Voyager fauché : Se déplacer pour pas cher sans user ses semelles

À moins d'avoir des fourmis dans les jambes, pas besoin de faire Paris-Barcelone à pied pour voir du pays. En revanche, mieux vaut ne pas être pressé ! À condition d'être flexible et prêt à faire quelques détours, il existe différentes façons de voyager pour presque rien, en fonction de son degré de "fauchage".


Pas de sous du tout ? Faites du stop

Bien qu'il soit très économique et qu'il permette de faire des rencontres, le stop véhicule souvent une image inquiétante. On a peur d'embarquer un voyou dans sa voiture ou, au contraire, d'être pris par un dangereux psychopathe. Quant à l'image d'Épinal de l'auto-stoppeur attendant des heures sous la pluie devant le flot insensible des voitures, elle n'est pas toujours exagérée…

Pourtant, beaucoup le privilégient, pour son parfum de liberté et d'aventure que recherchent les vrais baroudeurs. Le stop expose à l'imprévu, avec ses mauvaises surprises (que l'on peut éviter avec quelques précautions élémentaires), mais surtout les bonnes, si on tombe sur un conducteur sympa. Et puis, le stop peut mener loin. Nadir, par exemple, a ainsi traversé l'Europe en moins de deux mois. Parti de Londres, il est allé jusqu'en Pologne via la France, le Luxembourg et l'Allemagne, puis il a poussé jusqu'en Lituanie, est monté à Amsterdam avant de retraverser la France jusqu'à l'Italie, la Slovénie, la Croatie…

Pour mettre toutes les chances de votre côté,
voici les principaux tuyaux à retenir


© Clitous Bramble

  • Prévoyez de quoi passer les heures d'attente : tenue adaptée au climat, de quoi manger, de quoi boire et un bon bouquin.
  • Emportez une carte routière, qui vous permettra de vous orienter si on vous dépose avant votre point de chute.
  • Postez-vous à un endroit stratégique, où les conducteurs vous verront de loin et auront la place de s'arrêter, près d'un rond-point par exemple. Vous aurez plus de chances d'être pris à la sortie d'une ville qu'en plein centre. Les stations-service sont aussi un bon plan pour demander à des automobilistes de vous embarquer.
  • Mettez-vous d'emblée d'accord sur votre point de chute : si on ne vous emmène pas jusqu'à votre destination, demandez à être déposé quelque part où vous pourrez facilement refaire du stop, pas sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute !


© Clitous Bramble

Question sécurité, ne tentez pas le diable. Le stop est déconseillé aux femmes seules, même si certaines n'hésitent pas à tenter l'aventure. À vous de juger si vous avez assez d'aplomb pour rembarrer un chauffeur un peu trop pressant. De manière générale, n'hésitez pas à refuser de monter dans une voiture dont le conducteur ne vous inspire pas confiance.

Dans certains pays, il n'est pas rare qu'on vous demande de l'argent pour vous faire monter dans sa voiture. Ce n'est pas scandaleux, vous participez aux frais de carburant. Pour éviter les mauvaises surprises, renseignez-vous à l'avance sur les mœurs locales, et mettez-vous d'accord avec votre chauffeur. Vous n'osez pas lui demander tout de go ? Utilisez les sous-entendus. Si, à votre " Merci, je n'ai plus un sou en poche et j'ai bien cru que j'allais moisir ici ", il répond par un démarrage en trombe avant même que vous n'ayez touché la poignée de la porte, c'est qu'il n'était pas prêt à faire du bénévolat.

Bon plan stop



Pour en savoir plus, consulter notre dossier pratique sur le stop .


Un petit peu de sous ? Choisissez le covoiturage

Solution qui a le vent en poupe, pour son côté écolo et économique, le covoiturage comporte un avantage par rapport au stop : vous savez exactement quand vous partez et où vous allez. Le principe : des voyageurs en voiture proposent les places libres dans leur véhicule pour faire le trajet à plusieurs. La plupart du temps, ils demandent une participation aux frais d'essence et de péage, même s'il arrive qu'ils ne cherchent que des compagnons de route pour animer leur trajet et ne demandent aucune contribution financière. Si vous avez votre propre véhicule, c'est aussi une bonne solution pour partager vos frais.

