Carte d'identité Suède

- Superficie : 449 964 km² (le 3e pays d'Europe par la taille).
- Capitale : Stockholm.
- Population : environ 10 millions d'habitants (urbanisée à 85 %).
- Densité : 23 hab./km².
- Monnaie : la couronne suédoise.
- Langue officielle : le suédois.
- Régime : monarchie parlementaire. Carl XVI Gustaf est roi depuis 1973.
- Chef du gouvernement : Stefan Löfven, au début 2019.
- Religion : luthérienne à 85 %
- PIB/hab. : environ 47 500 €.
- Espérance de vie : 80,4 ans pour les hommes et 84,2 ans pour les femmes.
- Taux de chômage : 6,4 % (2018).

- Sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco : le domaine royal de Drottningholm (1991) ; Birka et Hovgården (1993) ; les forges d’Engelsberg (1993) ; les gravures rupestres de Tanum (1994) ; Skogskyrkogården (1994) ; la ville hanséatique de Visby (1995) ; le village-église de Gammelstad, Luleå (1996) ; la région de Laponie (1996) ; le port naval de Karlskrona (1998) ; la Haute Côte/archipel de Kvarken (2000, 2006) ; les fermes décorées de Hälsingland ; le paysage agricole du sud d’Öland (2000) ; la zone d’exploitation minière de la grande montagne de cuivre de Falun (2001) ; la station radio de Grimeton près de Varberg (2004) ; l’arc géodésique de Struve (2005).

Économie et société

Le « modèle suédois »

Souvent cité en exemple, le « modèle suédois », associant une pression fiscale record et une politique sociale généreuse, a fait de la Suède l’une des démocraties les plus avancées du monde. Comment ? En développant systématiquement un esprit de négociation, de recherche permanente de l’équilibre et de la mesure dans toutes décisions, lesquelles sont ensuite régulièrement remises en cause (n’oublions pas que ce sont les Suédois qui ont inventé la fonction d’ombudsman, qui examine les abus de pouvoir reprochés à l’administration).

Sur le plan économique, la Suède a connu une période de développement intense après 1945 et a traversé (entre 2007 et 2010) une crise économique de manière plutôt sereine grâce à la paix sociale qui y règne.
Laquelle provient en réalité de l’accord de Saltsjöbaden (une ville de la banlieue de Stockholm), passé en 1938 entre le syndicat le plus puissant, LO, et la confédération patronale, SAF, qui oblige les partenaires à renégocier à date convenue les conventions collectives sans recourir à la grève.
Malgré quelques entorses à ce principe, un réel désir d’aboutir pour le bien de tous a toujours mû les différentes parties en présence. Le dialogue a d’autant plus de poids qu’en Suède près de 80 % des salariés sont syndiqués !

Un État-providence revisité

Dans la pratique, ce système d’État-providence, mis progressivement en place depuis les années 1930 par les sociaux-démocrates (parti au pouvoir, à quelques exceptions près, jusqu’en 2006), vise avant tout à assurer à chaque citoyen un confort matériel et un niveau de sécurité décents.

L’objectif est de gommer au maximum les inégalités sociales ou physiques, protégeant les catégories les plus défavorisées et les plus faibles (personnes âgées, handicapées, enfants, etc.), et a un prix. Le Suédois est ainsi l’un des contribuables les plus imposés au monde : jusqu’à 57 % de ses revenus ! Cette société lui offre, certes, un grand confort de vie général, mais il le paie, et pas uniquement au travers des impôts car le versement des prestations sociales s’accompagne de nombreuses obligations. On résume souvent ce concept par le terme de flexi-sécurité, une manière de dire qu’en réalité rien n’est octroyé sans contreparties....

Si le modèle social porte le mot « solidarité » à sa plus haute expression, c’est l’individualisme qui régit les comportements particuliers.

Le modèle suédois a grandement évolué ces dernières décennies : privatisation de certains services dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la poste et du ferroviaire, baisse des allocations chômage, précarisation du statut des fonctionnaires, mise en place d’une retraite par points, suppression de l’impôt sur la fortune...
Bref, de plus en plus de flexibilité, de moins en moins de sécurité. De l’avis général, la qualité des services publics s’est nettement dégradée.

Une économie en bonne santé

Sur le plan strictement économique, la Suède connaît des résultats brillants : 4,5 % de croissance depuis 2014, c’est un des pays européens qui ont le mieux traversé la crise de 2008-2009. La Suède est aussi l’un des rares pays de l’UE qui tient ses engagements en matière de finances publiques. Sa dette publique est limitée, à 40 % de son PIB en 2018, résultat d’une grande rigueur de la gestion publique depuis les années 1990.

Finances publiques saines, inflation maîtrisée, balance commerciale excédentaire, chômage à seulement 6,4 % en 2018... Qui dit mieux ? La Suède opère depuis la fin du XXe siècle une transition vers une économie axée sur l’innovation et le savoir.

L’État développe son soutien aux investissements, en s’appuyant sur les secteurs porteurs (biotechnologies, agroalimentaire) ainsi que sur les marchés en croissance rapide (Inde, Brésil, Chine...) avec une dynamique vers l’exportation (qui représente 45 % du PIB) : informatique, automobiles, machines-outils, papier, produits chimiques et pharmaceutiques, acier, alimentation.

La Suède fait partie de l’Union européenne mais elle n’est pas dans la zone euro. Aucun signe n’indique son désir d’en faire partie.
L’opinion publique suédoise, devenue favorable à cette idée au milieu de la crise de 2008-2009, lors de la dépréciation de la couronne par rapport à l’euro (près de 20 %), est redevenue majoritairement opposée à l’adhésion depuis la crise grecque.

Les migrants et l’économie

En 2016, la croissance économique fait un bon soudain à 4,5 %,. Certains analystes estiment que ce boom serait consécutif à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants (réfugiés) et à l’augmentation des dépenses publiques engagées pour les accueillir.

D’autres doutent de cette explication : sur les 163 000 demandeurs d’asile arrivés en 2015, moins de 30 000 ont obtenu un permis de travail.

73 % des Suédois estiment que la politique d’intégration ne fonctionne pas bien. La poussée de l’extrême droite aux élections de 2018 enfonce le clou. C’est sans doute ce qui a conduit le gouvernement suédois à changer sa politique d’immigration et à limiter drastiquement les arrivées.

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