Histoire et dates-clés Toulouse

Les origines de Toulouse

Tout d'abord, la région fut habitée par une peuplade celte répondant au doux de nom de Volques Tectosages, qu'inévitablement les Romains vinrent déranger. Aux Ier et IIe siècles de notre ère, Tolosa fut d'ailleurs une ville romaine prospère et l’une des plus vastes colonies de la Gaule avec son territoire de 90 ha. Il reste peu de vestiges de ce passé lointain. En raison de la rareté de la pierre, on utilisa la brique dès l'époque antique.
Les Wisis et autres Goths, Francs, Vandales, Sarrasins laissèrent également peu de traces notables. La région fut un lieu de passage.

C'est à partir du IXe siècle, avec les comtes de Toulouse, que l'histoire put enfin s'écrire. Au cours du Moyen Âge, la sépulture de l’évêque martyr devint le noyau de développement d’une nouvelle partie de la ville (le bourg Saint-Sernin) qui se juxtaposa à la ville romaine. Aux XIe et XIIe siècles, la ville se développa et prospéra. Le pouvoir se partageait entre les comtes et les représentants de la classe commerçante qui s’étaient enrichis : les capitouls (du latin domini de capitulo, « seigneurs du chapitre »), avec une Église catholique très puissante comme troisième pouvoir. C’est à cette époque que s’acheva la construction de l’imposante basilique Saint-Sernin. Le pape Urbain II vint la consacrer, et surtout chercher à Toulouse la participation de Raimond IV à la croisade pour délivrer le Saint-Sépulcre.
À la fin du XIIe siècle, le comte Raimond V accorda l’autonomie municipale à la ville.

Les capitouls

À la fin du XIIe siècle, le comte Raymond V accorda l’autonomie municipale à la ville. Originellement, ce sont les bourgeois qui se réunissaient pour prendre les grandes décisions concernant la ville. Ils prirent le nom de « seigneurs du chapitre ».

Aux premiers représentants succédèrent des élus, ce qui valut à Toulouse l’appellation excessive de république.

Souvent menacée par les autres pouvoirs, la charge capitulaire fut néanmoins confirmée à toutes les périodes. Les capitouls régnèrent ainsi sur Toulouse jusqu’à la Révolution française.

L'époque cathare

Au cours du Moyen Âge, la crise cathare opposant les catholiques à l’église dualiste (qui postule que Dieu n’est pas le seul créateur du Monde, que c’est le démon qui a créé le Mal) et la croisade contre les albigeois qui en résulta entraînèrent les comtes de Toulouse dans des réactions variables. Il y eut l’intransigeance de Raymond V.
Puis, dans une ville à la population partagée, la difficile résistance de Raymond VI qui dut faire face à Simon de Montfort, chargé d’écraser l’hérésie et instigateur de 3 sièges devant Toulouse. Lors de la dernière tentative, en 1218, ce dernier fut tué par un projectile efficace lancé par une pierrière manœuvrée par des femmes. La mort du chef de la croisade donna un tournant décisif à l’épisode cathare. Désormais, ce furent directement les rois de France qui tâchèrent d’écraser l’indépendance d’esprit des Occitans. Cette démarche concerna particulièrement le comte Raymond VII, qui finit par accepter sur le parvis de Notre-Dame inachevée, « en chemise et chausses », les clauses du traité de Paris, dont la principale était le rattachement définitif du Languedoc à la France en 1271.

Pour reconquérir et séduire son public, l’Église catholique associa la répression (l’Inquisition fut créée en 1231 contre les « hérétiques » et ceux qu’on considérait comme tels, bien sûr, pour de sombres raisons politico-économiques), la prédication (saint Dominique fonda l’ordre des frères prêcheurs à Toulouse en 1215), l’édification des fidèles (manifeste dans la frénésie de construction des vastes églises gothiques méridionales et la qualité de leur décor) et l’éducation (l’université de Toulouse fut fondée en 1229 pour asseoir le dogme catholique).

La paix rétablie, les bourgeois s’enrichirent, et la ville connut une relative prospérité freinée par les épidémies de peste et la guerre de Cent Ans. En 1444 (après le passage de Charles VII, qui rencontra à cette occasion la belle Agnès Sorel), elle se dota du 2e parlement de France (après Paris), qui affirmait dans la capitale régionale l’expression la plus haute du pouvoir monarchique : la justice royale. Cette institution imposa à la ville un nouveau partage du pouvoir : le prestige des parlementaires dépassait celui des autres fonctions, et notamment celui des capitouls. Un coup dur mit en péril la ville en plein développement : le grand incendie de 1463 dans la ville médiévale où dominaient les constructions à pans de bois. Il détruisit 7 000 maisons, soit plus de la moitié de Toulouse.

La fortune du pastel

De 1463 à 1560, Toulouse connut son « siècle d’or » grâce au commerce du pastel. Cette plante, prolifique dans les terres du Lauragais, donnait une superbe teinture bleue.
Les feuilles de pastel étaient broyées et mises en boules, appelées ici « coques ». Elles donnaient ensuite, après fermentation, la célèbre teinture bleue. Ces coques, à l’origine de tant de richesses, valurent ainsi à la région de Toulouse le fameux surnom de « pays de cocagne ».
Le pastel avait acquis un immense succès en Europe.