Il y a souvent des annonces de covoiturage affichées dans les auberges de jeunesse, mais Internet est la solution la plus pratique. Connectez-vous sur des sites spécialisés dans les annonces de covoiturage. Celles-ci précisent les points de départ et d'arrivée, le nombre de personnes qui peuvent être emmenées et le montant de la participation demandée. À savoir également : les organisateurs de certains festivals mettent en relation leurs spectateurs pour organiser des covoiturages jusqu'à l'endroit de la fête.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier pratique sur le covoiturage.
Vous pouvez également passer une annonce ou consulter celles des routarnautes sur nos petites annonces de covoiturage.


À voir sur le Net

  • Allostop : www.allostop.net.
    Association à but non lucratif. L'adhésion coûte 8 € pour un trajet à faire dans les trois mois. Puis la participation aux frais est basée sur un barème, selon la distance : 10 € jusqu'à 200 km, 17 € jusqu'à 300 km, etc.
  • Compartir : www.compartir.org.
    Ce site espagnol possède également une version française. L'inscription est gratuite et permet d'accéder à des offres de covoiturage dans 70 pays.


Pas beaucoup de sous ? Les low cost

La SNCF propose des billets à prix réduit sur Internet, avec iDTGV. Un Paris-Perpignan ne coûte par exemple que 35 €. Enfin, qu'à partir de 35 €…

Une astuce : le troc de billet
Plus de billets à tarif réduit disponibles ? Avez-vous pensé au troc de billets ?
Il existe des sites spécialisés pour trouver des trajets à petit prix bien après qu'ils soient épuisés sur le site de la SNCF ou, inversement, revendre des billets à tarif réduit, qui ne sont ni échangeables, ni remboursables. Environ 500 billets sont proposés chaque jour sur le site www.trocdestrains.com. La revente des tickets est légale tant qu'ils ne sont pas nominatifs et vendus à prix inférieur ou égal au billet acheté. D'autres sites offrent le même service comme www.kelbillet.com ou www.zepass.com. Attention, toutefois, de plus en plus de billets de la SNCF, qui vient d'annoncer une nouvelle hausse de ses tarifs, sont nominatifs.

Le phénomène des compagnies aériennes low cost (à bas coût) a le vent en poupe et représente près d'un quart du marché aujourd'hui. Ne croyez pas toutefois que l'affaire du siècle soit (toujours) à portée de clic. Pour tomber sur un tarif réellement intéressant, il faut vous y prendre suffisamment à l'avance et ne pas voyager pendant les périodes de pointe. De plus, la différence entre les prix hors taxes et TTC réserve souvent de très mauvaises surprises. Par exemple, un Paris - Gérone annoncé à 0,79 € chez Ryanair coûte finalement, une fois les taxes d'aéroport, le supplément bagages (obligatoire) et les frais de paiement par carte réglés près de 40 €. Ça reste correct, mais la différence entre le prix affiché et la facture finale peut faire augmenter vertigineusement le budget.

Une solution, donc, à envisager en gardant la tête froide. Pour trouver un tarif imbattable, il faut aussi compter sur la chance.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier low cost.


Prix bradés

C’est la crise : compagnies régulières et TO bradent régulièrement leurs prix pour solder leurs invendus. On a vu récemment un des allers-retours pour moins de 400 € vers l’Afrique du Sud, l’Inde ou la Chine proposés par British Airways, ainsi que des semaines tout-inclus à moins de 300 € chez Look Voyages ou Nouvelles Frontières.
Une astuce : pour se tenir informé des dernières promos, abonnez-vous aux newsletters des différentes compagnies. Par exemple, Lufthansa réactualise sur une base mensuelle sa promo « découvrez le monde » avec des tarifs imbattables (par exemple, Singapour ou Sao Paulo pour moins de 500 €)



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