Hanoï ou les secrets de la longévité

Vieux dragon cherche nouvel essor

Vieux dragon cherche nouvel essor
Olivier Page

Depuis l’adhésion du Vietnam à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) en janvier 2007, de nouveaux investisseurs étrangers affluent (de Singapour, de Chine, du Japon, des États-Unis, d’Europe). Des immeubles sortent de terre et s’élancent dans le ciel. Du jamais vu dans cette cité habituée à des siècles d’urbanisme horizontal. Le futur a déjà gagné Hanoi.

Ici, sur la gauche, c’est le quartier résidentiel de Ciputra, du nom d’un groupe indonésien de promotion immobilière qui a bouleversé un paysage millénaire d’estampe champêtre. Les anciens vergers de Hanoi sont devenus de pompeuses et luxueuses villas pour expatriés et nouveaux riches. Voilà maintenant, à droite, la nouvelle zone industrielle de Hanoi, emblème du changement économique. Des usines japonaises, toutes neuves, abritent des chaînes de montage de téléviseurs Panasonic ou de motos Yamaha. Les candidats à la vie ouvrière se bousculent aux bureaux de recrutement. Être ouvrier dans un régime communiste géré selon les règles du capitalisme (officiellement le « socialisme de marché ») signifie avoir de meilleurs salaires et une chance d’évolution sociale.

Nous passons par le nord de l’agglomération (qui compte plus de trois millions d’habitants) pour rejoindre le centre-ville. Après sept ans, le paysage est méconnaissable. Les vieux chemins de terre sinueux des faubourgs maraîchers ont disparu, laissant la place à de larges avenues rectilignes et bitumées, éclairées par des forêts de lampadaires. Des blocs d’immeubles en béton et en verre comme ceux du quartier de Trung Hoa (Nhan Chinh) ont jailli de terre en peu de temps. Là où, en 2001, ce n’étaient que rizières, plantations horticoles, masures et paillotes en bois, se dressent aujourd’hui des tours modernes et des centres commerciaux.

Texte : Olivier Page

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