Transports

Rappelons qu’il est actuellement formellement déconseillé de se rendre en Syrie.

Comme presque partout dans les pays en voie de développement, c'est surtout en bus qu'on se déplace à l'intérieur de la Syrie. Ceux-ci sont variés, très bon marché, ponctuels, nombreux et couvrent quasiment tout le territoire.
La seule petite difficulté (et encore) est que les destinations dans les gares routières ne sont généralement indiquées qu'en arabe (ne pas hésiter à demander).
Quel que soit le moyen de transport, pour acheter un billet, il faut présenter son passeport.

Bus

Même les villages les plus reculés sont reliés aux grandes villes par bus ou minibus. Ils constituent une grande école de relations sociales.
- Bus Pullman et bus VIP : plusieurs grandes compagnies privées fiables comme Kadmous, Al-Ahlia et Super Tours (récente). Avantage certain en été : la climatisation ! De toutes ces compagnies, Kadmous est peut-être non seulement la plus organisée, mais aussi celle qui dessert le plus de destinations. Préférer les bus VIP, plus récents. Pour certains trajets, mieux vaut réserver sa place la veille, en particulier en fin de semaine ou à l'occasion des fêtes.
- Bus ordinaires : on les appelle « hop-hop » parce qu'ils s'arrêtent souvent en cours de route pour embarquer ou débarquer des passagers. Ils relient les grandes villes entre elles, mais aussi aux bourgades moyennes. Plus rudes, moins rapides mais aussi beaucoup moins chers que les Pullman. Terminaux parfois excentrés et destinations pas toujours identifiables. Ils partent en principe sitôt complets. Dans l'après-midi, les départs s'étirent ; le soir, très peu ou pas du tout.
- Les minibus : aussi appelés « hop-hop ». Même principe que les bus ordinaires, mais destinations moins lointaines. En général, ils circulent dans un rayon d'une soixantaine de kilomètres autour des grandes villes. C'est la providence des campagnes. Entre 20 et 30 places, mais souvent le double de passagers. Ils s'arrêtent partout sur un simple signe (corollaire inévitable, ils sont aussi très lents). Conditions de transport le plus souvent spartiates.
- Les microbus : généralement des véhicules à 10-12 places, qui font office autant de bus urbains que de transport intervilles (et villages). Plus chers mais plus rapides que les minibus. Eux aussi partent quand ils sont pleins. Ils roulent comme des fous !
Là encore, il est conseillé de partir le matin car on trouve moins de bus l'après-midi. Fréquence réduite sur certaines routes le vendredi.
Pour être sûr que le chauffeur ne vous demandera pas un tarif « spécial touriste », demandez le prix au passager à côté de vous. Si votre sac ne tient pas sur les genoux ou devant vous, on vous facturera le siège qu'il occupe.
S'il reste de la place à côté d'une personne du même sexe, préférez cette place-là, même si, contrairement aux bus Pullman, il est tout à fait acceptable pour des personnes de sexe différent de partager la même banquette.

Train

Peu de lignes de chemin de fer, mode de transport nettement moins répandu et beaucoup plus lent que le bus. Très bon marché cependant, ce qui plaira aux petits budgets. Attention, le passeport est demandé au moment de l'achat des billets. Peu pratique (sauf pour la liaison Lattaquié-Alep et le train rapide Damas-Alep, avec arrêts à Homs et Hama), avec de nombreux départs et arrivées de nuit..

