Carte d'identité Singapour

- Superficie : 719,2 km² (585 km² pour Pulau Ujong, la plus grande des 64 îles).
- Capitale : Singapour.
- Régime : république parlementaire autoritaire.
- Chef de l'État : madame Halimah Yacob, depuis 2017.
- Chef du gouvernement : Lee Hsien Loong (depuis août 2004).
- Population : 5,6 millions d'habitants ; à 100 % urbanisée.
- Densité : 8 200 hab./km², la plus élevée du monde après Monaco.
- Monnaie : dollar Singapour.
- Indice de développement humain : 5e rang (0,925).
- Espérance de vie : 83 ans.
- Langues : anglais, mandarin, malais, tamoul

Droits de l'homme

De paradis, Singapour n’en a que le statut fiscal, car pour le reste, le régime autoritaire élaboré patiemment par Lee Kuan Yew, au pouvoir de 1959 à 1990, a tout d’un roman orwellien. Un système devenu même un modèle pour bon nombre de dirigeants asiatiques ou du Golfe, qui aimeraient accéder à un tel degré de sophistication dans le contrôle des citoyens et la répression des rares contestataires.

Les libertés d’expression, de réunion et d’association sont très encadrées (médias contrôlés, censure, permis d’autorisation d’association et de manifestation). Les médias peuvent être à tout moment interdits. La diffamation est régulièrement utilisée pour infliger des amendes lourdes aux organes de presse ou aux blogueurs trop critiques. Les militants pour la cause homosexuelle sont particulièrement dans le viseur des autorités (rappelons que l’homosexualité est toujours officiellement interdite à Singapour).

Sous le gouvernement de Goh Chok Tong puis celui de Lee Hsien Loong (qui dure depuis 2004), la censure s’est (oh, à peine) assouplie. Les groupes de rock sont briefés avant chaque concert, leurs chansons sélectionnées et les films sont tronçonnés à la projection. Les œuvres à caractère pornographique sont interdites alors que, par ailleurs, la prostitution est légale.

Ainsi, côté mœurs, si vous allez au cinéma, vous verrez peut-être la mention « R(A) » sur les affiches. Il s’agit d’un film qui comporte quelques scènes légères (d’où le R pour restricted ; le film est interdit aux moins de 21 ans), mais qui mérite, vu sa valeur artistique (le A), d’être diffusé.

Lee Hsien Loong, le fils de Lee Kuan Yew et actuel Premier ministre de la cité-État, se garde bien d’ailleurs de revenir sur ces instruments liberticides. La société singapourienne, dominée par le Parti d’action populaire, ultra-majoritaire, semble sclérosée, sous surveillance constante d’un Big Brother informatique et policier impossible à remettre en cause.
Un amendement à la loi relative à l’ordre public renforce encore depuis 2018 le pouvoir des autorités en matière de restriction ou d’interdiction des manifestations.
Désormais, les organisateurs d’un événement public doivent prévenir près d’un mois à l’avance, et donner une estimation de l’affluence, sans pour autant que l’autorisation ne leur soit accordée.

Dans un rapport très sévère publié en décembre 2017, Human Rights Watch précise que « les personnes qui se montrent critiques à l’égard du gouvernement ou de la justice, ou qui parlent de manière critique de la religion ou des questions de race, se trouvent souvent confrontées à des enquêtes criminelles ou des poursuites civiles, s’accompagnant souvent de demandes de dommages-intérêts exorbitants ».
La création artistique est également soumise à la censure et des œuvres peuvent être interdites lorsque le gouvernement les juge « obscènes » ou « répréhensibles », tout en conservant une définition très floue de ces termes.

Seul îlot de « liberté », le Speakers’ Corner, ouvert en 2000 dans le Hong Lim Park, sur le modèle londonien. Les citoyens peuvent s’y rassembler, manifester et s’exprimer « librement » à condition de n’être ni insultants ni offensants à l’égard du pouvoir, et après s’être dûment enregistrés sur un site d’État. Et tout cela, bien entendu, sous surveillance-caméra permanente.

La loi sur la sécurité intérieure est également à l’origine de dérives (détention sans limite de durée ni inculpation officielle, etc.). La peine de mort est toujours de mise à Singapour, une sanction quasi systématique en cas de meurtre ou de trafic de drogue.
Amnesty International dénonce en outre l’usage de la bastonnade, régulièrement administrée dans les cas de violation de la loi sur les migrations.
Les travailleurs étrangers, souvent d’origine indienne ou chinoise, sont soumis à toutes sortes de discriminations et travaillent dans des conditions éprouvantes. Néanmoins, un progrès social inhabituel à Singapour a permis à quelque 200 000 domestiques, essentiellement des femmes d’origine étrangère, de bénéficier d’un jour de congé par semaine.

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