Traditions et coutumes Russie

Croyances et superstitions

Les grands saints de la foi orthodoxe eux-mêmes ont été associés à d’anciennes divinités païennes, à travers des croyances païennes particulières.

Comme partout, beaucoup de traditions et d'usages en Russie sont liés à la table. Il est vrai aussi que ceux-ci se perdent, surtout ces dernières années. Mais de nombreuses personnes préféreront que vous posiez couteau et sel sur la table plutôt que de vous les prendre des mains. Il ne faut pas faire interférer des symboles (le Malin craint le sel) avec un geste trivial comme celui de se passer quelque chose de main à main.

Les usages les plus vivaces sont ceux liés à l'alcool. Si le sexe faible est représenté à table, il serait très mal perçu qu'au moins un toast, généralement le 2e, ne soit pas porté en son honneur. La boisson la plus adaptée aux grandes circonstances est la vodka, que l’on ne « sirote » pas (en tout cas pas en Russie !), mais que l’on boit « do dna » (« jusqu’au fond », cul sec !).

Fêtes et traditions

Aujourd’hui, on fête Noël (le 25 décembre) dans les grandes villes, le Noël orthodoxe (le 7 janvier) gardant un caractère éminemment religieux.
Mais, depuis l’ère soviétique pas trop portée sur la religion, la fête la plus célébrée est le Nouvel An, que l’on savoure entre amis plusieurs jours d’affilée.
Le soir du 31 décembre, on « accompagne » d’abord l’année passée. Les 12 coups de minuit frappés par l’horloge de la tour Spasskaya du Kremlin sont retransmis par la 1re chaîne. Il est temps alors d’« accueillir » la nouvelle année. Les Russes, qui aiment faire la fête, remettent le couvert 13 jours plus tard à l’occasion du vieux Nouvel An. D’ailleurs, le gouvernement a décrété une dizaine de jours de congé obligatoires chaque année à cette période, histoire d’englober les 2 Nouvel An.

Dans certaines campagnes, au début de l'été, la fête d'Ivan Koupala (comparable à la Saint-Jean) donne encore lieu à la perpétuation de traditions antérieures à l'arrivée du christianisme. Ivan Koupala célèbre à la fois saint Jean-Baptiste (Ivan), et Koupala, dieu de la Fertilité se baignant dans l’eau pour renaître. La fête se déroule durant la nuit du solstice au bord d’une rivière. Elle s’accompagne de rites complexes liés au feu et à l’eau, au cours desquels les jeunes femmes descendent dans la rivière et sont aspergées d’eau.

Contes et légendes

Dans les croyances russes, les forces de la destruction et celles de la création s'équilibrent et même s'accordent. Il en va de même dans les contes.

Les contes russes, avec leur mélange de cruauté et d'humour, de sagesse et de folie, complètent des croyances puisées dans les millénaires d'une histoire souvent mal connue. Ensemble, ils forment un imaginaire, une source inépuisable de création artistique et intellectuelle, dans les ballets Le Sacre du printemps et L’Oiseau de feu de Stravinsky, ou les contes d’inspiration populaire de Pouchkine, tel Le Cavalier de bronze, aux Veillées à la ferme Dikanka, empreinte de surnaturel, de Nicolas Gogol.

Icônes

La conception d'une icône obéit à des règles strictes : chaque couleur possède une signification précise. Les corps sont allongés, disproportionnés par rapport à la taille de la tête. Le fond est souvent doré, parfois même « habillé », recouvert d’une plaque d’argent et rehaussé de pierres précieuses.
La Vierge, sujet favori des peintres d’icônes, est représentée dans l’une de ces 3 attitudes : les mains levées en signe de prière (Vierge du signe), désignant l’Enfant qu’elle porte sur le bras gauche (Vierge conductrice) ou joue contre joue avec l’Enfant, posé sur son bras droit (Vierge de la tendresse).

On prête aux icônes une puissance bienfaitrice, variable selon le saint auquel elles se vouent. Influence qui peut s'exercer dans un domaine précis comme la guérison, la chance, etc. Les croyants prient devant l’icône appropriée à chaque situation, déposent un cierge et embrassent la vitre qui la protège.
Bon à savoir : dans une église, l’icône la plus vénérée est toujours la 1e à droite de l’iconostase (la paroi qui sépare l’assemblée des fidèles du sanctuaire où se déroule l’eucharistie)

Religions

Les chants orthodoxes russes, les ors des églises et des icônes sont sans doute la 1re chose qu’on se représente en évoquant la religion en Russie.

Tout comme la Russie est multinationale, elle est plurireligieuse. Une étude sociologique publiée en 2012 permet d’y voir un peu plus clair : 25,1 % de la population interrogée se déclare « non religieuse » mais déclare « avoir des valeurs spirituelles » ; 12,9 % se revendiquent comme athées et 5,5 % ne se sont pas prononcés. Il reste donc 56,5 % de la population à avoir déclaré une religion.

