Transports et déplacements Micronésie

Avion

Prêts pour un long périple ? Étant données la distance et l'immensité du territoire des États Fédérés de Micronésie, on peut s'y rendre au choix par l'Asie ou par l'Amérique du Nord (via Hawaii). Il s’agit en fait de gagner l’une ou l’autre des deux portes d’entrées classiques des États Fédérés de Micronésie : Honolulu (sympathique escale !) ou la grosse île américaine de Guam, elle aussi située en Micronésie, connue depuis que le dictateur nord-coréen Kim Jong-un a menacé de la détruire avec ses bombes atomiques…

Honolulu est desservie par toutes les grandes compagnies américaines à des tarifs commençant aux alentours de 900 € l’aller-retour.
Quant à Guam, elle peut être rejointe en 19h-20h) via Séoul avec Korean Air, qui propose généralement le meilleur tarif (à partir de 850 €). Le low cost coréen T’Way dessert aussi Guam depuis Séoul dès 150 € l’aller-retour.
Autres options : passer par Hong Kong (le vol HKG-GUM d’United est à environ 290 € l’aller-retour), par Manille (MNL-GUM dès 190 € l’aller-retour avec Cebu Pacific), par le Japon (avec ANA) ou par Taïwan (avec China Airlines).

Les liaisons micronésiennes inter-îles depuis Guam ou Honolulu sont assurées par une unique compagnie, l’Américaine United, ce qui n’est pas bon du tout pour la concurrence… Leur island hopper relie Honolulu à Guam 4 fois par semaine, en marquant des escales à Majuro (îles Marshall), Kwajalein (idem), Kosrae, Pohnpei et Chuuk. Quant à Ya, elle doit obligatoirement être rejointe depuis Guam (aussi avec United) ; il existait encore récemment des vols United Palau-Yap, mais ils ont été suspendus (renseignez-vous tout de même, des fois qu’ils reviennent…).

United propose un tarif spécial Visit Micronesia, qui permet de faire au choix 2, 3, 4 ou 5 escales dans les îles (Yap et Palau étant aussi inclus). Ce n’est pas bon marché, mais c’est quand même moins cher que les tarifs point à point d’île en île…

Seul hic : les infos ne sont pas disponibles sur Internet, et il n’est pas simple de tout confirmer par téléphone avec United, d’autant que les changements sont fréquents (le programme est parfois suspendu) ! Aux dernières nouvelles, il en coûtait entre 515 et 1 060 US$ pour 2 à 5 escales au départ de Guam et entre 693 et 1355 US$ au départ d’Honolulu.

Autre option : Nauru Airlines, la compagnie de la république de Nauru (la plus petite du monde !), assure un vol hebdomadaire l’aller-retour Pohnpei-Majuro (îles Marshall)-Tarawa (Kiribati)-Nauru-Nandi (Fidji). Une occasion unique de traverser le Pacifique en diagonale, avec correspondance possible vers l’Australie. Le vol vers Pohnpei a lieu le vendredi et le retour le dimanche. Plus on réserve à l’avance, moins c’est cher. Comptez quand même un minimum de 191 US$ l’aller pour Majuro, 268 US$ pour Tarawa, 351 US$ pour Nauru et 608 US$ pour Fidji. Soyez prévenus, Nauru Airlines n’a pas bonne réputation en terme d’annulations… S’il n’y a pas assez de monde, ils restent au sol !

Dernière porte d’entrée possible pour ceux qui se baladent dans le Pacifique : la compagnie nationale papoue Air Niugini assure depuis 2016 deux vols hebdomadaires (mer et sam) entre Port Moresby et Pohnpei/Chuuk (pour 190 à 270 US$ l’aller selon le jour et la période) ; il est question de les prolonger jusqu’au Japon en 2018.

Petite précision qui a son importance : pour une raison difficile à expliquer, une bonne partie des vols, dans la région, a lieu en pleine nuit !

