivait dans l’ombre de Moscou et désespérait de retrouver un jour sa liberté et son intégrité ? » explique Magda, ma guide-interprète, du haut de la tour du Palais de la culture et de la science d’où nous assistons au spectacle d’un orage estival sur la ville.

Texte : Olivier Page

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