Des fortunes colossales s’établirent en quelques années, et Toulouse lui doit parmi ses plus beaux hôtels Renaissance.

Mais les ambitions personnelles de ces marchands parfois plus soucieux de titres honorifiques que d’efficacité économique (ils sont tous devenus capitouls), les pratiques douteuses (comme celle qui consistait à mélanger du sable à la teinture), les guerres de Religion et l’arrivée de l’indigo des colonies cassèrent net ce marché lucratif. Le pastel connaît aujourd'hui un nouvel essor, dans le textile bien sûr, mais aussi dans les cosmétiques.

Les hôtels particuliers

Dès la fin du Moyen Âge, la prospérité économique et la nécessité de reconstruire au lendemain du grand incendie parsemèrent le paysage urbain de nombreux hôtels particuliers. Aux anciennes demeures marchandes, étroites en façade (plus ou moins 8 m) et développées en profondeur (l’important étant d’avoir pignon sur rue et d’ouvrir son échoppe sur la chaussée), succédèrent de nobles demeures aux façades imposantes. Les négociants de l’âge d’or de la Renaissance, souvent promus à la fonction de capitouls, construisirent en brique et pierre des demeures au décor raffiné

De la naissance de l’Aérospatiale à Aéroconstellation

Ce fut la guerre de 1914-1918 qui lança sérieusement l’activité industrielle de Toulouse. En effet, le champ de bataille occupant le nord et l’est de la France, on se replia vers le sud. La ville, bien desservie par les transports, bien alimentée en main-d’œuvre et en énergie (charbon de Carmaux, houille blanche des Pyrénées), développa l’industrie poudrière, qui prit une importance considérable (valant même à Toulouse le surnom de Poudreville). En 1917, elle vit s’installer l’usine Latécoère, qui s’orienta rapidement vers la fabrication d’avions. Une production qui fut déterminante pour Toulouse puisqu’elle déclencha la création de la fameuse Aéropostale... Et puis d’autres constructeurs, dans les années d’avant-guerre, s’installèrent à leur tour à Toulouse : Dewoitine, Bréguet et, beaucoup plus tard, Dassault (en 1967). Certaines compagnies nationalisées sous le Front populaire donnèrent naissance à Sud-Aviation, puis, par extension, à partir de 1970, à l’Aérospatiale.

Aujourd’hui, avec Airbus et l’électronique notamment, Toulouse a largement rattrapé son retard industriel historique...

La Seconde Guerre mondiale, Toulouse la résistante

Après avoir accueilli les réfugiés espagnols fuyant le franquisme et s’être affirmée comme capitale de l’exil républicain espagnol, Toulouse a joué un rôle prépondérant pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’identité toulousaine de cette période et ses spécificités en firent un lieu fort de la résistance au nazisme et au pétainisme, où se sont exprimés de nombreux mouvements et réseaux. Par sa position géographique, Toulouse s’est affirmée comme la plaque tournante des évasions par le passage des Pyrénées vers l’Espagne, l’Angleterre ou l’Amérique. La présence des usines d’armement et d’aéronautique a quant à elle favorisé les réseaux de renseignements et de contre-espionnage.

Les étrangers engagés dans les Brigades internationales (Italiens antifascistes, républicains espagnols, juifs d’Allemagne ou d’Europe centrale) et réfugiés à Toulouse ont joué un rôle prépondérant dans les nombreux mouvements de Résistance.

Fin du XXe siècle, de gros efforts sur les transports en commun

Depuis 1993, la ville est équipée d’un métro. La ligne A relie le quartier du Mirail (au sud-ouest) à celui de Balma-Gramont (au nord-est) en passant par le cœur de la Ville Rose. La ligne B, inaugurée en 2007, va de Borderouge (au nord-ouest) à Ramonville (au sud-est). Une 3e ligne est prévue pour 2024.

Résolument moderne sur le plan technologique (il s’agit d’un VAL, petites rames sans conducteur contrôlées informatiquement), le métro l’est aussi sur le plan architectural.

La réalisation d’œuvres d’art dans chaque station a été confiée à des artistes contemporains, parmi lesquels les frères Di Rosa (un nom prédestiné ?), Sophie Calle ou Olivier Debré, ce qui donne dans l’ensemble un résultat très original.

Au printemps 2010, Toulouse s’est dotée d’un tram. Un téléphérique reliant L’Oncopole et l’université Paul Sabatier devrait être mis en service en 2020-2021.

Toulouse, ville des savoirs

Forte de son identité scientifique et technique, Toulouse se positionne comme un lieu de référence en matière de culture scientifique grâce à de nombreuses initiatives destinées au grand public.

À proximité du Muséum, le Quai des Savoirs, qui a ouvert ses portes en 2016, est un espace de vulgarisation de la connaissance scientifique.
De l’autre côté de la ville, à Blagnac, Aeroscopia offre un parcours de découverte sur l’histoire, les techniques et les savoir-faire aéronautiques.
Pour être complet, on n’oubliera pas la Cité de l’espace, consacrée à la fabuleuse aventure spatiale et la Piste des Géants qui rend hommage à l’Aéropostale.

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