Voiture et route

- Conduite et état des routes : le réseau routier est bon. Conduire en ville, en revanche, relève de l'exploit. Trafic très dense, pas de clignotant ni de respect des voies ou des priorités, freinages aussi tardifs qu'intempestifs, dépassement par tous les côtés...
Se méfier des animaux errants ou en troupeaux, des charrettes à la nuit tombée, des cyclistes, des piétons...
Les autoroutes sont en principe limitées à 110 km/h, même si peu de Syriens semblent s'en soucier. Rester toujours attentif, encore plus sur les routes à double sens où certains doubleurs fous squattent la voie de gauche, théoriquement la vôtre si vous arrivez en face. Apprendre à user du klaxon.
Réseau très dense de routes goudronnées. Quelques rares pistes de terre aussi, pour certains sites archéologiques. Bien sûr, nids-de-poule et goudron ondulé parfois inévitables.
- La signalisation routière : en langue arabe. Les panneaux indiquant les grandes directions ou les villes principales sont généralement traduits en anglais, donc lisibles. Cepednant, dans la campagne, il vous faudra souvent demander votre chemin.
- Un conseil pour les cartes routières : circulez avec une carte portant les noms de lieux en anglais ET en arabe, pour le cas où vous demanderiez votre chemin.
- L'essence est bon marché (un peu moins de 40 S£, soit 0,60 €, le litre). Pas mal de stations-service. Faire tout de même attention sur les petites routes.
- Location de voitures : attention à l'état des routes, donc, et à la circulation. Il faut avoir 21 ans au minimum. En plus du permis national, le permis international est conseillé (mais pas obligatoire). Si vous payez en liquide, le tarif du loueur sera parfois plus intéressant.
Si les trajets entre les grandes villes ne posent pas de problème particulier, les plus fortunés des routards auront tout intérêt à louer une voiture avec chauffeur pour les excursions moins accessibles.
- Les compagnies de location de voitures : la plupart des grands loueurs ont un bureau à l'aéroport de Damas. Prix raisonnables : à partir de 50 $ (35,70 €) par jour (kilométrage limité) pour la voiture la moins chère, si on loue plusieurs jours. Comme partout, vérifier l'état des pneus, des phares et la présences des outils de dépannage. Il est possible de prendre la voiture à un endroit et de la rendre à un autre moyennant un surcoût. Attention, les voitures de location sans chauffeur ne peuvent pas passer la frontière.
- Location d'une voiture avec chauffeur : compter en moyenne 80-100 $ (57,10-71,40 €) par jour, taxes incluses ; kilométrage illimité. Les chauffeurs parlent parfois un brin d'anglais ou de français.
- Taxis collectifs : ce sont des voitures (souvent vieilles) appelées « services », qui relient les villes et villages. On part dès que c'est complet.
- Taxis : location du véhicule à la journée. Génial si l'on est nombreux à pouvoir partager les frais. Le coût dépend totalement des conditions définies auparavant : horaires, itinéraire, temps de repos, etc.
- Stop : au dire de certains, il marche bien pour les touristes. En tout cas très populaire parmi les étudiants et jeunes Syriens. Les filles seules resteront sur leurs gardes, mais en principe les hommes n'ont aucune arrière-pensée. Par politesse, une fois arrivé, tendez une pièce pour participer aux frais d'essence ; mais elle sera le plus souvent refusée fermement...

Transports urbains

- Taxis : très nombreux dans les grandes villes et reconnaissables à leur couleur jaune canari et à leur aspect souvent déglingué. Dans les grandes villes, ils possèdent un compteur qui, en général, fonctionne. Une course moyenne coûte 20-40 S£ (0,30-0,60 €) ; jusqu'à 60 S£ (0,90 €) pour les trajets un peu plus longs. Il n'existe pas de tarif de nuit, l'usage est de multiplier le prix affiché au compteur par 1,5.
Un conseil : la plupart des chauffeurs de taxi ne connaissent pas un mot d'anglais. Pour vous faire comprendre, mieux vaut parfois demander à quelqu'un d'écrire en arabe votre destination sur un bout de papier.
Petites mises en garde : beaucoup de chauffeurs de taxi prétendent que leur compteur (raddad) ne fonctionne pas (ou qu'ils n'en ont pas). Négociez alors le prix de la course au moment de monter. Si le chauffeur refuse de consentir à un prix raisonnable, descendez et arrêtez le taxi suivant.
Par ailleurs, certains chauffeurs de taxi ont une fâcheuse tendance à fixer eux-mêmes leur pourboire. Ne pas hésiter à rester ferme et s'en tenir à la marge que nous vous avons indiquée plus haut (environ 20 %). Pour cela évidemment, il faut avoir de la monnaie, car, sinon, le chauffeur abat sa dernière carte : celle de feindre (la plupart du temps) de ne pas pouvoir rendre la différence !
- Bus urbains : aussi appelés « services ». Très nombreux et très bon marché. Malheureusement, il est toujours difficile de connaître la destination et de savoir où s'arrêter. Nous vous conseillons les taxis, beaucoup plus pratiques, ou bien sûr la marche. En revanche, pour les petits budgets, il peut être intéressant de connaître les minibus qui vont aux gares routières.

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