Les chrétiens orthodoxes sont les plus nombreux (41 %) et l’importance de leur Église est encore accrue par son rôle historique et identitaire.

L’islam vient en 2e position (environ 7 %, sans doute bien plus aujourd'hui).

Les « autres chrétiens » viennent ensuite : se retrouvent dans cette catégorie, pêle-mêle, les orthodoxes ukrainiens, géorgiens, les Arméniens, les vieux-croyants (voir plus loin), les catholiques et les protestants. 1,1 % de la population se déclare adepte des religions chamaniste et néopaïenne.

D’autres courants chrétiens existent, bien sûr : les catholiques, peu nombreux. Ils possèdent souvent un clergé polonais ou lituanien. Il existe aussi une tendance orientale qu’on appelle uniate (des catholiques chez qui les prêtres ont le droit d’être mariés), beaucoup plus présents en Ukraine et en Biélorussie, mais qui sont l’un des sujets de tension entre catholiques et orthodoxes. Héritage des invasions répétées, ils professent la doctrine catholique tout en appliquant la liturgie orthodoxe.

Le bouddhisme russe, ou plutôt russien, qui concerne 0,4 % de la population, est pratiqué surtout dans la République sibérienne de Bouriatie, à l’est du lac Baïkal, à Touva (sud de la Sibérie) et en Kalmoukie (sud de la Russie, sur la Caspienne), le territoire bouddhiste le plus à l’ouest du monde. Tous observent les rites du bouddhisme tibétain.

Le judaïsme

Le judaïsme, même si la Russie abrite la 4e communauté juive du monde après Israël, les États-Unis et la France, ne correspmond plus qu'à 0,1 % de la population russe se déclarant croyante.
L’Empire russe abritait au XIXe siècle la moitié de la population juive du monde. Un judaïsme à grande majorité ashkénaze de langue yiddish (dérivée de l’allemand). Mais d’autres familles, clans ou rites orientaux existent, notamment des karaïtes (en Crimée), courant non rabbinique et prosélyte, issu d’un schisme du VIIIe siècle.

Dans les années 1970, sous pression américaine et indirectement israélienne, le pouvoir brejnévien autorisa les juifs à obtenir des visas de sortie d’URSS. Depuis 2002, le mouvement d’émigration, surtout vers Israël, s'est tassé.

Les vieux-croyants du protopope

Chez les Chrétiens orthodoxes, un schisme s’est produit au XVIIe siècle, qui a donné naissance à une Église de « vieux-croyants », ceux qui ont refusé la réforme du patriarche Nikon avec à leur tête l'archiprêtre Avvakoum. Il y a quelques églises à Moscou, mais c’est surtout dans la paysannerie que ce courant populaire a survécu, et ce malgré une répression inouïe sous le tsarisme, du moins jusqu'en 1905, et sous les Soviétiques.

Savoir-vivre et coutumes

Le moins que l’on puisse dire est que les rapports humains dans l'espace public n'ont pas l'apparence d'un tempérament chaleureux. Ils se transforment pourtant du tout au tout dans l'espace privé, où les masques tombent plus aisément. L'âme slave, faite pour s’épanouir dans des conditions de vie parfois rudes, ne s'embrasse pas de politesses inutiles. Les « bonjour », « s’il vous plaît » et autres « merci » seront néanmoins reçus avec reconnaissance par ceux à qui vous les adresserez.
Cependant, dans leurs rapports entre eux, les Russes sont plus instantanés. Pas besoin de longs préliminaires pour voir une vendeuse mal embouchée invectiver un acheteur indécis ; mais une autre sera tout aussi rapide à échanger avec lui trucs et conseils.

Votre interlocuteur vous pardonnera de lui tendre la main à travers un pas de porte mais, le plus souvent, il vous amènera à l'intérieur, le seuil étant considéré comme une frontière protégeant la maison des forces maléfiques du monde extérieur, ou il vous rejoindra à l’extérieur. S’il s’agit d’une femme, sachez qu’en Russie s’embrasser n’est pas très habituel entre personnes qui se connaissent peu.

Le sourire

Aux yeux des occidentaux, les Russes sont d’un abord austère, peu chaleureux. C’est juste que le sourire n’a pas la même signification : en Russie, sourire en montrant ses dents en public est vulgaire. Un sourire trop présent lors d’une conversation relève d’une posture de façade, d’un manque de franchise. On sourit à ceux que l’on connaît. Surement pas à un(e) inconnu(e) ! Sourire dans le cadre du travail trahit un manque de sérieux : inutile d’en attendre de la part d’un serveur ou d’une guichetière. Sourire à quelqu’un inconsidérément peut même lui donner l’impression qu’il a dit une ânerie ou qu’il a sa braguette ouverte.

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