Une fois dans les îles, sachez que quelques atolls extérieurs sont reliés par les tout petits avions des compagnies missionnaires – Ulithi et Fais au départ de Yap, Mokil et Pingelap depuis Pohnpei. Attendez-vous à être pesé sur la balance avant d’embarquer !

Bateau

Il faut du temps, beaucoup de temps, et un sens de l’aventure développé, pour se déplacer en bateau à travers la région. Le gouvernement des États Fédérés de Micronésie assure en principe 3-4 rotations par an entre Pohnpei et Yap, avec escales dans une multitude d’îles en chemin (archipel des Mortlocks, Chuuk, Namonuito, Iles de l’Ouest, îles extérieures de Yap…), à bord du Caroline Voyager  et du Micronesian Navigators. Certaines rotations s’effectuent exclusivement entre Pohnpei et Chuuk.

Plus rarement, le bateau, depuis Pohnpei, dessert l’atoll polynésien de Nukuoro (1 à 2 fois par an), mais aussi Kosrae, via Mokil et Pingelap (eastern run); ce dernier n’a généralement lieu qu’une fois par an.

Les intervalles entre les voyages varient largement, mais il tend à y en avoir davantage entre mai et septembre (lorsque les étudiants regagnent leur île ou leur école).

Chaque État (Kosrae excepté) organise en outre ses propres rotations dans les îles extérieures, encore plus irrégulières et imprévisibles.

Le voyage n’est pas très cher, mais il prend entre 10 jours et 3 semaines et, parfois, le bateau reste à quai bien plus longtemps que prévu… Ce n’est pas une croisière, loin s’en faut, même s’il y a quelques cabines… plutôt une sorte de gros radeau de la Méduse. Les passagers qui voyagent sur le pont doivent venir avec leurs réserves de vivres et boissons (en incluant riz et noix de bétel à offrir) !
Si vous voulez débarquer quelque part, mieux vaut que ce soit en début de ronde : vous pourrez reprendre le bateau à son retour (s’il repasse…), sinon il vous faudra peut-être rester plusieurs mois sur place…

Cherchez les sailing schedules dans la colonne de droite.

Attention, l’accès aux îles extérieures de Yap et de Chuuk est soumis à autorisation après consultation des chefs : on n’y débarque pas sans prévenir, d’autant que les ressources sont toujours très limitées. Les offices de tourisme des archipels peuvent aider à planifier un tel séjour, mais il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance et espérer que le bateau sera bien là en temps et en jour (pour l’heure, faut pas exagérer…).

  • Yap State Government Sea Transportation Office :  tél. : 3502403.

Bus et pick-ups

Les transports publics sont quasi inexistants, en dehors des bus scolaires que l’on peut emprunter s’il y a de la place. Les employés gouvernementaux qui vont travailler en ville les prennent aussi. Logiquement, ils circulent des villages vers la ville le matin et vice versa en fin d’après-midi – ce qui n’est guère adapté aux visiteurs.

Seule autre option : les pick-ups qui font office de taxis collectifs. On saute dans la benne et on prend la précaution de se couvrir de crème pour ne pas cuire au soleil !

Voiture de location

Les distances ne sont pas très grandes et les taxis sont abordables. Louer une voiture ne s’avère donc pas forcément nécessaire, sauf à Pohnpei eu égards à la taille de l’île.

On conduit à droite, mais les véhicules peuvent, selon qu’ils sont d’origine américaine ou japonaise, avoir le volant d’un côté ou de l’autre… En général, les voitures nippones, considérées comme moins pratiques, sont moins chères.

Les routes-pistes sont en assez piètre état, avec pas mal de nids-de -poulespar endroits (notamment sur la route circulaire de Pohnpei). La limite de vitesse est fixée à 40-50 km/h, ce qui est tout à fait justifié par la multitude d’enfants et d’animaux qui peuvent traverser inopinément. Pour cette raison, évitez de conduire de nuit.

Pensez à faire le plein en ville.

Voyage Micronésie

Bons Plans Voyage Micronésie

Services voyage



Actus Micronésie

Agenda Micronésie