Carte d'identité Suède

- Superficie : 449 964 km² (le 3e pays d'Europe par la taille).
- Capitale : Stockholm.
- Population : 9,920 millions d'habitants (urbanisée à 85 %).
- Densité : 22 hab./km².
- Monnaie : la couronne suédoise.
- Langue officielle : le suédois.
- Régime : monarchie parlementaire. Carl XVI Gustaf est roi depuis 1973.
- Chef du gouvernement : Stefan Löfven (social-démocrate), depuis 2014.
- Religion : luthérienne à 85 %
- PIB/hab. : 44 421  €.
- Espérance de vie : 80,4 ans pour les hommes et 84,2 ans pour les femmes.
- Taux de chômage : 7,4 %.
- Indice de développement humain : 0,898. 12e sur 187 pays.

- Sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco : le château de Kronborg (2000) ; la cathédrale de Roskilde (1995) ; l’église de Jelling, avec tumulus et pierres runiques (1994) ; et le fjord glacé d’Ilulissat au Groenland (2004), la colonie de l’église morave à Christiansfeld et Dyrehaven, le parc aux cerfs, à Gentofte (2015).

Économie et société

Le « modèle suédois »

Souvent cité en exemple, le « modèle suédois », associant une pression fiscale record et une politique sociale importante, a fait de la Suède l’une des démocraties les plus avancées du monde. Comment ? En développant systématiquement un esprit de négociation, de recherche permanente de l’équilibre et de la mesure dans toutes décisions, lesquelles sont ensuite régulièrement remises en cause (n’oublions pas que ce sont les Suédois qui ont inventé la fonction d’ombudsman, qui examine les abus de pouvoir reprochés à l’administration).

Sur le plan économique, la Suède a connu une période de développement intense après 1945 et a traversé (2007-2010) une crise économique de manière plutôt sereine grâce à la paix sociale qui y règne. Laquelle provient en réalité de l’accord de Saltsjöbaden (une ville de la banlieue de Stockholm), passé en 1938 entre le syndicat le plus puissant, LO, et la confédération patronale, SAF, qui oblige les partenaires à renégocier à date convenue les conventions collectives sans recourir à la grève. Malgré quelques entorses à ce principe, un réel désir d’aboutir pour le bien de tous a toujours mû les différentes parties en présence.

Un État-providence revisité

Dans la pratique, ce système d’État-providence, mis progressivement en place depuis les années 1930 par les sociaux-démocrates (parti au pouvoir, à quelques exceptions près, jusqu’en 2006), vise avant tout à assurer à chaque citoyen un confort matériel et un niveau de sécurité décents.

L’objectif est de gommer au maximum les inégalités sociales ou physiques, protégeant les catégories les plus défavorisées et les plus faibles (personnes âgées, handicapées, enfants, etc.), et a un prix. Le Suédois est ainsi l’un des contribuables les plus imposés au monde : jusqu’à 57 % de ses revenus ! Cette société lui offre, certes, un grand confort de vie général, mais il le paie, et pas uniquement au travers des impôts.

Il est également intéressant de constater que si le modèle social porte le mot « solidarité » à sa plus haute expression, c’est l’individualisme qui régit les comportements particuliers.

Une économie en bonne santé

Sur le plan strictement économique, la Suède connaît des résultats brillants, à peine fragilisés par la crise financière et économique mondiale. C’est un des pays européens qui a le mieux traversé la crise de 2007-2008. La Suède est aussi l’un des rares pays de l’UE qui tient ses engagements en matière de finances publiques. Sa dette publique est limitée, à 43 % de son PIB en 2015, résultat d’une grande rigueur de la gestion publique depuis les années 1990.

Finances publiques assainies, inflation maîtrisée, balance commerciale positive excédentaire... qui dit mieux ? La Suède opère désormais une transition vers une économie axée sur l’innovation et le savoir.

L’État développe son soutien aux investissements, en s’appuyant sur les secteurs porteurs (biotechnologies, agroalimentaire) ainsi que sur les marchés en croissance rapide (Russie, Inde, Brésil, Chine...) avec une dynamique vers l’exportation (qui représente 50 % du PIB) : papier, matériel électrique et informatique, automobiles, machines-outils, produits chimiques et pharmaceutiques, acier, alimentation.

La Suède fait partie de l’Union européenne mais elle n’est pas dans la zone euro. Aucun signe n’indique son désir d’en faire partie.
L’opinion publique suédoise, devenue favorable à cette idée au milieu de la crise de 2008-2009, lors de la dépréciation de la couronne par rapport à l’euro (près de 20 %), est redevenue majoritairement opposée à l’adhésion depuis la crise grecque.
Par rapport à l’euro, la couronne reste aujourd’hui une monnaie forte, ce que vous pourrez vérifier avec le taux de change sur place.

Les migrants et l’économie

En 2015, la croissance économique oscille entre 3 et 4 %, et un peu plus de 4 % en 2016. Certains analystes estiment que ce boom soudain serait consécutif à l’arrivée de dizaines de milliers de réfugiés et à l’augmentation des dépenses publiques engagées pour les accueillir.

D’autres doutent de cette explication : sur les 163 000 demandeurs d’asile arrivés en 2015, moins de 27 000 ont obtenu un permis de travail.

Par ailleurs, le gouvernement suédois a décidé en 2016 de changer sa politique d’immigration et de limiter sévèrement les arrivées.

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