Culture et arts Tibet

Aventuriers et explorateurs

Le « toit du monde » a toujours fasciné les explorateurs. Il demeure un pays mythique jusqu'au XIIe siècle, quand un rapport adressé au pape Eugène III évoque le mystérieux « royaume du prêtre Jean, situé dans les lointains les plus reculés de l'Asie ».

Ce seront les jésuites portugais qui entreront les premiers au Tibet : au XVIe siècle, Antonio de Andrade et ses compagnons amorcent un dialogue (en langue persane !) avec les lamas. Ils établissent une mission à Tsaparang, puis à Lhassa en 1661. Les missions quittent le Tibet vers 1740.

C'est ensuite le tour des pionniers : en 1811, Thomas Manning, touche-à-tout de génie, est conduit dans la capitale en tant que médecin. Il reste 4 mois à Lhassa.

Le Hongrois Alexandre Csome de Körös est le premier à véritablement transmettre la culture tibétaine, en rédigeant un dictionnaire tibétain-anglais et traduisant deux livres sacrés majeurs : le Kangyur et le Tangyur, rassemblant les enseignements du Bouddha écrits après sa mort.

Le voyage au Tibet le plus connu est celui accompli par l'exploratrice Alexandra David-Néel, fascinée depuis toujours par cette contrée, en 1924. Accompagnée par le lama Yongden, dont elle fera son fils adoptif, elle entreprend un périple vers le Tibet central qui dure huit mois. Ils traversent en plein hiver les immensités de l'Est tibétain (Kham et Amdo), avant de parvenir à Lhassa où ils résident incognito deux mois.

Alexandra David-Néel ne retournera jamais au Tibet, mais continuera d'étudier et de publier nombre d'ouvrages, avant de s'éteindre dans son refuge bouddhiste de Digne en 1969.

Une culture en péril

Si le double système d'enseignement en tibétain et en chinois existe dans les écoles primaires, le chinois reste la seule langue dans le secondaire et le supérieur (auquel peu de Tibétaines accèdent d'ailleurs). Les jeunes écoliers savent que de leur connaissance de la langue de Mao dépendra aussi leur avenir dans le Tibet chinois, le tibétain n'ouvrant la porte à aucun travail. Tous ont par ailleurs aujourd'hui un nom sinisé.

Les autorités chinoises se défendent en affirmant qu'avant 1949, seuls 2 % (un chiffre probablement exagéré) des Tibétains recevaient une éducation, contre 50 % aujourd'hui. Mais la marginalisation de la langue tibétaine est aujourd'hui un fait, et participe grandement au phénomène d'acculturation du Tibet contemporain.

La véritable éducation tibétaine reste uniquement accessible aux familles ayant les moyens d'envoyer leurs enfants en Inde. Quant à tous ceux qui n'ont pas eu les moyens d'aller à l'école, ils deviennent des citoyens de seconde zone dans leur propre pays.

Aujourd'hui, la grande majorité des villes, y compris Lhassa, sont des villes chinoises, et les quartiers tibétains (tibetantown) sont réduits à portion congrue.

Le train, premier support des projets de « développement économique » du Tibet chinois, et la découverte de nouveaux gisements pétroliers dans la région, vont à coup sûr accentuer ce phénomène.

Effet de mode oblige, même la protection de l'environnement est utilisée pour obliger les bergers nomades tibétains à se sédentariser, avec pour conséquence directe un abandon de pratiques pastorales ancestrales.

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