Carte d'identité Turquie

- Population : 80,8 millions d'habitants (2017). 25 % de la population a moins de 15 ans.
- Superficie : 780 576 km² (presque 1,5 fois la France).
- Capitale : Ankara.
- Langues : le turc (langue officielle), le kurde, ainsi que les langues des minorités comme l'arménien, le grec, l'arabe, le laz, le ladino, le bulgare.
- Monnaie : la livre turque (Türk Lirası, TL).
- Régime : république parlementaire.
- Chef de l'État : Recep Tayip Erdogan (depuis août 2014 ; réélu en juin 2018).
- Indice de développement humain : 0,767 (77e rang mondial : source PNUD 2015).

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : la grande mosquée et l’hôpital de Divriği (1985), une partie du vieil Istanbul (1985), le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce (1985), la capitale hittite d’Hattuşaş (1986), le Nemrut Dağı (1987), Pamukkale (1988), les sites de Xanthos et de Létôon (1988), la ville de Safranbolu (1994), le site archéologique de Troie (1998), la mosquée de Selim et son ensemble social à Edirne (2011), le site néolithique de Çatal Hüyük (2012), Pergame (2014), Bursa et Cumalıkızık (2014), Éphèse (2015), la forteresse et les jardins du Hevsel de Diyarbakır (2015), et le site archéologique d’Ani (2016), Aphrodisias (2017) et Göbekli Tepe (2018 ; site près de Sanlı Urfa).

 Éphèse © emperorcosar - stock.adobe.com

Économie

Une dynamique fragilisée

Dans les années 1990, le pays adopte une stratégie de croissance tirée par les exportations. Le textile et l’industrie automobile deviennent alors les locomotives de l’économie.

Même si l’économie du pays a été pénalisée par la crise de 2008 dont l’Union européenne, 1er partenaire économique de la Turquie, a eu du mal à se relever. Au début des années 2010, la croissance dépassait les 9 %. Mais, en profondeur, la situation se fissurait...

Pour doper l’économie, les entreprises ont beaucoup emprunté en devises étrangères. L’économie turque est devenue très dépendante des financements extérieurs et des investisseurs étrangers. Entre 2016 et 2018, les investissements étrangers ont reculé de 40 %.
L’inflation à 2 chiffres grève le pouvoir d’achat au quotidien. Et puis, au 1er semestre 2018, la devise turque a dévissé, perdant près de 50 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro. Une chute précipitée par la décision de Trump d’augmenter les taxes sur l’acier et l’aluminium turcs.

Les secteurs de l’économie

Même si la part de l’agriculture décline depuis les années 1990, celle-ci tient toujours une place importante dans l’économie du pays : en 2015, elle représentait près de 7 % du PIB et environ 20 % des emplois (respectivement, 17 % et 47 % en 1990). La Turquie est parvenue à l’autosuffisance alimentaire.

Le poids de l’industrie est resté relativement stable dans le temps (environ 32 % du PIB et 27 % des emplois). L’industrie manufacturière est le plus grand contributeur à la croissance économique du pays. Ses principaux moteurs sont l’agroalimentaire, l’automobile, le textile et l’électronique.

Enfin, le secteur des services est devenu le nouveau champion de l’emploi et assure près de 60 % de la richesse produite. Le tourisme tire l’économie vers le haut, même si le pays a enregistré une baisse d’environ 37 % de la fréquentation des touristes étrangers en 2015. Selon les chiffres officiels, la Turquie se maintient parmi les 12 pays les plus visités au monde.
Toutefois, en 2018, la chute de la livre turque a alourdi la dette du pays et des entreprises. Le montant des dépôts bancaires en devises étrangères (euro, dollar) dépasse désormais celui des dépôts en livres turques. Fin 2018, le taux de change de la livre s’est stabilisé mais la croissance restait décevante (environ 2,5 %).

Les conséquences du confit syrien

On ne peut occulter l’arrivée d’environ 3,5 millions de réfugiés sur le territoire turc. Difficile d’évaluer les effets que peut avoir un tel événement sur l’économie du pays à travers l’augmentation de la pression démographique, le besoin de logements, la consommation, les conditions de vie particulièrement précaires pour nombre d’entre eux.

Certains réfugiés trouvent néanmoins un travail dans le secteur du tourisme, de la construction, du secteur manufacturier ou de la restauration.

Droits de l'homme

En pleine crise monétaire, avec une livre nationale qui n’en finit pas de s’effondrer et une population qui se paupérise davantage, la Turquie d’Erdoğan continue de montrer un visage de plus en plus autoritaire, étouffant toute forme d’opposition et de libertés, et livrant une guerre complexe et brutale aux Kurdes, que ce soit sur son territoire ou dans les États voisins comme la Syrie ou l’Irak.

« Les chiffres sont stupéfiants », soulignait dans un rapport rendu public en mars 2018 le Haut-commissariat aux Droits de l’homme des Nations unies : près de 160 000 personnes arrêtées pendant 18 mois d’état d’urgence ; 152 000 fonctionnaires renvoyés, dont beaucoup de manière totalement arbitraire ; des enseignants, des juges et des avocats renvoyés ou poursuivis ; des journalistes arrêtés, des médias fermés et des sites web bloqués ». Un rapport de plus qui n’a pas fait bougé d’un iota la position du régime, qui s’isole de plus en plus sur la scène internationale.

L’état d’urgence, en place depuis cette période, a finalement été levé en juillet 2018, mais la justice demeure aux ordres de l’exécutif, et les condamnations continuent de pleuvoir. Les principaux leaders du parti pro-kurde, le HDP, ont été arrêtés en novembre 2016, même si certains continuent leur combat politique derrière les barreaux.
Si les cas de torture ont sensiblement diminué, nombre d’entre eux continuent d’être signalés.
Amnesty International – dont le président et la directrice turcs ont eux-mêmes été emprisonnés et jugés pour complicité de terrorisme – regrette l’absence de mécanisme national de prévention de ces pratiques au sein des lieux de détention.

Coincée par l’accord sur la question migratoire – 3,3 millions de réfugiés syriens seraient aujourd’hui bloqués sur le territoire turc –, l’Union européenne ne réagit que très mollement à ces atteintes aux Droits de l’homme, même si elles annihilent toute hypothèse de voir un jour la Turquie d’Erdoğan entrer dans l’Europe.

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