Ouzbékistan, de Jizzakh à Yangiqashgan

Ouzbékistan, de Jizzakh à Yangiqashgan
Hervé Kerros

La neige qui tombait jusque-là sur les montagnes commence à blanchir la steppe. C'est une chance, elle maintient les températures proches de zéro. La nuit dernière, je n'arrivais plus à compter les degrés négatifs. Fichu climat continental. Et fichu climat tout court. Ce sera la première leçon à retenir de cette escapade : la faire plus tard dans l'année. En théorie, en avril, les nuits devraient commencer à se réchauffer et la pluie à se faire rare. Depuis une semaine, toutes les prévisions sont démenties. À force d'interroger les bergers, je suis en tout cas capable de réciter un bulletin météo en tadjik ou en kazakh sans l'aide de mon Phrasebook… D'après ceux-ci, quoi qu'il arrive, que le crépuscule soit sombre ou rougeoyant, que le vent soit au sud ou au nord, que les oiseaux volent vers l'ouest ou sur le dos, il fera un temps superbe demain. J'attends patiemment que demain devienne un jour aujourd'hui. En me demandant ce que je suis venu faire ici, à des dizaines de kilomètres de tout endroit fréquenté, dans cette steppe glaciale. Je rêve du mois de mai. Les couleurs y sont plus belles, le ciel, moins pluvieux, les températures, plus clémentes et la steppe, moins boueuse. Mais le désir continue de me porter, malgré les désagréments météorologiques du voyage. Ici, je suis loin de tout, dans un décor vierge et grandiose. Les gens de la steppe n'ont jamais entendu le nom de Zidane, ils n'ont aucune idée du goût du Coca-Cola, quant à Internet… Si déjà ils pouvaient avoir l'électricité…

Texte : Hervé Kerros

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