Culture et traditions Midi-Pyrénées

Langues régionales

L'Occitanie, sœur de la Catalogne, n'a épousé la France que par force. Chaînon manquant entre l'Espagne et l'Italie, c'est une de ces nations de soleil ombrageuses et volubiles, où l'on produit des vins lourds, des platanes, des saucisses et des peintres.
Sa langue est un trésor : 160 000 mots, contre 30 000 au français. Mise en littérature par les troubadours, elle régna sur les cours d'Europe, et aujourd'hui encore, près de 10 millions d'Occitans la comprennent.

Preuve de sa vitalité, la langue occitane a deux rameaux.

- Le languedocien, le plus pur, est parlé de Nîmes à Toulouse, où l'Institut d'études occitanes a réussi à imposer l'ex-« patois » comme épreuve facultative au baccalauréat. On parle ici gafets (gamins), peillarots (chiffonniers), castagnes et tartaragnes (vieilles filles).

- Le gascon, lui, s'est enrichi des dialectes basques des vallées pyrénéennes. Plus haché, martial, à l'unisson des fanfares du haut pays, les bandas, et des bruits de rapière.

Le rugby

De Pau à Béziers, la Gascogne et le Languedoc sont les deux mamelles du rugby français. Et le tronc qui les réunit, c'est le Midi toulousain.
Au fait, que font ici les Anglais ? Trois cents ans d'occupation de l'Aquitaine leur ont fait aimer la région. Les bourgeois de Bordeaux ont adopté leur savoir-vivre. Gascons et Languedociens, eux, ont reconnu dans le rugby leur tempérament : turbulent, grande gueule mais gentleman, et soudé autour du village par 2 millénaires de culture citadine. Aujourd'hui, le moindre bourg a son équipe, ses supporters, ses banquets.
Mais à côté du rugby rugueux des montagnes ariégeoises, le Stade toulousain a imposé une légende (19 fois champion de Fance) et un style bien à lui.

Habitat

Le Midi toulousain-Pyrénées-Gascogne est une terre de contrastes. Plus la région est vaste, plus les sols sont variés, plus les matériaux sont nombreux et plus différentes sont les habitations. Silhouette d’un pigeonnier, ombre d’un porche, trésors cachés : qui sait ce que le promeneur avisé peut dénicher ? Quelques indices toutefois pour le guider.

Sauvetés et castelnaux

Aux XIe et XIIe siècle, les abbayes créèrent des centres de peuplement et de défrichement appelés « sauvetés » et protégés des guerres par la paix de Dieu (interdiction de se battre le dimanche et les jours fériés).
Quelques années plus tard débute la guerre de Cent Ans. Les Français tiennent Toulouse, les Anglais, Bordeaux. La Gascogne au milieu. On érige alors de nombreux châteaux, pour répondre à l’urgence des situations. Comme il fallait aussi protéger les paysans, les castelnaux sont créés, villages fortifiés, généralement situés sur la crête d’une colline et dominés par le château seigneurial.

Les bastides

Puis on passa au stade supérieur avec les bastides. La forte croissance démographique et les désordres politiques qui caractérisent le début du XIIIe siècle dans le Sud-Ouest, mais aussi la nécessité de mettre de l’ordre dans la vie économique, conduisent les autorités seigneuriales et politiques à faire preuve d’ingéniosité.
On crée des villes nouvelles, des « bastides », qui respectent des règles d’organisation bien particulières : un quadrillage rectangulaire séparé par un réseau de voies strictement orthogonal, commandé par une belle place à arcades appelée « couverts ». Pour séduire la population, on offre de nombreux avantages : terres, logements, parfois exemption de taxes et d’impôts. On donne des noms prestigieux à ces bastides : Cologne, Pavie, Florence, comme on dirait aujourd’hui Beausoleil ou Mimosa-Plage.
Dans tout le Sud-Ouest, elles sont quelque 500 à avoir été édifiées aux XIIIe et XIVe s. Ces bastides sont le témoignage vivant d’un phénomène unique d’urbanisation médiévale.

Au confluent des styles

Après cette flânerie urbaine, le promeneur appréciera l'air de la campagne où se cachent d'autres trésors. D'abord, les « classiques » de l'architecture tarnaise qu'une balade dans les coteaux devrait vous permettre de découvrir, là où les fermes, installées au creux d'un versant, au sommet d'un vallonnement, se dispersent. Au bout d'un long chemin de terre, le promeneur devra chercher un logis de plain-pied, couvert d'un grand toit à trois ou quatre pentes, faiblement incliné, descendant parfois très bas.
Il pourra également traquer l'originalité, cette façade principale où les murs pignons sont couverts par un long porche appelé « emban » ou « bolet », qui commande l'entrée du logis. Les murs sont d'abord en terre, pisé et brique crue associés au pan de bois, puis la brique cuite remplace ces matériaux. Une grande partie de ces bâtiments a une fonction agricole.

Dans les vallées, l'architecture rurale ne diffère guère de celle des pays de molasses où domine la brique, bien devant le galet extrait des rivières ou le pisé. Dans cette partie du paysage, il est fréquent de croiser des tours incorporées aux façades.

Merveille de puits trouvé en plein cœur du causse, surprenant fournil implanté en Lomagne (dans le Gers), silhouette imposante d’un pigeonnier en Midi toulousain : la chasse au trésor est lancée.

L'habitat quercynois (Lot)

Les maisons du Quercy sont considérées comme étant parmi les plus belles de France. Les blocs de calcaire blanc pennent au soleil des tons dorés, décrochements, angles multiples n'offrant prise à aucune monotonie. Les plus anciennes fermes sont même ornées de fenêtres à meneaux, linteaux ouvragés, portes à accolades.

Suivant les endroits, l’architecture rurale présente certains particularismes, mais on retrouve tout de même pas mal de points communs.
L’habitation comprend en général deux niveaux. Au rez-de-chaussée, l’écurie ou l’étable, les chais, la remise. À l’étage, les pièces à vivre. La plus importante est la salle à manger, avec son traditionnel évier de pierre et sa grande cheminée, le cantou, autour de laquelle on se pressait, l’hiver, pour écouter des contes entre deux bols de soupe au pain fumante. L’accès s’effectue par un grand escalier de pierre extérieur protégé par un auvent (appelé bolet en Quercy).
Il n’est pas rare que la bâtisse soit ornée d’un pigeonnier ; ce dernier a l’aspect d’une tourelle et se trouve parfois intégré au porche d’entrée de la ferme. Le toit le plus fréquent, à deux ou quatre grandes pentes, est couvert de petites tuiles brunes patinées ; quelquefois de tuiles « rouge canal » à la méditerranéenne ; plus rarement, de lauzes (plutôt vers l’Aveyron).
Enfin, partout au hasard des causses nichent de nombreux pigeonniers de toutes formes et des cabanes en pierre sèche, anciens refuges de bergers, appelées ici gariottes ou caselles.

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